<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271</id><updated>2012-01-23T11:55:26.725+01:00</updated><category term='assez d&apos;actes des discours...'/><category term='politique'/><category term='ricochets'/><category term='musicales'/><category term='comme la vie va'/><category term='les petites histoires'/><title type='text'>Le bloghumeur</title><subtitle type='html'>Mes idées du jour d'avant, ou de bien longtemps avant, ou de maintenant, ou de toujours. Mes idées folles.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>255</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7281436835578860382</id><published>2012-01-20T22:21:00.005+01:00</published><updated>2012-01-20T22:28:26.742+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><title type='text'>Ardoise magique</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je vous rejoins, Clopine. Je suis un amoureux des livres. Ils en ont lâchement profité pour envahir ma maison, du sol au plafond comme dit la chanson. Ils ont le bon goût de ne pas être tous de la même hauteur, ce qui me permet de conserver ici et là des interstices où ranger autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des assiettes, des caleçons, des PV de stationnement, des disques vinyles, entre autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces livres à l’odeur entêtante, au froissé délicat, sont dit-on menacés par la naissance d’une petite machine rectangulaire dont on n’a pas su trouver le seul nom qui lui aille, l’ardoise magique. Les penseurs pressés et les gardiens du langage ont décidé de l’appeler liseuse, alors que tout le monde sait qu’une liseuse est une sorte de canapé, liseuse et non tablette, encore un barbarisme à nom de meuble. Une chose est sûre ; cette machine minuscule est modelée dans de la matière savante, polymères pétroliers, silicium organisé, cristaux électrifiés, capteurs aux aguets, et toutes sortes de champs électromagnétiques dûment canalisés, contrôlés, organisés, mais vous en savez plus que moi sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me désespère de ces appareils tout petits qui vont enfermer les pyramides d’Égypte dans trente gramme de polyéthylène haute densité. Je lis toutes les invectives qu’ils déchaînent à travers les journaux vengeurs et les radios cultivées. Je pleure sur la mort du livre qui n'a pourtant jamais été aussi envahissant que ces jours-ci. Des morts aussi envahissants, il y avait longtemps que je n'en avait croisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me dis que je ne vais pas tarder à m'en offrir une, de ces ardoises. Tout Balzac sur la plage, tout Bourdieu, toutes les anciennes critiques de disque de Jazz-Mag et de Jazz-Hot réunies en un clic, tout Clopine, tout Proust, tout moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moines copistes iront se rhabiller et rangeront soigneusement leur plume sergent-major et leur duvet d'oie, les forêts recommenceront de pousser sans craindre les éditeurs de la rentrée, et l'on a encore rien vu ni rien lu de ce gigantesque chantier que ces petits écrans sensibles ont ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et croyez-moi si vous voulez, ou ne me croyez pas, mais le livre lui-même ne s'en portera que mieux. Et avec lui, la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'était l'imprimerie cinquante ans après Gutenberg ? Montaigne avait neuf ans, et l'encre de l’Édit de Villers-Cotterêts à peine sèche. Nous sommes à dix ans de numérique, à tout casser. Vingt si l'on veut prendre les tous premiers balbutiements publics d'internet. C'est bien ce que je dis: on n'a encore rien vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7281436835578860382?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.clopinetrouillefou.fr/article-l-amour-des-livres-97483188.html' title='Ardoise magique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7281436835578860382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7281436835578860382' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7281436835578860382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7281436835578860382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2012/01/ardoise-magique.html' title='Ardoise magique'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-16763135405430390</id><published>2012-01-09T16:31:00.005+01:00</published><updated>2012-01-09T16:42:23.755+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>Inconciliables intouchables</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a un bon vieux syndrome qui rôde: lorsqu'un film rencontre un accueil public enthousiaste, en d'autres termes s'il est un grand succès commercial, il devient suspect, et ce qui n'aurait dû être que réserves et méfiance devient péché mortel, aux yeux du tout un chacun à qui on ne la fait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film manie avec complaisance les stéréotypes, c'est un fait, c'est même un parti pris. Il fallait que ce parti fût pris pour cette histoire, et donc il faut jouer ce jeu là. Le film n'est ni un reportage sur la banlieue, ni un reportage sur la condition du handicap en France. C'est un conte. Et comme tous les contes, il se construit sur une base stéréotypée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourra objecter que c'est une histoire vraie. Rien ne m'agace autant dans la promotion des films (ou des livres) lorsqu'on m'annonce à grandes trompettes que c'est une histoire vraie, comme si d'être vraie rendait l'histoire plus intéressante, plus émouvante, plus crédible même qu'inventée de toute pièce. Jean Valjean n'a pas existé, ni Salammbô, ni Rastignac. N'en sont-ils pas moins présents et vivants en nous depuis que nous les avons lus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exit l'histoire vraie. Reste le conte. Reste la représentation d'une confrontation de deux mondes inconciliables, les fameux stéréotypes. Confrontation qui ne comporte aucun compromis de part et d'autre, il ne s'agit pas de montrer je ne sais quelle tolérance, quelle compatibilité, quelle compréhension rassurante. Les caricatures bourgeoises et populaires restent intactes jusqu'à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, ces deux mondes vont se connaître, et c'est cela le film. Le reste n'est que décor, des escaliers des HLM à l'hôtel particulier, du grand costaud au paraplégique. Et c'est cela que le grand public que l'on dit ignare a aimé, moi avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était mon piquant du nouvel an. Bonne année à tous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-16763135405430390?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.clopinetrouillefou.fr/article-touchee-par-intouchables-mais-pas-coulee-96272222.html' title='Inconciliables intouchables'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/16763135405430390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=16763135405430390' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/16763135405430390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/16763135405430390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2012/01/inconciliables-intouchables.html' title='Inconciliables intouchables'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1655229273505558462</id><published>2011-10-31T01:44:00.002+01:00</published><updated>2011-10-31T01:48:05.482+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>LA DANSE DES MENHIRS - Histoire de Jean-Marc</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Et ce n’est pas fini.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family:arial;font-size:180%;"  &gt;13.    L’histoire de Jean-Marc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’histoire de Jean-Marc ne fait que commencer. On ne sait pas s’il a fait trembler sa terre, mais les gens dessus ont dansé, ont vibré, ont sauté, ont swingué. Les menhirs, les soirs de pleine lune, se sont dandinés au coin des forêts hantées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fantômes d’outre-océan ont fait la traversée, ils ont bien un peu maugréé, ils n’ont pas facilité la tâche et parfois tendu des pièges. Sinon, à quoi bon être fantôme si l’on ne peut plus compliquer la vie des vivants ? La tectonique des plaques est une science encore incertaine et les plus grands balancements surgissent parfois où on les attend le moins, dans la frêle voix d’une jeune femme, sous la baguette d’une sorcière battante, d’un soufflet argenté argentique argentin, du chapeau de d’Artagnan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel champion international, gêné dans son élan, a refait son retard aidé par l’homme des îles, tel désir d’amour n’a pas assez été entendu, telle joie est restée dans la pression de la cocotte-minute. Ce n’est pas grave, tant d’autres chances sont venues et viendront, d’autres princes, les choses favorites et les ronds de minuit. Il y a tout le temps, la patience, le travail, les voyages, les rencontres, qu’aucun règlement ne saura codifier, qu’aucun programme ne pourrait enseigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vérifiera alors le vieil adage devenu musique, intraduisible sans perdre ce qu’il contient de plus précieux, son indicible secret.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;  font-style: italic;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;« It don’t mean a thing if it ain’t got that swing ». Edward Kennedy Ellington, le Duc.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold; font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terminé le 31 août 2011 à 00h03.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1655229273505558462?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-troisieme-partie.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Histoire de Jean-Marc'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1655229273505558462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1655229273505558462' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1655229273505558462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1655229273505558462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-histoire-de-jean.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Histoire de Jean-Marc'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-435499992067483091</id><published>2011-10-30T23:45:00.001+01:00</published><updated>2011-10-31T01:48:55.118+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>LA DANSE DES MENHIRS - Troisième partie : des hauts et débats.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Troisième partie : des hauts et débats.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center;  font-weight: bold;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;9.    Il y a tant de façons de danser.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a tant de façons de danser de par le monde qu’on ne saurait les connaître toutes. Le swing jaillit de sources parfois impossibles, mais si elles ne l’étaient en serait-ce ? Ainsi la Milonga, ses sœurs des trottoirs de Buenos Aires, son grand frère Tango, au nom à toucher dehors ou à tanguer dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La légende raconte que l’Italie des migrants, la France de Gardel et l’Argentine des portueños se sont alliées pour la naissance de cet enfant bâtard, seuls les bâtards sont beaux. Prenons-la pour véridique : il n’en faudra pas davantage pour aimer les ambassadrices de ce balancement très spécial venu des mers du sud. Une italienne, une française, une argentine, dont l’alliance renouvelle le pacte musical légendaire et donne au Tango son raffinement canaille et à la Milonga son désespoir heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Trémalo une chapelle est construite dans le granite immobile où se joue la musique des bouges latins sous les trente doigts de Contempo ; le bandonéon de Marisa Mercado, le violoncelle d’Isabelle Sajot et la guitare de Roberta Roman y racontent toute l’histoire du nouveau monde instable de Carlos à Astor, et, emportés par la plainte du fleuve d’argent, chavirent la voûte et Gauguin accrochés tout ensemble.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;10.    Le soir tombait.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le soir tombait sur l’amphithéâtre. Chacun guettait la pluie. De trop la sentir danser sur elle avait refermé la terre dans son immobilité. La tâche n’était pas facile pour Marine Seznec, emprisonnée par la terre figée, sa terre-mère. Il aurait fallu empoigner le menhir, il aurait fallu une rasade de potion magique. Comment se balancer d’avant en arrière avec un tel caillou ?&lt;br /&gt;Les fantômes sont fatigués, Billie et Serge, le Moine et le Genius, aucun ne vient à la rescousse, ils ont emporté leurs secrets dans leurs tombe. Mais qui voudrait vivre la vie qu’ils vécurent pour avoir leurs poussières d’étoile sur les doigts, leur voie lactée dans la voix ? Il en faut, de la patience, de l’énergie, de la chance, une vie entière parfois, pour les réveiller. C’est déjà beaucoup, ce choix radical de se jeter à leur poursuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un grand voyage initiatique commence. Marine a trouvé l’océan qu’il lui fallait ; elle a abandonné les fantômes des champs de coton et des chants des boggies, elle a largué les bouches du Mississippi pour les rives déjà croisées à Trémalo du fleuve argenté où les langues chuintent et rocaillent, où les démarches se déhanchent, de gauche à droite, del Norte al Sur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là le rubato vient tout seul, aucun fantôme à réveiller, la fille d’Ipanema a fait rouler le menhir, Alfonsina l’a fait pleurer. Finalement il n’a pas plu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;11.    L’Angleterre, décidément.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’Angleterre décidément n’est pas le pays du swing. Beatles et Cullum ensemble ou séparément n’ont jamais réussi à faire bouger le moindre menhir. Stonehenge est encore debout, la preuve. C’est une autre mer, une autre paire de Manche qu’il faut, ni Channel ni Albion mais un Océan entier. La bande des potes avait la joie dansante prometteuse, il leur manquait une eau d’une autre trempe, une eau majuscule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gentleman à New-York peut swinguer, de retour sur le granite ses pieds sont lourds, justes et précis, nickel chrome, rien à redire, ils se posent pile sur le temps et l’aplatissent. La joie bout inutilement dans la marmite, rien ne tangue. Alors comme la veille ce sont les océans du sud qui ont débloqué la soupape, le déhanchement latin a réveillé l’écorce terrestre, la croûte a pris ses aises, le monde a oscillé droite gauche et gauche droite sur les airs de Vinicius de Moraes et de João Gilberto. Agua de Beber. Garota de Ipanema. Desafinado. Brasil. Brasil. Brasil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sauce latine n’a jamais pu ébranler l’Angleterre nous dit l’histoire. Peu nous importe, nous avons notre pain de sucre, et que la joie demeure.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;12.    Les voyageurs sans terre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les voyageurs sans terre dansent aussi quelquefois, ceux-là dont le seul horizon est de n’en point avoir. Pas besoin de continent pour dériver, c’est peu de dire qu’ils bougent et quand ils voudraient s’arrêter on les chasse. Ils sont les manouches. Pour jouer leur musique il faut être l’un d’eux. Le dernier trio du dernier concert sous la dernière halle du dernier bourg était manouche et peu importe qu’il y ait de la généalogie dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du cœur, du talent, certainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guitare mélodique, la guitare accompagnante, la guitare rythmique sont bien alignées, le père, la fille, l’ami, prêts à remplir leur rôle immuable et virtuose. Les manouches inquiètent mais leur musique rassure tant les codes ont été répétés sur radio-robinet. Trop immuable ? Trop virtuose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux Cyril et les deux Duclos ne l’entendent pas de cette oreille, ni leurs six mains. Montés sur le solide piédestal offert par Django, plus solide que tous les menhirs du coin, ils inventent un nouveau ciel, de nouveaux nuages, où la voix de Leila prend son envol, déploie de mystérieux poèmes, et revenant sur sa parole les hache en un scat implacable de rythme et de justesse. Qui a entendu les plus grandes trébucher sait combien cet art est périlleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leila Duclos ne trébuche pas. Sa voix parcourt les gammes, tantôt colibri et tantôt condor, et se pose soudain où l’accord est parfait. Il y eut Ella, il y a Leila. Voilà.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-histoire-de-jean.html"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-435499992067483091?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-deuxieme-partie-la.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Troisième partie : des hauts et débats.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/435499992067483091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=435499992067483091' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/435499992067483091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/435499992067483091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-troisieme-partie.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Troisième partie : des hauts et débats.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-9014438375967682039</id><published>2011-10-29T18:09:00.003+02:00</published><updated>2011-10-31T01:41:32.914+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>LA DANSE DES MENHIRS - Deuxième partie : la terre tremble sous le verre.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Deuxième partie : la terre tremble sous le verre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;5.    Cela a commencé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cela a commencé avec les arpenteurs, comme il se doit. Comment reconnaître sa terre si on ne commence pas avec eux ? Ils sont partout, les arpenteurs, sitôt qu’on en cherche on en trouve, et les trois qui vinrent furent vite renforcés d’un quatrième, un pour tous, tous pour un. L’Athos du souffle, Denis Colin, penseur, sage, méthodique ; Le Porthos de Rhodes, Benjamin Moussay, mur impavide à renvoyer les balles et les notes, relanceur inlassable ; l’Aramis de la baguette plutôt que de la rapière, Eric Echampard, fine lame à tambours, dentelles en cymbales, et derrière le raffinement polyrythmique, caisse féroce à qui l’oublie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième des trois, inévitable d’Artagnan, insoumission de guitare et enveloppement électrique, écoute et complétude, et l’immensité des terres encore devant lui, à explorer, à arpenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bande des quatre a fait trembler le granite, elle a soulevé la salle comme on ne l’avait jamais vu de mémoire de verrière, et la terre de Rospico a commencé à vivre. Un milliard d’années qu’elle attendait ce moment.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;6.    On ne plonge jamais.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On ne plonge jamais dans un chaudron bouillant sans quelque préparation. Un échauffement diront les gymnastes, un stage les directeurs, une entrée les gastronomes. Jean-Marc avait tout prévu, produits du terroir avec assaisonnements : pour trembler, cette terre devait arroser ses meilleurs fruits des sauces les plus mouvantes, huîtres et crêpes circonflexes avec tréma caraïbe, piment du bayou, paprika de Hongrie, anchois de Sète. En alternance, Saxodéon et Alphonso Jazz furent les épices dansantes des vieilles recettes gauloises, Dixie et casquettes pour ceux-ci, diatonique et ténor pour ceux-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en fallait, de la terre collée aux chaussures venue de l’autre côté de l’Océan tout proche, de l’autre côté de la grande mare, venu des contrées qui dansent, pour accomplir ces prodiges, pour faire bouger le granite, soulever le menhir. On entendit chanter tonton Georges et rugir le tigre à coulisse, tous les soirs, en tout lieu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;7.    C’est un métier d’homme.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est un métier d’homme, à ce qu’on dit. Qu’il faut du mollet et du biceps, de la métronomie et de la pulsion, bave aux lèvres et poil aux pattes ; la batterie est affaire d’homme, un point c’est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Timide mais pas trop, Anne Paceo d’un revers de mailloche a balayé les lieux communs des esprits courts. Attentive aux terres qui dansent, Brésil et Catalogne, promenades anharmoniques de Leonardo Montana au piano, errances de Joan Eche-Puig à la contrebasse ambulante, elle est patronne d’un univers bien à elle, où fermant les yeux on entend passer Max le matheux, Roy le précis, Elvin le sauvage, et dans un claquement de charleston Arthur le noiraud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sur toute l’histoire de la batterie qu’Anne se hisse pour inventer l’inouï. Max Roach, Roy Haynes, Elvin Jones, Art Blackey peuvent rentrer chez eux, leurs baguettes sont en de bonnes mains, nul besoin de biceps ni de mollet mais quand même un peu, juste être musicienne et savante, sensible et forte, battante et batteuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle méritait son quart d’heure de silence et de cigarette hors la verrière quand la fête fut finie, seule.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;8.    Un creux du rocher.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un creux du rocher fut son berceau ; il dut s’éloigner pour trouver un sens au mot swing. Sinon, à quoi bon la trompette ? Pour danser ce qu’il avait dans la tête, il parcourut le monde, il souffla le chaud et le froid, il rencontra les grands. Le granite natal devint arène et l’arène sable mouvant, il devint célèbre à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eric le Lann, l’enfant du pays, est de retour à la maison ce soir là. Il connaît la musique, il sait que ce ne sera pas facile, tous ces regards aimants, toutes ces poches pleines de pierres qu’on lui accroche, la danse des retrouvailles se raidit et se fige. Il a demandé à un vieux complice de l’aider, en direct des Antilles, d’ouvrir la boîte aux vents et aux tempêtes, Alain Jean-Marie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’a l’air de rien, Alain le révérend. Tout juste s’il ose regarder la salle, il se cache derrière son camarade : il n’est là que pour toucher une touche noire ou une touche blanche du grand Steinway, il mérite à peine un si glorieux privilège. Au fond, il sait très bien qu’il a sous les doigts toutes les éruptions de sa terre à lui. Il en a sous les semelles, dans les poches, dans la tête, il est tombé dedans petit, bien malin qui résiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le granite d’Aven-Belon n’a pas résisté longtemps à la chaudière de Basse-Terre, même celui qui emprisonnait la trompette, ce soir là encore il a dansé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-troisieme-partie.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-9014438375967682039?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-premiere-partie-la.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Deuxième partie : la terre tremble sous le verre.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/9014438375967682039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=9014438375967682039' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9014438375967682039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9014438375967682039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-deuxieme-partie-la.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Deuxième partie : la terre tremble sous le verre.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5286033281051556298</id><published>2011-10-23T23:54:00.005+02:00</published><updated>2011-10-29T18:26:32.008+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>LA DANSE DES MENHIRS - Première partie : la crêpe jaseuse.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Première partie : la crêpe jaseuse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;1.    C’est vraiment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est vraiment le bout de la fin du territoire. Un nulle part ailleurs, qu’il fallait être capable de planter des menhirs à mains nues dans toutes les pelouses préhistoriques des alentours pour venir habiter ici. Peu de temps auparavant, d’énormes glaciers s’étaient empilés sur les vertes collines granitiques et y avaient creusé des sillons pédagogiques, épargnant cet effort à l’océan tout proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les glaciers fondirent, tôt ou tard glace fond ou se brise, et l’eau, coucou cosmique, occupa le nid. Ria, Aven, Fjord, il n’y eut pas assez de mots pour décrire cette géographie-là. Ainsi naissent les pays, de creusements de fonte de bris d’invasion, et d’oubli n’étaient les menhirs et les huîtres. Deux sillons ont suffi pour inventer ce pays du bout de la fin, l’Aven et le Belon, l’un qui nomma l’érosion glaciaire et l’autre le divin mollusque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps hautain se tait le menhir sur sa pelouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center;  font-weight: bold;font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;2.    L’homme a attendu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’homme a attendu longtemps. Inusable est la colline et inusable le menhir qui en provient. Les capitaines rentrent chaque matin de l'oceano nox. L’occasion de pêches miraculeuses pour qui arrive à l’heure à la maison. Il est patient, l’homme. Tous les hommes d’ici sont patients et têtus. Il faut bien l’être dans un pays où rien ne s’use, ni la pierre, ni l’herbe, ni la pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sait-on ce qu’attendait l’homme, le sait-il lui-même ? Que le menhir tombe en poussière, que l’océan se retire, que les huîtres marchent ? Peut-être attendait-il que la terre tremble. Voilà ; il attendait que la terre tremble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut toujours attendre. Elle ne tremble jamais, la terre d’ici. Elle a certes vacillé il y a un milliard d’années quand d’énormes montagnes ont surgi dans les parages. Elle en a été toute retournée. Alors elle s’est juré qu’on ne l’y prendrait plus. Et la forte tête n’a pas cédé depuis. On pourrait presque y construire une centrale nucléaire tellement qu’elle ne bouge pas la terre, mais pas touche ont dit les gens d’ici on a bien assez de la radioactivité du granite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3.    On finit toujours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On finit toujours par s’énerver quand on attend, même très patient et très têtu. L’homme a commencé à s’énerver. Il comprenait que jamais elle ne tremblerait d’elle-même, cette terre figée entre sa pierre et ses coquillages. Il connaissait tous les fils de tous les filets, ceux-ci qu’on jette en mer sans doute mais surtout ceux-là qui relient les hommes entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il a laissé dériver ses pages, ses écrans, ses claviers, et au petit matin quand il a senti que la pêche était bonne il est rentré à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté de l’océan, loin d’ici, il est un pays qui danse. Tout le temps à se balancer, ils ont même inventé un mot pour le dire, le mot swing. Le linguiste dira qu’ils n’ont rien inventé, que le mot existe dans l’anglais langage depuis avant Shakespeare, que c’est un verbe irrégulier swing swang swung. Le linguiste a tort. Ce mot, venu du pays qui danse de San Francisco et sa faille de San Andreas à New-Orleans et ses cyclones, personne en Angleterre n’est parvenu à le traduire en musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oublions l’Angleterre, c’est l’océan qui décide ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;4.    Voilà ce qu’il me faut.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voilà ce qu’il me faut, pensa Jean-Marc. Pour la suite, l’homme se nommera Jean-Marc et même si je ne suis pas tout-à-fait sûr qu’il soit têtu et patient, je suis sûr que c’est un ami. Et il décida d’apporter un peu de terre qui danse dans le pays d’Aven-Belon. On dira ce qu’on voudra, un peu têtu et très patient, quand même. Et il avait su mettre des fleurs jaunes dans son herbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens de l’autre côté de l’océan ne se dérangent pas sans de bons gros arguments. Mais dans les filets encore fragiles, tous les pêcheurs le disent, on ne prend pas de trop gros poissons. Ce n’est pas grave, il en est de plus fins qui sont très swing, il en est de plus légers qui bougent comme là-bas dis ; ils laisseront tomber de leurs semelles de vent un peu de terre qui danse, elle se perdra dans le granite et lui apprendra la tectonique.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Marc aura gagné son pari, le pays inusable aura commencé à trembler. Et l’on mangera la crêpe jaseuse et l’huître bougonne, au son de l’accordéon, de l’hélicon, du balafon, du bandonéon et du tromblon, du saxophon et du piston.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-deuxieme-partie-la.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5286033281051556298?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5286033281051556298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5286033281051556298' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5286033281051556298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5286033281051556298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-danse-des-menhirs-premiere-partie-la.html' title='LA DANSE DES MENHIRS - Première partie : la crêpe jaseuse.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2192196770973765172</id><published>2011-10-06T18:47:00.006+02:00</published><updated>2011-10-06T18:59:26.547+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>La symphonie du nouveau monde - 5. Allegro con Fuoco ; coda.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Rêver, ou cauchemarder. Il comprenait soudain que ces visions étaient ce qu’il avait entrevu au-delà des neuf mois du paradis promis. Les vieux sages avaient bien tenté de les lui cacher et y avaient presque réussi. Un immense mensonge semblait désormais l’attendre dans la pénombre du hall. Mensonge les statues des glorieux ancêtres en marbre ligure, forcément glorieux, mensonge ces tapis de Khorramchahr et de Jong-Qing, mensonge la haie d’honneur et la peinture fraîche sous laquelle paraissaient déjà les traces de sang séché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi il aurait couru pour rien. Il avait montré sa force et sa rapidité pour une parcelle de lucidité. Il avait cru aux mirages, il les avait fait siens, ils étaient devenus ses mirages à lui, non plus ceux qu’on lui avait projetés sur l’horizon du ciel mais ceux qu’il avait entreposés dans son magasin à rêves, à profits. Le mensonge n’était-il pas la seule vérité à laquelle il pouvait prétendre, et le réel ne serait-il pas précisément ce qu’il déciderait qu’il soit, sans être dupe du mensonge dont on l’aura entouré ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout, il y était déjà jusqu’au cou, dans le mensonge, avec ses souvenirs qui se font la malle, là, sur le perron. Il l’a montée, sa dernière marche, encore quelques pas, juste quelques petits pas de danse. Le moyen, pour dévoiler les mensonges, les révéler, les vérifier, les dénoncer, quel est-il si tu meurs avant d’entrer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors vois-tu, vas-tu, vis-tu, ou bien non ?&lt;br /&gt;Ou bien non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hésitait sur le seuil.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold; font-style: italic; font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;FIN.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2192196770973765172?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/4-scherzo.html' title='La symphonie du nouveau monde - 5. Allegro con Fuoco ; coda.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2192196770973765172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2192196770973765172' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2192196770973765172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2192196770973765172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-symphonie-du-nouveau-monde-5-allegro.html' title='La symphonie du nouveau monde - 5. Allegro con Fuoco ; coda.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3643591824711967785</id><published>2011-10-01T22:19:00.006+02:00</published><updated>2011-10-06T19:02:28.417+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>La symphonie du nouveau monde - 4. Scherzo.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;4. Scherzo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dix milliards. Bientôt nous serons dix milliards et autant de bouches à nourrir. Il se souvient qu’on lui avait raconté cette immense cour de récréation avec dix milliards de petits camarades. Ceux qui le poursuivent sont beaucoup moins nombreux, une goutte blanche dans l’océan des vies et ils périssent à vue d’œil ; oui, il sera l’une de ces bouches à nourrir, une bouche de plus, mais ne sera-t-il pas nécessaire à tous par sa seule présence, par le seul fait d’être né, comme tous sont nécessaires à tous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lui avait dit qu'il serait semblable parmi ses semblables et cependant unique ; on ne lui avait pas dit que sa différence pouvait tuer. On lui avait dit que d’être né lui donnerait le droit à la vie ; on ne lui avait pas dit que ce droit devait être conquis sans cesse et qu’il fallait faire ses preuves, chaque seconde qui passait. Un faux pas, et c’est la trappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Efficacité, qu’ils disent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pourra se noyer dans la foule face à l’adversité, il marchera comme un seul homme contre les ennemis qu’on lui aura désignés, pour la plus grande gloire de qui il conviendra. Les grands esprits sauront mieux que lui ce qui est bien pour lui, il lui suffira de suivre et de faire où on lui dira, et s’il est sage il aura un hochet, une croix, une prime, un discours, un mausolée ; et de grands savants, de grands experts, de grands artistes veilleront à son confort, à sa santé, à ses loisirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jours succèderont aux jours et l’éternité pourra ainsi durer plus longtemps que tout ce dont il aurait pu rêver, les quelques secondes de course effrénée vers la porte.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/la-symphonie-du-nouveau-monde-5-allegro.html"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3643591824711967785?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-3-largo.html' title='La symphonie du nouveau monde - 4. Scherzo.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3643591824711967785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3643591824711967785' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3643591824711967785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3643591824711967785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/4-scherzo.html' title='La symphonie du nouveau monde - 4. Scherzo.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7462330285411877425</id><published>2011-09-29T23:25:00.008+02:00</published><updated>2011-10-01T22:26:49.225+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>La symphonie du nouveau monde - 3. Largo.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;div style="text-align: center; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0); font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;3. Largo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Neuf mois, ils lui avaient promis neuf mois de paradis, à lui dont l’existence annoncée était de quelques secondes. Tout juste avait-il surpris un air gêné quand il avait demandé comment se terminaient ces neufs mois mais ce fut si furtif qu’il n’y pensa plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vivre et couvert en permanence, température constante, trente-sept deux le matin, rien à prévoir, rien à penser, rien à organiser, tout à domicile, tes désirs sont des ordres, tu n’auras même pas le temps de désirer. Il ne comprenait pas tout ce qu’on lui racontait mais il souriait aux anges, une aventure délicieuse s’ouvrait à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont venus ils sont tous là, les visages avenants de la famille ; une longue cohorte de lignée, tous ceux qui se sont succédés depuis dix mille ans, trois cents hommes pour la droite ligne des hommes et trois cents femmes pour la droite ligne des femmes ; tous ceux qui viendront ensuite pour les dix mille ans qui s’annoncent. A condition qu’il franchisse le dernier pas, lui et sa suite, pour que les descendants descendent, pour que le fleuve ne tarisse point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils forment une haie d’honneur, les six cents vieux et les six cents virtuels, grains de riz et pétales de roses, X et Y à foison, à l’entrée de l’origine du monde. Mille deux cent spectateurs, de quoi remplir un théâtre prestigieux rien que pour lui. Quel panache mais quel trac !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sentait bien qu’il perdait pied et que bientôt il ne saurait plus quelle contenance prendre ; il lui fallait avancer tant qu’il le pouvait encore, avec la foule concurrente maintenant bien en vue au bout de l’allée cavalière. Etrange et mystérieux malaise. Tout est pourtant si simple d’apparence : l’éternité ou la mort, le paradis ou la disparition, l’être ou le néant, naître ou ne pas naître ! Rien n’y fait, il est là sur sa troisième marche à s’embrumer d’états d’âme.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/10/4-scherzo.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7462330285411877425?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-2-allegro.html' title='La symphonie du nouveau monde - 3. Largo.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7462330285411877425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7462330285411877425' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7462330285411877425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7462330285411877425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-3-largo.html' title='La symphonie du nouveau monde - 3. Largo.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5601421911967455877</id><published>2011-09-11T12:24:00.006+02:00</published><updated>2011-10-01T22:28:20.230+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>La symphonie du nouveau monde - 2. Allegro molto.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;2. Allegro molto.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voici que la rencontre impossible va se produire, toute proche désormais de la probabilité de UN : il monte les marches du seuil vers la porte déjà entrouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à ce moment précis, après toute la succession de hasards et de rencontres qui l’avait conduit ici, qu’il fut saisi d’une peur, d’un regret, d’un doute. Il avait semé la foule de ceux qui convoitaient la place, il avait du temps devant lui, un peu mais pas trop, juste celui de retirer doucement ses chaussures et arranger sa coiffure, cheveu unique mais rebelle, comme les vieux sages le lui avaient recommandé naguère : tu dois respecter les usages et entrer d’un pas ferme et lent, lui dirent les vieux sages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non. Le piétinement de ses poursuivants se rapprochait, aucun n’avait renoncé sauf les morts, et au lieu de soigner son image et de réussir son entrée, il restait figé sur la troisième marche juste avant le palier de la victoire. Paris valait bien une messe disait le vert-galant qu’il ne pouvait encore connaître n’étant point ; une vie vaut bien une marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore essoufflé de la cavalcade, il avait du mal à rassembler ses esprits. Il se souvenait de ce qu’on lui avait dit au départ du rallye, des bribe&lt;/span&gt;&lt;span style="display: block;" id="formatbar_Buttons"&gt;&lt;span class=" down" style="display: block;" id="formatbar_CreateLink" title="Lien" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 8);ButtonMouseDown(this);"&gt;&lt;img src="img/blank.gif" alt="Lien" class="gl_link" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;s de souvenirs qu’il oublierait peu à peu, qu’il oubliait déjà, il se souvenait qu’il allait tout oublier et qu’en entrant il ne saurait plus rien de l’origine, pas même le souvenir qu’il y avait quelque chose dont il aurait pu se souvenir. Il savait encore que tout était merveilleux à l’intérieur, il suffisait d’entrer, presque trop avait-il pensé à la description qu’on lui en avait faite, trop facile et trop merveilleux, oui, de cette méfiance là il se souvenait encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut toujours se méfier des vieux sages et de l’oubli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-3-largo.html"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5601421911967455877?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-11-adagio.html' title='La symphonie du nouveau monde - 2. Allegro molto.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5601421911967455877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5601421911967455877' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5601421911967455877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5601421911967455877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-2-allegro.html' title='La symphonie du nouveau monde - 2. Allegro molto.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3018971984375647220</id><published>2011-09-10T18:53:00.005+02:00</published><updated>2011-09-11T12:33:09.379+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>La symphonie du nouveau monde - 1. Adagio.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-style: italic;  color: rgb(0, 153, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;1.    Adagio.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Il hésitait sur le seuil : allait-il entrer, ou bien tourner les talons et s’en aller très vite ? Il n’avait pas fait tout ce chemin pour renoncer au dernier moment. C’est qu’il venait de loin, le bougre, tu ne peux même pas imaginer. Remonter l’échelle de temps dans les confins où le temps ne sait plus ce qu’il est ne suffit pas : rien ni personne ne peut comprendre comment, parti de si loin, il a pu arriver ici. Les statisticiens les plus érudits ont calculé ; ils sont arrivés à un résultat si faible qu’ils ne savaient pas comment l’inscrire sur leurs tablettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant dire que ce spermatozoïde-ci n’avait aucune chance de rencontrer cet ovule-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’art de la prévision est un mystère, et la prétention à mettre le futur en équation une illusion mortelle. Le calculateur qui déclare impossible la catastrophe infiniment peu probable, et qui tout fier de ta logique la raye de ton avenir, n’entend-il pas dans nos campagnes mugir les féroces raz-de-marée qui avaient si peu de chance de se produire avant dix mille ans et qui l’emportent à cent à l’heure, à cent pour cent. Combien valait ta probabilité de vie il y a dix mille ans ? Si peu qu’un calculateur dans ton genre à cette lointaine époque n’aurait pas donné cher de ta peau, et pourtant dix mille ans plus tard tu étais bien vivant, là, à cent à l’heure à cent pour cent, juste avant que la vague ne t’emporte.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-2-allegro.html"&gt;&lt;span style=" font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3018971984375647220?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3018971984375647220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3018971984375647220' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3018971984375647220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3018971984375647220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/09/la-symphonie-du-nouveau-monde-11-adagio.html' title='La symphonie du nouveau monde - 1. Adagio.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5130267718588229416</id><published>2011-05-18T18:13:00.002+02:00</published><updated>2011-05-18T18:17:01.532+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La présomption d'innocence.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-family:times new roman;" class="mbl notesBlogText clearfix"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A l'instant même où je  prononce les mots de présomption d'innocence, et sans pourtant l'avoir  dit, je prononce ceux de présomption de mensonge. Et quoi de pire,  lorsqu'on subit un outrage, que d'être tu ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une forme de seconde mort, en quelque sorte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Faut-il  pour autant renoncer à la présomption d'innocence, si fragile, si vite  oubliée par chez nous au moindre fait divers touchant un jeune, un  basané, un étranger ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Je ne sais que dire sans multiplier  les points d'interrogation, et grâce au ciel je ne serai pas du jury qui  devra trancher une vie entre deux mensonges insolubles dans la vérité.  Je souhaite qu'une preuve déterminante et définitive tombe dans cette  soupe indigeste, qu'elle soit accablante pour l'un ou pour l'autre, et  pour le moment il n'en est pas, et j'ai bien peur qu'il n'y en ait  jamais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Je voudrais tant ne pas rester dans cet entre-deux  où pour jeter le puissant dans les flammes de l'enfer au nom de beaux  principes, au nom de la défense de la veuve et de l'orphelin, je risque  de procéder à la destruction d'une vie pour ma seule petite satisfaction  personnelle, et lycée de Versailles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Deux choses sont  certaines aujourd'hui, et sur ce point-là je ne serai malheureusement  jamais démenti quelle que soit les vérités :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1. deux vies sont détruites à coup sûr.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;2. celle de la femme plus encore que celle de l'homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Et je dis bien quelles que soient les vérités. Tentez tous les scénarios possibles, et vous verrez.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Comment font-ils tous, ces gens de tous bords, qui semblent avoir une opinion définitive et secrètement satisfaite ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5130267718588229416?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5130267718588229416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5130267718588229416' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5130267718588229416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5130267718588229416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/05/la-presomption-dinnocence.html' title='La présomption d&apos;innocence.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7053133868618706519</id><published>2011-03-16T11:14:00.003+01:00</published><updated>2011-03-16T12:47:19.013+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>Submergé</title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt; 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Sidération et apocalypse. Quoi d'autre ? What else, comme dirait l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;S'asseoir. Poser sa tête derrière le buisson, attendre que revienne le calme. Tenter de respirer régulièrement. Tu as échappé à la terre qui frémit, à la mer qui rugit. Autour de toi un champ de ruines à perte de vue, à perte de vie. Tu es loin, dans ton petit confort douillet et ce ne sont que des images vidéo que tu as vues, pourtant tu es essoufflé, tu es assis où j'ai dit que tu étais assis, dans le champ de ruines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ta maison parisienne est debout, bien là, rassurante, enfin, elle devrait être rassurante, et il fait soleil. D'où vient que tu respires si mal ? Les mots que tu ne trouves pas, que tu ne trouveras jamais, ils n'existent pas, les mots pour le dire. Comment pourrait-on avoir ces mots là sous la main, à portée de clavier ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tu n'iras pas là-bas. Tu n’as ni la force physique, ni la force mentale, ni la bonté, ni la compétence pour apporter quoi que ce soit à ces urgences indicibles. Tu dois rester terré dans ta cave, non pour te protéger, ta cave ne protège de rien et tous les courants d’air la traversent avec leurs miasmes. Mais le bruit y est atténué, et tu pourras mieux écouter le vacarme de ta tête. Peut-être arriveras-tu à entendre dans les pleurs et les grincements de dents, quelques-uns de ces mots que tu cherches.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: times new roman;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans ta cave, tu n’entendras plus l’imbécile bataille des arrogants et des indécents.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7053133868618706519?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7053133868618706519/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7053133868618706519' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7053133868618706519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7053133868618706519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2011/03/submerge.html' title='Submergé'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1334516275490717864</id><published>2010-11-23T22:11:00.004+01:00</published><updated>2010-11-23T22:18:26.460+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><title type='text'>Body and soul</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il faut bien réponde à l’ours de Gaspésie. A son âme dans le grand tout, au caribou qui vit dans le chasseur, au chasseur qui remercie le caribou avant de le sacrifier à la faim de son groupe, au voyage mystérieux entre les corps, à la renaissance et au cycle de la vie. &lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: times new roman;" href="http://pohenegamouk.free.fr/index.php?post/2010/11/23/Inuksuk-%28premi%C3%A8re-partie%29"&gt;C’est ici, si tu veux savoir,&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt; qu’il le dit mieux que mon pitoyable résumé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je ne suis pas de cette cosmologie là. L'âme n'a pas d'existence en soi. Elle n'est que par la vie qu'elle habite. Le corps et l'âme sont un seul et unique objet, dans sa part matérielle et sa part immatérielle, et que l'un disparaisse l'autre n'est plus. Il n'est point d'âme sans corps ni de corps sans âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'humain n'existe que parce qu'il y a d'autres humains autour de lui, plus ou moins proches, plus ou moins, et souvent moins que plus, amicaux. Mais, seul, l'humain n'est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait l'individu dans le groupe est qu'il n'est pas membre seulement du groupe, mais de nombreux autres groupes, entrelacés, antagonistes, rivaux ou alliés, solidaires ou concurrents. Famille, amis, voisins, citoyens, intellectuels, ouvriers, artistes, l'humain peut être un peu de tout cela à des degrés divers, et un peu de bien autres choses encore, et cette somme d'intersections de groupes distincts fait de l'humain que chacun de nous est, un individu distinct mais néanmoins incapable d'être s'il n'y a au moins un prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à savoir s'il y a quelque chose de caribou en moi, vaste question. Je n'ai jamais chassé de caribou et il est peu probable que la chose arrive. Je crois que je ne réussirais jamais si elle devait arriver. Il n'y a rien de caribou en moi. Du bœuf-carotte à la rigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Salut et fraternité&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1334516275490717864?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://pohenegamouk.free.fr/index.php?post/2010/11/23/Inuksuk-%28premi%C3%A8re-partie%29' title='Body and soul'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1334516275490717864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1334516275490717864' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1334516275490717864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1334516275490717864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/11/body-and-soul.html' title='Body and soul'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2526923093952433584</id><published>2010-10-25T14:25:00.005+02:00</published><updated>2010-10-25T23:59:03.789+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>Par coeur !</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-style: italic;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un très vieux commentaire sur un très vieux billet me revient en mémoire. Une vieille soupe dans un vieux pot, une vieille rengaine, un bon lieu commun de derrière les fagots. C’est l’heure de la récré, dernière station avant l’autoroute, histoire de faire le plein.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il est de bon ton de dénigrer les apprentissages par cœur. Les scolophobes y vont de leur couplet sur le formatage de ces malheureuses têtes blondes embrigadées dans la violence étriquée des enseignants routiniers, et sur cette insupportable compétition dont ils ne sortiront pas vivants. Un des points de fixation de leur détestation est cet apprentissage là, par cœur, et la phrase de Montaigne revient à chaque instant dans leur langage, une histoire de tête bien faite et de tête bien pleine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je vous disais qu’il fallait faire le plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, contrairement à une idée très répandue ici, le "par cœur" n'est pas nul et je peste derechef contre tout ce que j'ai lu sur les ondes et dans la toile, sans parler des livres savants et des discours libertaires. Je dois m'absenter quelque temps et je fais dans la précipitation un billet sur le sujet. J’en connais du monde qui va vouloir m’écharper, je serai loin et je contemplerai des paysages paisibles en vous ayant oubliés. Déchaînez-vous, ma modération viendra tardivement et je n’ai même pas peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord c'est une gymnastique. Tu vois le monsieur là-bas au fond de la salle, il prend un poids dans chaque main et il ne cesse de monter et descendre pendant dix minutes chaque matin, bon, 1.5 kg chaque poids, faut pas exagérer non plus, mes biscotos sont plutôt des biscottes. Il n'empêche qu'une journée sans ces poids tôt le matin, vers 10h30, est une journée qui boîte. Gymnastique, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi un confort mental aussi. Oui parfois on apprend sans comprendre ; on ânonne un texte, on recopie dix fois une formule alambiquée, on se répète cent fois une date. Et un beau matin, deux jours, deux mois deux ans deux décennies plus tard, pouf, bon sang mais c'est bien sûr, la pièce du puzzle qui s’était endormie dans l’oubli tombe pile dans le trou qui avait sa forme, et le voile se lève, comme le  mécanisme secret d’un coffre-fort bien gardé se met en marche après avoir appuyé sur la tête de méduse posée à l’autre bout du séjour. Celui qui n'a jamais appris par cœur sous prétexte que c'est nul n'aura jamais connu cette sorte d'illumination subite, et aura perdu la connaissance de grandes joies, mais si messie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faculté de pensée enfin. Qui a appris par cœur se trouve débarrassé des contingences de la synthèse, lorsqu'il faut tout à coup penser, trouver le pourquoi du comment, le détail qui cloche, la parole menteuse qui semble si limpide, démêler le vrai du faux. Le « par cœur » devient un outil d'une efficacité redoutable, qui permet d'aller directement de la cause à l'effet sans passer par la case factuelle, sans passer par les lacets, les dérives, les apprentissages, tout ce qui faut connaître pour comprendre et qui ne peut, parfois, n'être connu qu'avant de comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, il faut lister les verbes irréguliers, les tables de multiplications, qui prétendra parler anglais s'il ne connaît pas les verbes irréguliers, ou l'italien s'il n'en connait pas les pluriels, qui comprendra l'histoire s'il ne sait pas énumérer les faits dans le bon ordre, s'il ne sait que ceci est contemporain de cela, s'il ne se souvient pas de la dépêche d'Ems et de la défenestration de Prague, qui saura les enjeux internationaux de l'Iran et de la Chine d'aujourd’hui s'il n'en connaît pas les montagnes, les déserts, les climats, ne serait-ce qu'un peu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne suffit pas de laisser la curiosité s’emparer spontanément du cerveau pour avancer dans la rieuse descente, il faut aussi, quand la pente devient montée raide, pousser un peu celui qui traîne, et non seulement le pousser, mais lui expliquer comment il peut faire cet effort sans trop de mal, car le geste appris est parfois, souvent, toujours, plus économe que le geste inné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes tous là à déblatérer sur Haïti ou sur Almadinejab, et nous ne savons ni l'altitude géographique de Téhéran ni la distance entre l’île blessée et Cuba ou la Floride. C'est le « par cœur » et lui seul, pourtant, qui nous donnera ces informations, qui nous les mettra assez profondément dans l'esprit pour nous aider ensuite, mais seulement ensuite, à comprendre ou du moins à se forger des outils pour ne pas se laisser embarquer dans les propagandes des uns et des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'on n’a pas appris par cœur, on ne sait pas à quoi servira cet apprentissage que l’on dit « nul ». Je n'aime pas ce que tout le monde dit : « cela ne sert à rien et il vaut mieux apprendre à comprendre ». Apprendre à comprendre, la formule magique, et vous voilà contents de vous. Content de vous, certes, mais pour comprendre, il en faut aussi, du « par cœur ». La comprenette ne naît pas sous le sabot du cheval mais aussi du vague savoir qu'on a emmagasiné dans sa petite tête. Sans forcément la gaver, il a bien fallu y mettre un peu de lest, un peu de plomb, à chacun ensuite de le changer en or. Il ne suffit pas de taper un mot clé dans gogueule ni se promener en dilettante dans Wiki-piéton pour accéder à « el connocer », comme me disait mon ami espagnol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne connaissez pas mon ami espagnol. Fils de paysan du plus aride Aragon qui soit, il marchait avec moi dans les champs secs quelque part vers Teruel. Et il se plaignait de la dureté des temps et du temps, et de la terre ingrate, du soleil écrasant qui brûle tout pendant trois mois et du vent fou qui gèle tout pendant six mois. Comme je lui demandais ce qu’il lui faudrait pour que ce soit moins dur, il m’a répondu « el connocer ». Et pour l’obtenir, ce connocer dont rêve le paysan aragonais, il ne suffira pas de faire du par cœur, je le sais comme tout le monde et je ne vais pas prétendre ce qui n’est pas, mais il en faudra, bel et bien, et un peu plus que juste un peu. Quand le vent à décorner les taureaux souffle sur la Sierra de Gudar, sans le plomb dans la cervelle impossible de garder pied à terre, tu seras éparpillé aux quatre horizons façon puzzle et plus personne ne saura qui tu es, pas même toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'était ma mauvaise humeur d'avant que je parte. Bises à toutes et salut à tous, à dans trois semaines.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2526923093952433584?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2526923093952433584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2526923093952433584' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2526923093952433584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2526923093952433584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/par-coeur.html' title='Par coeur !'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7433359085347862788</id><published>2010-10-19T16:37:00.003+02:00</published><updated>2010-10-19T16:46:40.329+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>Le portefeuille et le cerveau.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, il faut se mettre dans le contexte pour y comprendre quelque chose. Alors, un petit effort de résumé des épisodes précédents, s’il te plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a actuellement un pays en Europe où les dirigeants momentanément élus tentent d’imposer une réforme des retraites, s’appuyant sur une confortable majorité dans les deux chambres du parlement. L’approche idéologique de cette réforme la rend injuste et incertaine et provoque, avec des arguments plus ou moins recevables, une forte résistance dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne n’est dupe de cette bataille. Ce n’est pas la protestation par la grève ni par la manifestation que la réforme sera annulée, ajournée, amendée, refondue. Il faudra un nouveau parlement et de nouveaux dirigeants. Il faudra que ceux-ci aient compris que le pays est prêt à accepter une réforme, mais que celle-ci doit être convaincante et pérenne. Pérenne, pour toute société humaine, signifie au mieux deux générations. La bataille est donc non point une bataille technique, à coup d’année butoir et d’âge canonique ou non, mais une bataille d’opinion publique, une bataille en vue d’un rendez-vous démocratique dans dix-huit mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non que les arguments techniques échangés ne servent à rien. Les syndicats, qui connaissent la question, sont dans leur rôle de vouloir négocier, car ils ont leur mot à dire et ont des compétences qu’on feint d’ignorer, et ils sont prêts à accepter bien plus qu’on imagine dès lors que certains fondamentaux sont respectés. Mais on ne veut pas les entendre. Les politiques qui aujourd’hui combattent aux côtés des syndicats feront bien de les écouter dès maintenant, car un jour ils seront face à face pour travailler la question, si la bataille tourne en leur faveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il résulte de ce qui précède que l’utilisation des arguments, et des mots pour habiller ces arguments, est tout sauf négligeable. On sort ici de la seule technique comptable, démographique, économique, pour entrer dans la validation des postures des une et des autres. Et l’on voit bien que ce que chacun cherche, c’est à disqualifier le discours adverse. Surtout les arrogants du haut du pavé, à mon sens, mais je sais de quel bord je suis, et si je dis que le ministre du travail de ce pays dont je parle est totalement disqualifié à mes yeux pour défendre sa réforme, je sais bien que je participe à ce que désormais je vais nommer le discours ambiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une de mes blogueuses amies, Akynou, a récemment et vertement répondu à un blogueur connu, Thomas Legrand, au sujet d’une remarque qu’il a formulée sur le niveau de vie des parents des lycéens qui manifestent, disant que ces parents avaient eu une vie plus confortable que celle qui s’annonce pour les lycéens. Cette remarque, qui n’a aucune pertinence vis-à-vis de la réflexion sur la réforme des retraites, est très clairement inscrite dans le discours ambiant. Je n’ai pas pu discerner pourquoi Thomas Legrand l’avait formulée, car le reste de son billet était plutôt convaincant. Il est ainsi des dérives qui s’instillent dans la pensée, et il faut les déceler à temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akynou, dans sa réponse, a plaidé que le soi-disant confort des parents était très surestimé, et que beaucoup de lycéens manifestent justement parce qu’ils voient bien à quel point leurs parents doivent se battre pour assurer une vie correcte et boucler les fins de mois. Elle donne son exemple personnel à l’appui de sa réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà l’état des lieux. J’avais commenté une première fois la réponse d’Akynou qui en a été surprise. J’ai donc récidivé, je suis un récidiviste forcené comme on les aime dans ce pays dont je parle, et le présent billet longuement introduit est le texte de cette récidive. Pour plus de détails, il y a le site du billet d’&lt;a href="http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/10/16/Les-parents-ne-sont-pas-les-nantis-que-l-ont-d%C3%A9crit"&gt;Akynou&lt;/a&gt; en cliquant (avec douceur et parcimonie) sur son nom.&lt;br /&gt;___________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Bonjour. C'est peu de dire que le sujet est d'abondance, et je ne crois pas pouvoir clarifier les choses en un commentaire. Je vais donc me contenter d'aggraver mon cas.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/10/16/Les-parents-ne-sont-pas-les-nantis-que-l-ont-d%C3%A9crit#c4765"&gt;Luciole&lt;/a&gt; a raison, c'est le discours ambiant que je ne supporte pas. Cette façon de jeter à la tête des gens, qu'ils soient parents d'élève, fonctionnaires, ouvriers, chômeurs ou cadres supérieurs, l'épaisseur de leur portefeuille pour décider de ce qu'ils doivent penser et de ce qu'ils doivent faire est parfaitement inacceptable. Mais &lt;a href="http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/10/16/Les-parents-ne-sont-pas-les-nantis-que-l-ont-d%C3%A9crit#c4764"&gt;Akynou&lt;/a&gt; a bien lu ce dont il s'agit, sauf que cela reste bien dans le sujet.&lt;br /&gt;Je m'explique. Akynou, c'est à toi que ce discours s'adresse (comme dit l'autre).&lt;br /&gt;Ton plaidoyer bien écrit, sincère et véridique, vise à réfuter l'argument selon lequel les parents des lycéens ont connu une vie meilleure que celle qui s'annonce. Entre nous, je ne sais pas à quoi sert cet argument dans le texte de Thomas Legrand, et c'est peut-être pour cela que je semble être hors sujet. Je crains de trop bien le savoir, en réalité.&lt;br /&gt;Or, pour revenir au discours ambiant évoqué au début et auquel ne participe que trop la remarque de &lt;a href="http://www.slate.fr/story/28631/jeunesse-manipulation-legrand"&gt;Thomas Legrand&lt;/a&gt; à laquelle tu as répondu, j'ai effectivement trouvé les germes de ce discours ambiant dans ta réponse, Akynou. Tu restes sur le terrain glissant de nos ennemis et ce faisant, j'ai eu l'impression que tu validais leur posture.&lt;br /&gt;Ce n'était pas intentionnel de ta part, évidemment, et je suis un peu trop chatouilleux sans doute. Mais j'ai voulu exprimer l'idée que ce n'était pas exactement la réponse qui convient aux arguments des gens qui cherchent à disqualifier le combat contre les retraites. Probablement Thomas Legrand non plus ne veut pas disqualifier ce combat, mais c'est bien ce qui au final arrivera si l'on continue à se jeter des arguments sur les revenus des uns et des autres, et sur la belle vie du passé et sur le sombre avenir.&lt;br /&gt;Je ne demande qu'une chose, moi, c'est le vivre, cet avenir, et être là dans cent ans pour assister à la montée des eaux que nous prédisent les apocalypteurs, pour voir le triomphe de l'Europe éclatée en guerre, et les ouvriers à 1 euro par jour sans sécu.&lt;br /&gt;Je raille, hein, et je déraille aussi. L'avenir sera celui auquel nous aussi nous travaillons, auxquels les jeunes commencent déjà à travailler, et il sera différent de ce que nous vivons, il sera très difficile mais ils sont mieux armés que nous ne le serons jamais, il sera plein d'espoirs aussi. Tant de choses enthousiasmantes se mijotent dans les arrière-cours, que nos arrogants du haut du pavé ne sauront empêcher.&lt;br /&gt;Alors j'ai pris comme exemple mon cas personnel de, comment dis-tu déjà, Akynou, nanti, voilà, c'est le mot que tu me plaques, nanti. Et ta réaction vient bien sûr confirmer mes craintes, je l'ai bien cherché, il y avait forcément de la provocation dans mes mots.&lt;br /&gt;Ce ne sont pas mes revenus qui me poussent à considérer que cette réforme des retraites est injuste, ratée, inefficace et brutale, et qu'il faut la mettre au panier (pas la main, hein, la réforme, la main c'est pour mettre à la pâte). C'est une réforme idéologique qui ne garantit rien sur l'avenir, sinon plus de pression sur les plus fragiles, pour une société de plus en plus déglinguée. Or, ce que devient la société m'importe plus que tout, car de ce devenir là dépend le devenir de nos enfants et probablement aussi, mais je ne garantis rien, leurs fins de mois.&lt;br /&gt;Tu le sais si tu me lis, que le fonctionnement de la société est un de mes péchés mignons.&lt;br /&gt;Pour rebondir sur Clopine (si je peux me permettre, Clopine, je ne vous prends pas pour un ressort, quoique), les trente glorieuses de nos parents et de notre enfance n'ont pas été si glorieuses et elles laissent même quelques goûts amers, de récents films en sont le témoignage. La vie qui s'annonce pour les nouvelles générations nous inquiète à juste titre, ce n'est pas une raison pour prétendre que c'était mieux avant, avant quoi, avant qui, d'ailleurs.&lt;br /&gt;La référence à un passé récent soi-disant confortable n'est qu'une des nombreuses manières de disqualifier le discours de ceux qui combattent ces sortes de réformes, et de dresser les unes contre les autres les générations successives, en prétendant par exemple que les anciens vivent à crédit sur les nouveaux. Le pire est que ce genre de propos est pratiqué tout autant à droite qu'à gauche.&lt;br /&gt;Il leur appartient de combattre, aux nouvelles générations, ce qu'elles font visiblement, et sans se faire manipuler malgré les provocations dont même sans preuves je vois bien l'origine, comme nos parents le firent, avec les provocations de leur temps, Papon n'était pas là pour rien, et comme nous l'avons fait et le faisons parfois encore mais j'avoue ma maladie de la foule qui m'en écarte chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;Et pour commencer, aller voter comme il faut, car contrairement à la légende détestable, le vote a son importance et le blanc bonnet n'a pas la même couleur que le bonnet blanc.&lt;br /&gt;Dernière phrase avant la panne sèche: Platon était un noble riche de la haute société athénienne. Aristote le conseiller du prince, Montaigne était un grand propriétaire terrien (et vigneron) anobli aussi depuis son père. Montesquieu était un seigneur tout aussi vigneron et son vin est encore un grand vin, Marx est mort plutôt miséreux.&lt;br /&gt;Ils n'en sont pas moins tous des phares de la pensée humaine, et si je tends à réfuter Platon et Aristote, à aimer Montaigne, à suivre Montesquieu et à retravailler Marx, ce n'est pas pour leur niveau de vie mais pour ce qu'ils ont écrit.&lt;br /&gt;Alors, comme je me prends simultanément pour eux cinq en un seul, mon niveau de vie ne fait rien à l'affaire, seule compte l'épaisseur de mes chevilles.&lt;br /&gt;Ben quoi ? Si on peut plus rigoler ...&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7433359085347862788?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/10/16/Les-parents-ne-sont-pas-les-nantis-que-l-ont-d%C3%A9crit' title='Le portefeuille et le cerveau.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7433359085347862788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7433359085347862788' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7433359085347862788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7433359085347862788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/le-portefeuille-et-le-cerveau.html' title='Le portefeuille et le cerveau.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2041748836106827928</id><published>2010-10-17T12:57:00.002+02:00</published><updated>2010-10-17T13:10:25.768+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Quatorzième mouvement : le chant du départ.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Quatorzième mouvement : le chant du départ.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;font-size:130%;" &gt;C’était le dernier soir sur la place. Je me faisais ces remarques et je n’en étais pas attristé. Ce ne sont que banalités associées au nombre des années, et même si l’on se sait immortel, rien n’est plus apaisant que de considérer sa mort. J’étais heureux de constater que les musiques que j’aimais, que j’aime, et le mot ne suffit pas à dire à quel point elles me sont vitales, ne végétaient pas au creux d’un microcosme édenté, mais qu’elles marchaient tête haute sur le pavé sonore des rues de la cité, des cités, et que le danger de les voir mourir étouffées dans la prolifération des paillettes était un tigre de papier. De savoir qu’elles continueraient d’être vitales pour tant de monde sous une forme qui ne m’appartient pas de décrire ni même de rêver, me consolait de l’inévitable décompte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était le dernier soir, la dernière séance, la dernière séquence. Cohen et Zorn nous attendaient là-bas dans l’angle sud-est. J’avais volé un programme en échange de trois euros, il était temps si je voulais ensuite faire mon savant. Le lendemain, nous devions partir, éviter le Cullum déchaîné, je suppose qu’il s’est taillé un franc succès, la jaserie de demain n’aura pas besoin de lui il remplit bien assez le présent ; nous devions du coup renoncer à Kyle Eastwood qui piquait ma curiosité. Les raisons n’étaient pas musicales, je ne connais de Kyle que les musiques des films de son père, et bien sûr c’est le fait du père qui m’attire. Ce n’est pas sérieux n’est-ce-pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas sérieux du tout, où donc sont passées les théories musicales les hologrammes et l’an zéro ? J’aime le cinéma, et dans le cinéma j’aime le cinéma américain, et dans le cinéma américain j’aime le cinéma de Clint. J’aime aussi le cinéma italien, et le western, et le western italien, et Sergio Leone, mélanger le tout, faire chauffer un bon quart d’heure, on obtient une forte curiosité pour assister à un concert de Kyle Eastwood.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mystères de la motivation des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Jim m’a regardé en rigolant, il a placé Jamie Cullum en travers du chemin, sa voix de stentor, son souigne de pachyderme. Alors j’ai mis ma curiosité dans ma poche, mon mouchoir par-dessus, et je me suis inscrit dans un hôtel à Bazas, histoire de visiter le Sauternais avec des amis venus du Nord. Il paraît qu’on y trouve de bonnes choses, dans le Sauternais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je chanterai en partant « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;it-don’t-mean-a-thing-if-it-ain’t-got-that-swing&lt;/span&gt; ». Ce sera moins bien que par Louis et Duke, mais ce sera une leçon que le bel anglais devrait faire sienne. Même cette chaussette noire d’Eddie Mitchell sait ce que placement de voix veut dire et il n’a pas tord de reprocher aux chanteurs anglais en général de ne jamais être au bon endroit dans le tempo. J’ai dit anglais, je n’ai pas dit écossais ni américains, mais bien anglais comme on dit Élisabeth Windsor. C’est une affaire que je laisse aux spécialistes mais je l’entends bien de mon oreille : Sinatra m’est conté, Jon Hendricks, Ray Charles, Stacey Kent, ils sont nombreux les élus du camp du souigne, ils sont de tous bords. Mimi Perrin elle-même est là, dans la liste. Inutile d’aller chercher dans le sud profond ou dans Harlem, ce n’est ni une question de géographie ni une question de gènes ni une question de langue maternelle. C’est un savoir, qui se découvre si l’on a de la chance, qui s’apprend si l’on a du talent, et qui se bichonne comme on bichonne un vieux vin ou un petit jardin. Il faut être humble pour atteindre un jour le balancement du rêve, humble et patient, l’oreille grande ouverte, et ne pas battre des pieds ou plutôt, ne pas croire qu’il suffit de battre des pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;It-don’t-mean-a-thing-if-it-ain’t-got-that-swing &lt;/span&gt;», camarade Jamie, camarade Johnny, camarades Beatles, vous me la recopierez cent fois de vive voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier soir s’est évanoui dans notre fatigue. Il fallait partir le lendemain. Quitter les lieux. Laisser place nette. Renoncer au concert gratuit debout qui était offert avec l’abonnement de six soirées. Nous avons donné les billets un peu précipitamment à des gens dont nous avons découvert qu’ils n’iraient pas. Trop tard, on ne reprend pas. J’ai regretté cette spontanéité étourdie, mais tout le monde sait que les regrets n’ont aucun sens. D’autres peut-être profiteront de l’aubaine, l’histoire ne nous appartient pas quand bien même nous y aurions contribué si peu que ce soit. Bagages faits, coffre bien rempli jusqu’au dernier mouchoir à laver, nous sommes sortis de la cour de nos hôtes et avons directement pris la route de la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’était pas question de ne pas saluer Jim pendant son heure de vacance, quand le monde dort encore de la nuit blanche qui précède. Nous sommes arrivés félinement le long du lac, nous nous y sommes attardés, enfin nous pouvions y rêvasser un peu, nous avons louvoyé entre les allées et venues des campeurs affairés, puis nous avons trouvé un coin surveillé pour poser l’auto chargée de tous nos trésors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pianiste jouait avec entrain sous les arbres à côté de l’église. Nous nous sommes arrêtés pour écouter, encore écouter, quelques autres promeneurs se sont groupés dans le silence qui entourait les notes fragiles. Nous avons visité l’église que nous avions négligée depuis le début. Il faut toujours visiter les églises des villages, sept à huit siècles nous y contemplent. Nous avons rejoint la place. La musique aussi se reposait. Les marchands du temple grignotaient au bord de leurs étals, qui ses planches, qui ses frusques, qui ses verroteries. On sentait l’odeur du foie gras frais dans la brise. Nous avons mangé du foie gras frais au son de la cloche de la Mairie. Nous avons posté encore trois cartes, puis continuant le tour, nous avons mangé des acras de morue. Bu du Jurançon pour pousser le Ti-Punch. Essayé la jupe bouffante serrée aux chevilles tant à la mode, enfin pas moi, je ne sais pas comment on nomme cet accoutrement, un truc ethnique, sarouel, non ? Salué les touareg. Remonté la rue de l’Est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pris tout notre temps. Bazas n’est pas loin et nous n’y sommes attendus que le soir, nos amis venus du Nord y arriveront très tard. Comme le lièvre, nous avons musardé. Il n’y avait aucun enjeu sinon celui de la politesse du cœur. Voilà. Nous avons salué Jim sans lui promettre de revenir. Peut-on prendre de telles promesses ? L’enthousiasme du moment, l’émotion du départ, conduisent à des serments sans lendemain qu’on pourrait vouloir tenir à toute force. Le lendemain pourrait ne pas s’en remettre. Laissons le lendemain se débrouiller avec ce que nous serons sans lui dicter la conduite à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y va de notre liberté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;FIN. Le 10 octobre 2010.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2041748836106827928?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-treizieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Quatorzième mouvement : le chant du départ.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2041748836106827928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2041748836106827928' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2041748836106827928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2041748836106827928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-quatorzieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Quatorzième mouvement : le chant du départ.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1791105610632960821</id><published>2010-10-15T22:31:00.004+02:00</published><updated>2010-10-19T16:36:53.279+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Treizième mouvement : Jean-Marie d’Ossau.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Treizième mouvement : Jean-Marie d’Ossau.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il n’y a plus d’oublié. Tout le monde a reçu son paquet et je peux partir en ballade. Quatorze à la suite, finalement, ce n’est pas un exploit, juste un peu trop de gourmandise. Il y a eu du boire et du manger, du lard et du cochon, du midi à quatorze heures, encore ce quatorze pourquoi ne dit-on pas dix-quatre comme tout le monde, de la vessie et de la lanterne, du bien et du mal. Jim se moque ; où est le bien, où est le mal, qui es-tu qui prétends les reconnaître ? Voilà trois mille ans et plus qu’un énergumène inconnu a posé la question, personne n’a encore trouvé la réponse et dans trois mille ans on cherchera toujours, et tu décrètes ceci et cela dans ce que je t’ai donné à entendre ? L’un ne va pas sans l’autre, et si je dis qu’il y eut du bien et qu’il y eut du mal, Jim ne pourra pas me reprocher d’avoir dit quel était l’un et quel était l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai seulement dit ce que les uns et les autres me faisaient et comment je m’accordais à ce qu’ils me faisaient. Jim hoche la tête et prends l’air dubitatif. Ne surtout pas lui dire qu’en réalité j’ai ma petite idée ou ma grande idée, sur ce qui a été bon et ce qui a été mauvais. Prétendre que tout est relatif relève de l’honnêteté en général et de la paresse en particulier. Tôt ou tard il faut choisir son camp et décider ce qui doit être et ce qui ne doit pas être, pour soi, s’entend, pour soi seul. Et Jim lui-même, sans me l’avouer de son côté, sait bien ce qui lui a convenu et ce qui n’a pas répondu à ses attentes. Il le gardera pour lui mais lui aussi aura fait ses choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans dix ans, ce qui ne lui aura pas plu aura été oublié. Et si par extraordinaire le concert décevant devenait mythique, il sera content de n’avoir rien dit et préférera annoncer qu’il y était. J’ai donc déjà trop écrit, je ne peux plus revenir en arrière, mais je sais que j’ai choisi mon camp et si je me suis trompé, si j’ai laissé passer un hologramme fabuleux sans le voir, tout le monde le saura avant moi. De toute façon, l’hologramme est déjà perdu, alors le savoir ou ne pas le savoir, quelle importance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant quelques heures, nous avons fui le monde de Jim. Trop dense, trop riche, trop présent, tout à coup il nous fallut trouver de l’air rare, aspirer du vide pour parler l’oxymoron. Où que l’on soit dans ces campagnes règne un petit vent sournois soufflé par Jim, et en parisiens indécrottables nous sommes allés nous cacher à la ville et ses plaisirs simples : attendre dans la file des moteurs qui fument, pester au feu, brûler des priorités, terroriser des piétons, tourner à la recherche d’un créneau, et mettre un paquet de pièces dans la machine à stationner. Puis traîner sur les trottoirs à la recherche d’une gargote, flâner parmi les touristes dans le château royal, s’assoir dans un transat à l’ombre sur le boulevard et déguster une bonne glace gigantesque aux mille parfums. Il fait très chaud et l’air sent l’asphalte récent. La glace est crémeuse à souhait et en face, dans le monde parallèle de l’autre côté de la balustrade, les deux dents de la molaire me font un signe d’amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me lasserai jamais de la ligne des montagnes vue du boulevard et des rêves qu’elle m’a inspirés. Aujourd’hui encore, elle vient me voir de temps à autre quand je dors et j’ai douze ans à mon réveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait revenir chez Jim. Il nous avait donné la permission de 18 heures. Nous étions à l’heure sur la place pour découvrir un certain Samy Thiebault, j’espère ne pas en écorcher le nom, nouveau venu dans ma liste qui ne cesse de gonfler. La question de la relève ne se pose plus une fois qu’on a fréquenté Jim, et je serais presque davantage inquiet de la pléthore que de la rareté. Ils sont tous si jeunes, si réussis, si habiles, si énergiques, et si bons élèves, que je crains de me poser la question de leur avenir à eux, le mien et celui de la musique n’ayant aucun sens. Est-ce une pépinière d’où sortira le nouveau génie des alpages ? Est-ce plutôt un nouveau monde dont je n’ai pas la moindre idée et que je ne connaîtrai jamais, qui s’efforce d’éclore sous la coquille, et où la jaserie dont je procède ne sera pas de mise, une musique encore inouïe qui se mijote sous le regard complice des valeurs sûres du jour, comme le très bon batteur qu’il faudra que j’identifie. Tiens, Rémi Vignolo, rien que lui, justement lui. L’ami Thiebault pouvait plus mal tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux les aligner, tous les noms qui construisent ce monde ignoré, il suffit de recopier le programme. Je n’en ai pas entendu beaucoup, trop occupé par Jim et ses mille faces. Je donne ceux qui m’ont atteint : Thiebault ici présent, mademoiselle Teychéné, le Tara Petit Pas quartet avec mademoiselle Abati. Mais ils sont nombreux, ces petits jeunes, et je sais bien que je ne les verrai pas grandir. Autant apprécier ce qu’ils font sans imaginer ce qu’ils feront, je fais confiance aux vieux loups de mer pas si âgés pourtant, qui les accompagnent, le Vignolo de bon augure, et ce pianiste que j’entends, là, entre deux portes, et que je sais avoir déjà entendu, bon sang mais c’est bien sûr, Alain Jean-Marie qui vient donner la réplique à la belle Abati. Les voilà pourvus et parrainés, prêts pour le grand saut, et je n’ai plus besoin d’accumuler les galettes à leur noms, je n’en saurais que faire, ils ne m’accompagneront pas aussi longtemps que leurs aînés m’ont accompagné, nous ne vieillirons pas ensemble, et je ne pourrai pas les retrouver dans cinquante ans comme le dimanche soir j’avais retrouvé monsieur McCoy après une si longue absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="text-align: right; font-style: italic; font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-quatorzieme-mouvement.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1791105610632960821?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-douzieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Treizième mouvement : Jean-Marie d’Ossau.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1791105610632960821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1791105610632960821' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1791105610632960821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1791105610632960821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-treizieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Treizième mouvement : Jean-Marie d’Ossau.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1450613634159665857</id><published>2010-10-13T22:39:00.003+02:00</published><updated>2010-10-15T22:40:49.231+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Douzième mouvement : Rambla et paseo.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Douzième mouvement : Rambla et paseo.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J’ai oublié beaucoup de choses. Mais faut-il les retrouver ? Faut-il gratter mes notes de musique jusqu’au sang sous prétexte de montrer qu’on a été bon élève, qu’on a fait tout comme il fallait, tout lu tout vu tout su, et qu’aucune étoile montante ne nous a échappé ? Je n’ai pas été bon élève, je n’ai pas tout lu tout vu tout su, et nombreux sont les artistes de talent qui se sont évertués sur la place ou dans les recoins sans que je les remarque. Le brouhaha, la fatigue, la faim, les ivresses, m’attiraient trop loin même lorsque j’étais à côté. Je vis en désordre et mon cerveau éponge ramasse par hasard bien plus que par calcul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment apprécier Jim autrement que dans ce désordre ? Plutôt que de déambuler de boutique en pacherenc, de tartine en verroterie, d’artisan touareg en chapelier, j’aurais volontiers posé mon cul dans un fauteuil en rotin pour mieux savourer un grain de voix de raisin, pour mieux suivre la courbe du Jurançon, pour mieux caresser le foie onctueux et le saxophone râpeux. Un petit carnet de notes à la main, j’aurais humé la gueule d’atmosphère et j’aurais écrit mon paquet de cartes postales depuis le monde à l’envers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime écrire des cartes postales. C’est un exercice périlleux et délicieux. On dispose de 15 lignes tout au plus et de 10 mots par ligne en pattes de mouches. On n’a droit qu’au premier jet. Dans une habile progression, il faut décrire l’ambiance du lieu et l’humeur de l’écrivant, demander des nouvelles du petit dernier et de la grand-mère, prendre rendez-vous pour le prochain BBQ du retour, évoquer l’image au dos de la carte, parler des projets d’avenir et des derniers épisodes de la chasse aux roms. Une pointe d’humour, deux calembours aussi laids que possible, et, raffinement suprême et pirouette finale, conclure par ce par quoi on a commencé. Adresse, timbre, et hop glisser dans la boîte à l’angle Nord-Ouest de la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais vraiment aimé faire tout cela. A tel point aimé que finalement je l’ai fait. J’ai déjà révélé mon quartier général d’où l’écoute était bonne mais la visibilité mauvaise. Pour écrire, il suffisait d’écouter et les voisins, dans ce lieu, était calmes et peu nombreux. De ne pas voir, sans doute. Les serveurs ne parlaient pas un mot de français ce qui renforçait le charme de l’établissement. Avant de prendre position nous faisions le tour de la bastide de Jim, des avant-postes aux arrière-cours, histoire de repérer les moindres indices et croiser des regards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes fâchés avec le vendeur de panamas. Le panama est très porté chez Jim. Je ne sais pas si le millésime y est pour quelque chose et si l’année prochaine sera chapka ou casquette blanche, ou bien si chaque année le petit monsieur nerveux vend ses chapeaux à tout le monde. Il faut reconnaître que ‘Aliénor n’avait pas parlé dans la dentelle. Ils sont trop chers vos chapeaux, dans six mois je vais à Panama et je les achèterais là-bas. Le petit monsieur n’était pas content de la remarque. Déjà, le touriste qui achète sur place des produits &lt;span style="font-style: italic;"&gt;So-typics&lt;/span&gt; achète toujours trop cher une cochonnerie qui ne résistera pas au retour. De plus, le panama comme son nom l’indique est fabriqué en Equateur. Alors à quoi bon acheter un panama  à Panama, il faudra payer aussi le transport, on peut aussi bien acheter chez Jim. Le monsieur était très fâché, nous sommes partis sans rien lui prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons longuement philosophé avec les touaregs, ce qui nous a coûté trois paires de boucles d’oreille, cinq bagues et deux colliers. Honni soit qui Mali pense, peut-être venaient-ils de Montreuil. La sagesse du désert à deux pas de chez moi. A vrai dire, il y a à boire et à manger dans cette sagesse là, mais il faut des sujets de conversation pour faire connaissance et le marchandage ne suffit pas. Ils ne s’en laissent pas conter et leurs répliques sont acérées, prend garde à toi et n’oublie jamais de réfléchir. Ils étaient beaux dans leur houppelande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes arrêtés dans le coin des guadeloupéens. J’ai eu cette impression d’un chef qui surveillait tout son petit monde, un grand bonhomme coiffé multicolore au sourire de neige. Je l’ai vu interpeler une fillette traînée par sa mère. Quel âge as-tu comment t’appelles-tu, bien à sa hauteur, accroupi comme il faut, les questions qu’on pose pour que l’enfant réponde. La fillette un peu surprise et la mère un peu pressée. J’ai quakran. J’ai quatre ans moi aussi répondit le grand noir, et elle ouvrit de grands yeux. Je me mets derrière les yeux étonnés de la fillette pour avoir la vision qu’elle eut de la tête hilare au milieu des masques multicolores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle recule dans les jambes de sa mère qui ne remarque rien trop branchée sur je ne sais quelle robe quelle étoffe quelle bibelot, elles s’éloignent l’une tirant l’autre et disparaissent. Le chef se redresse et s’avise du petit gros qui regardait la scène. Elle a raison, la petite, je n’ai pas quatre ans. En effet, vous ne les faites pas, dit le petit gros qui portait un sac noir à surpiqûres blanches justement acheté dix ans plus tôt en Guadeloupe. Non je ne les fais pas, reconnais le chef, en réalité j’en ai quatre cents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous savez pourquoi j’en ai quatre cents, insiste-t-il ?&lt;br /&gt;C’est à force de réfléchir, répond le sac de Guadeloupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le noir partit d’un grand éclat de rire à couvrir la musique qui continue au milieu de la place et sur les côtés aussi. Et il ajouta, après avoir tapé dans la main de l’homme au sac, celle-là, on ne me l’avait encore jamais faite. Et chacun repartit dans sa vie à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était dimanche. Il restait un peu de temps à tuer avant que Jim nous présente à Monsieur McCoy. J’étais encore sous le charme de Virginie Teychéné que je ne connaissais pas le matin même et qui avait réussi à franchir la barrière des bavards de la place. Je humais l’air de l’heure, les airs et les rumeurs, le petit goût de sang du dernier foie gras encore en bouche. Laissant le grand noir à son rire, nous avons fait quelques pas pour nous rapprocher des frères Marc zéro-zéro-sept, installés chez Challan du coin sud-ouest sur le petit podium où officient des artistes de passage. De la jaserie manouche qui ne dépareillait pas l’endroit, aussi boui-boui que les puces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvions les écouter debout sans gêner les dîneurs ni les serveuses. Une vingtaine de personnes étaient là, petit groupe compact goûtant les nuages, les manoirs de rêve et le souigne mineur. On n’aurait pu y glisser une feuille de cigarette. Un petit gitan a su pourtant se faufiler, ils se faufilent partout ces gens là, six ou sept ans je ne sais pas lire l’âge des enfants, regard profond et mèche rebelle. Il était là pour entendre de toutes ses oreilles et s’était mis devant tout le monde, il n’était pas plus gitan que moi, pas moins non plus, pantalon un peu trop court de qui a grandi trop vite, cotonnades kaki ou grises ou vaguement bleues, j’ai la mémoire daltonienne et ce n’est pas important. Je me souviens de la mèche et du regard farouches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Survient un second larron. Je savais d’avance qu’il surviendrait et qu’il aurait une tête bouclée. Il avait la tête bouclée avec une micro tresse sur le côté. Je n’avais pas prévu la micro tresse sur le côté. Cinq ans tout au plus, ou six, va savoir. C’est à cet instant précis qu’est apparu le regard farouche du premier, genre tiens voilà Concurrence. Il avait déjà deviné la suite. Le petit lui tire la manche et lui murmure à l’oreille qui écoutait ailleurs. Il lui murmure l’appel de la vraie vie, loin des musiciens qui ne jouaient que pour lui, loin de la découverte, il lui murmure le renoncement, Thanatos au lieu d’Eros. Il lui murmure l’appel de l’autorité probable, de l’autre côté du groupe compact. Il fallait partir, abandonner la jaserie à son sort, lui faire perdre sa raison d’être. Ils disparurent du côté des acras de morue et je ne les ai plus revus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils m’ont donné la joie de faire mentir la prunelle de mes yeux qui dans ses habits de petite peste des beaux quartiers me serine que ma jaserie est une musique de vieux. Elle me le dit en prenant sa tête de merveille du monde façon phare d’Alexandrie, englouti à jamais. Il faut avouer qu’elle ne jure que par Renan Luce. Chacun sa croix et il n’y a plus d’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-treizieme-mouvement.html"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1450613634159665857?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-onzieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Douzième mouvement : Rambla et paseo.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1450613634159665857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1450613634159665857' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1450613634159665857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1450613634159665857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-douzieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Douzième mouvement : Rambla et paseo.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1572726822384881188</id><published>2010-10-12T23:29:00.009+02:00</published><updated>2010-10-13T23:08:52.901+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Onzième mouvement : l’éternité selon Jim.</title><content type='html'>&lt;p  style="text-align: center;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpFirst"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Onzième mouvement : l'éternité selon Jim.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpFirst"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpFirst"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le troisième sommet. Le point culminant d’où Jim, aux heures lasses, doit sans doute s’asseoir et allumer sa cigarette dans le noir contemplant les lumières de la ville. La rumeur du monde monte jusqu’à lui, l’immensité qu’il est devenu lui pèse, il craint l’embolie, il n’est pas dupe de sa gloire, il se demande parfois ce qu’il a gagné d’avoir à ce point conquis tant de territoires, être celui chez qui tout ce qui compte de l’autre côté de la mare aux canards se doit d’avoir été invité, pas de Jim sur ton CV et tu n’es rien au fond de Harlem ou à Kansas City. Etrange destin que celui de ce campagnard nourri au foie gras devenu le centre du monde de la musique la plus invraisemblable qui fût, partie des champs de coton pour s’étaler dans les tournesols.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Chaque fois, un sommet est à gravir qui lui seul justifie tout le remue-ménage. Ce peut être un inconnu qui surgit dans la lumière, ou bien un petit maître qui soudain chavire les têtes, ce peut être un grand de grand qui, pétri d’humilité vient, sans crier gare, montrer son âme et réveiller les morts. Il est des valeurs dites sûres qui, assises sur leur réputation, donnent à entendre leur satisfaction paresseuse, il en est qui jamais ne sont rassasiées de s’ouvrir les veines. Monsieur McCoy est de celles-ci, et je ne nommerai pas celles-là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Monsieur McCoy. Je ne saurais nommer autrement ce monsieur, amaigri mais souriant que j’avais déjà croisé il y a bien longtemps en compagnie de JC, du temps de l’an zéro. En vérité, je n’attendais rien d’exprimable ici, ou bien je n’osais rien attendre de ce qui avait suffit à me faire venir ; tout le reste, le temps passé en tours et détours, les mille concerts, la libre jaserie et les manouches, les latins, les orchestres et les verres de bière, tout cela n’était que pour être là, au concert de Monsieur McCoy. Je ne pouvais pas me l’avouer, je ne pouvais pas charger mes oreilles de cette attente. Alors je tentais de ne rien savoir de ce soir là et je feignais de m’intéresser aux comparses, à la deuxième partie, je feignais de croire que la première partie de la soirée ne serait que l’habituelle formalité de ce qu’autrefois on appelait la vedette américaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La vérité est que je n’étais chez Jim que pour écouter le concert de Monsieur McCoy Tyner. La vérité est que tout ce que j’ai écrit jusqu’ici n’existe que pour écrire maintenant sur le concert que m’a donné Monsieur McCoy Tyner. La vérité est que je ne sais pas comment écrire sur le concert de Monsieur McCoy Tyner. J’ai l’air malin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quatre-vingt-dix minutes de magie plus un rappel historique, pendant lesquelles je n’ai remarqué aucune nuque, ressenti aucun étouffement, subi aucune chaleur, senti aucun battement de pied. Il n’y eut aucun déluge de notes et je n’ai même pas entendu les applaudissements. Il y avait deux personnes sous le chapiteau, lui et moi, et je ne sais pas comment les choses se sont passées, alors comment les dire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Est-ce le souvenir d’un certain « Love Supreme » à Antibes, qui chassa tant de monde ce soir de juillet 1965 ? Il faisait partie de l’équipe qui commençait à se désagréger ; JC cherchait son Golgotha, il se préparait à de formidables ascensions ; l’homme aux tambours furieux encombrait sa route de sombres pressentiments ; la contrebasse traquait la juste note dans l’air marin qui gonflait le bois ; et notre pianiste du milieu de la tempête était celui qui garde le cap, attentif et inflexible. Je me souviens de son inflexibilité. Ce fut un concert mémorable et l’hologramme devenu fou doit encore errer dans la pinède.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il avait vieilli, il avait maigri. J’avais vieilli, j’avais grossi. Nous nous sommes pourtant retrouvés, non point semblables à ce que nous étions alors, mais semblables entre nous comme nous l’étions alors. Nous avions changé pareillement en quelque sorte mais qui aurait pu le deviner dans les six mille en foule ? Ce n’est pas le souvenir qui nous unissait mais ce que chacun était devenu. Plus que jamais il était là pour moi et il a pu convoquer le vieux fantôme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comme s’il m’avait deviné, ce ne furent pas les fantômes attendus qu’il fit venir, ce ne furent pas les fantômes de la pinède. Ceux-là, il les avait enterrés depuis belle lurette, il avait eu sans doute assez de mal à les enfermer sous sa casquette. Non, à la place des fantômes convenus il appela le fantôme qui convenait. Un fantôme de moine, le fantôme du Moine. Peu après, le Barron terrifié s’efforcera de chasser à grands coups de doigts sur son clavier ce maudit Moine. Mais là, en compagnie de Monsieur McCoy, sans même exhiber je ne sais quel improbable chapeau, il a pu doucement commencer à danser autour du piano de son collègue sa ronde ursuline et j’ai même cru entendre de petits grognements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce n’était pourtant pas la musique du moine qui se jouait mais celle du bon Monsieur McCoy, sa propre musique, dépourvue de toute influence, de toute imitation, hormis l’influence de deux siècles de musique noire mêlée au reste du monde. Il ne jouait pas la musique du fantôme mais la sienne, qu’il l’ait composée, qu’il la construise à travers quelques standards, ces airs si connus qu’on n’arrive plus à en formuler le titre. Ils étaient là tous les deux, le vivant dans sa musique à lui, le fantôme attendant l’âme. Il y avait comme une mélodie de mort joyeuse et apaisée, de mort acceptée. On comprend bien que le Barron ait pu avoir peur, mais Monsieur McCoy savait parfaitement à quoi s’en tenir et il a transformé en plaisir pur pour moi et pour cinq mille neuf cent quatre-vingt-dix neuf autres vivants le tremblement métaphysique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le concert a duré nonante minutes à ce que dit ma montre. Au diable les montres et les breloques même fabriquées en Suisse. Parfois en me réveillant, toutes ces nuits depuis, je me dis que le concert a duré mille ans, un parfum d’éternité. Le dernier morceau du dernier rappel, comme un envoi comme un aveu, je le savais j’en étais sûr, fut une composition du moine. Il a attendu la fin du fin, le bougre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J’en ai entendu, des banalités sur le silence après Mozart. Le silence qui a suivi le dernier morceau de la musique de Monsieur McCoy, le silence qui ne dura qu’un instant et que nul applaudissement prématuré ne vint rompre, pour une fois mais est-ce le seul hasard, le silence qui est tombé comme un dernier soupir, ce silence était du Thelonious Monk.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpLast"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;N’est-ce point cela, l’éternité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-douzieme-mouvement.html"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;" &gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1572726822384881188?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-3.html' title='HISTOIRE DE JIM - Onzième mouvement : l’éternité selon Jim.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1572726822384881188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1572726822384881188' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1572726822384881188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1572726822384881188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-onzieme-mouvement.html' title='HISTOIRE DE JIM - Onzième mouvement : l’éternité selon Jim.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7017154070960734575</id><published>2010-10-11T21:09:00.005+02:00</published><updated>2010-10-13T23:10:20.844+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 3.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center; font-style: italic; font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Dixième mouvement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right; font-style: italic; font-weight: bold; color: rgb(51, 255, 51);"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;3. De la perfection.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il fallait écrire sur la perfection. Ecrivons. J’aime bien me perdre d’idée en idée et ne retrouver le fil que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in extremis&lt;/span&gt;, quand tout semble égaré. De la perfection en musique ? Certaines formes ont longtemps fermenté dans les esprits, dans les champs ou dans les antichambres, ont tâtonné, ont divagué. Et un beau matin, au bout d’un siècle ou bien de mille ans, un musicien inspiré rassemble tout ce travail en une œuvre magistrale et toutes les hésitations passées ne sont plus de mise. La musique devient irréfutable, changer une seule note serait détruire tout l’équilibre. Bien malin qui aurait pu deviner l’événement, bien malin qui le découvre quand il arrive, il faudra des années, des décennies, parfois des siècles, pour comprendre que ce fut un moment de perfection  et qu’on ne le retrouvera pas. Ce n’est pas grave, la musique qui suit relèvera le défi en parasitant cette perfection et en transformant l’immuable en ductile, en inventif, en mille nouveaux sons imparfaits et bâtards qui nous enchanteront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est étonnant comme imparfait rime avec bâtard, avec beauté, avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire du musicien qu’il a été parfait dans son œuvre n’est pas le mettre au dessus des autres, ni le réduire à un monde glacial et désert. Il rend possible tous les futurs par sa perfection même, il rassemble et concrétise tout le travail accompli par ses prédécesseurs, souvent inconnus faute d’enregistrement ou de notation, faute de tradition écrite et de copyright. Bien sûr que je vais donner des noms, on veut toujours des noms, des exemples, il faut faire un exemple. Alors en voici deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le moyen-âge et la renaissance ont été une longue maturation musicale et instrumentale dont il reste assez peu de connaissances et beaucoup de reconstitutions hasardeuses : sommes-nous certains d’entendre ce qu’entendaient les gens rassemblés dans les églises ou sur les places publiques d’alors ? Quelques noms sont passés dans l’histoire ; les rois de la polyphonie, les inventeurs de la musique profane, les chants populaires encore chantés aujourd’hui sans qu’on sache qu’ils viennent de si loin, troubadours, ménestrels, maîtres de chapelle. Et voici que justement, au sortir de ce long hiver et sans que ses contemporains aient démérité, un maître de chapelle à la prodigieuse force de travail a mis tout le monde d’accord sur les fondements de la musique savante occidentale européenne,  un certain Jean-Sébastien Bach. Que l’on me pardonne mais je ne peux m’empêcher de trouver parfaite la musique qu’il a composée. Toutes ses musiques. Une perfection mathématique et bouleversante dans sa perfection, qu’on ne me dise pas indifférent, je l’écouterais des jours entiers sans m’ennuyer un instant. Mais que personne n’y change la moindre note ! Tu regardes mais pas touche ! On ne touche pas à la perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses successeurs des siècles suivants dont le flux s’est tari quelque part vers l’apparition du dodécaphonisme, ne seront pas parfaits. Ni Mozart, ni Beethoven, ni les autres. Leur imperfection leur est et nous est richesse et volupté. Dans ce genre musical, la perfection est commencement et fin, elle est l’articulation entre une longue préparation et l’avènement d’un genre. Aujourd’hui nous vivons au milieu d’un bouillonnement étrange et insaisissable, entre les musiques du monde, les musiques simplistes, les chants populaires, les traditions orales et les métissages fous, et la perfection apparaîtra là où personne ne l’attendra et surtout quand personne ne la cherchera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux aussi donner un autre exemple. Ce sera une copie de ce qui vient d’être écrit, en ramassant le temps et en changeant de monde. Dans les champs de coton et dans les usines du nord, des esclaves ont tenté de surmonter leur souffrances en chantant, ils ont entendu les musiques de leurs geôliers, ils se sont souvenus des tambours de leurs ancêtres, ils ont subi les rythmes des machines et des rails, et lentement dans tous les sens se sont préparés les quadrilles, les bleus à l’âme, le ragtime, et tous les autres tâtonnements que nous transmet la légende plus noire que dorée. Alors un musicien un jour a pris son cuivre étincelant et a proclamé sa vérité. Louis Armstrong a joué de la trompette et personne ne s’y est trompé : il jasait et personne encore ne l’avait fait. Comme avec Jean-Sébastien, on peut toujours trouver quelques noms qui l’ont précédé dans le genre mais il est le seul phare de Cordouan qui vaille dans cet immense estuaire musical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard en l’écoutant sur les vieux rouleaux sauvés des brocantes on s’aperçut qu’il avait atteint, lui aussi, la perfection. Changer une note à une improvisation de Louis le Grand ? Inconcevable. Au commencement de l’histoire de la jaserie se trouvait ainsi, comme quatre siècles plus tôt, celui qui par sa seule force mentale avait pu rassembler en une musique tous les tâtonnements de naguère. Tous les autres seront imparfaits mais de cette belle imperfection sans laquelle il n’y aurait pas de musique vivante. Il faut une perfection et par définition elle est une. Sans elle, point de musique à venir. Mais il ne faut plus attendre qu’elle revienne, la perfection, une fois lancée la machine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mélanges annoncés sont désormais à l’œuvre et la perfection annoncée viendra aussi de ce côté ci, de la jaserie. Mais je suis bien incapable de dire de quoi elle sera faite, et personne ne le sait, pas même celui par qui elle viendra, s’il est déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-onzieme-mouvement.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7017154070960734575?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-2.html' title='HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 3.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7017154070960734575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7017154070960734575' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7017154070960734575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7017154070960734575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-3.html' title='HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 3.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-4540666645945051449</id><published>2010-10-10T00:22:00.004+02:00</published><updated>2010-10-12T01:26:53.696+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 2.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dixième mouvement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;2. Le deuxième sommet.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Roberto Fonseca. Juste un petit détroit à traverser, à contre sens des radeaux, de Key West à la Havane. Roberto Fonseca est cubain. Il est donc, est-ce que je peux l’écrire ainsi, naturellement, enfant de la jaserie et du son, prononcer sonn. Comme avec mes nomades, est-ce une bonne idée de prétendre que c’est naturel, est-ce une bonne idée de prononcer le mot latino. La jaserie latinale, latina, les latinos. Ces mots ont-ils un sens, ne sont-ils pas autant de prisons, de cages dorées ? Le mot ne me dérange pas, il est bien commode, il place, il cerne, il précise. Mais il enferme, et si je le garde, je tâcherai que les barreaux de ma cage soient des barreaux mous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jaserie et ses avatars ont toujours combattu les mots qui les désignaient et tous les jaseurs sachant jaser refusèrent ce mot ci et ce mot là, tous ces mots laids. Il me faut pourtant bien les employer, je me perds assez en discours pour ne pas empirer avec des périphrases. Jaserie latino, latina plutôt selon la règle espagnole, latinale pour une translation perdue, de Chano Pozo jusqu’au club social de Bellevue, de Barbieri le chat argentin au bandonéon d’El Sur, Astor le mélancolique. Jaserie latinale, l’invention me plaît bien, elle ouvre la cage, elle vole à tire d’aile. Je la garde, au diable les latinos, longtemps je me lèverai de bonne heure pour écouter la musique latinale en fin de soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je comptais bien écouter ce soir là Chucho Valdès. Ce n’est pas nouveau dans mon histoire, je viens pour Pierre et c’est Paul qui me chavire. Pierre m’ennuie ou me navre pour qui j’avais vidé ma besace à sous, et Paul me console, parfois avant que Pierre ne sévisse, ou en même temps. J’ai conté l’aventure avec Galliano qui suivit Trottignon, ou Sanchez qui neutralisa le Barron. Les latinales furent de cet acabit. Enfin j’allais pouvoir entendre en vrai l’ami Chucho fils de Bebo, et ce fut Fonseca qui vint. J’ai déjà oublié Valdès et son vacarme, sa pitoyable chanteuse, j’ai honte de l’écrire mais je ne trouve pas d’autre mot, comment puis-je juger ainsi une personne qui s’efforce d’exister, pourtant je la juge et seul le mot pitoyable me vient, à moi qui ne connais pas la pitié, sentiment détestable, il faudrait en faire tout un plat de ce sujet j’irai en parler à mon moine, un de ces quatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roberto Fonseca était le dernier accompagnateur d’Ibrahim Ferrer. Il arrivait chez Jim tout auréolé du souvenir qu’y avait laissé le chanteur à la casquette blanche avant de mourir. Tout le monde attendait le pianiste comme une sorte de résurrection ; pour ma part, j’étais en deuil non seulement du chanteur mais de son accompagnateur véritable, Ruben Gonzales, dont Roberto n’était que le remplaçant. Porté par la foule bienveillante, il avait devant moi un sérieux handicap, me faire oublier le vieux pianiste méconnu sans qui Monsieur Ibrahim n’aurait pas tout à fait été Señor Ferrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette forme d’apogée que fut l’aventure du Buena Vista Social Cloube, je me demandais de quoi serait fait le futur de cette musique, comment ce bâtard saurait procréer à son tour. Tous les vieux de la vieille qui avaient porté au firmament de la perfection le sonn cubain devaient laisser la place aux petits jeunes, les laisser partir dans tous les sens au-delà des accords bien sentis et des décharges folles, en y mettant tous les parasites qui remplacent une musique parfaite par une musique nouvelle et passionnante, une musique imparfaite, bâtarde, notre musique de maintenant. Il faudra en parler, de la perfection en musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Buena Vista Social Cloube représentait une certaine forme de perfection dans la jaserie latinale. Et ma curiosité était grande d’entendre comment les successeurs des vieux fous cubains allaient échapper au carcan. Naïf, inconséquent, irréfléchi, je comptais sur Valdès pour me montrer ce paysage, au seul motif de sa notoriété et de sa qualité de fils. C’est Roberto Fonseca qui apporta la réponse, et quelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La moindre des choses était qu’il se souvînt de monsieur Ibrahim. Il en fit surgir le fantôme à travers l’hologramme lorsqu’il a, dans un rappel d’anthologie, commencé à tourner autour des deux gardénias. Jim n’est jamais aussi plaisant que lorsqu’il est visité par des fantômes. Ne surtout pas avoir peur des fantômes, ici. Roberto a convoqué le fantôme de Ruben Gonzales, et à eux trois ils m’ont montré comment la latinale n’était plus enfermée dans son ghetto et qu’elle était prête à conquérir le monde. Un indice ? En plein déroulement de la cubaine inspiration, parmi les échos des bongos et des congas, derrière le remue-ménage des rythmes de Santiago et des sauvages rumbas, non je ne rêvais pas, il y avait dans la flûte, la clarinette ou le saxophone, joués par Javier Zalba, une réminiscence, un écho, une transparence, un reflet, un effluve, comme échappé des Rosenberg de la veille mais en négatif, au lieu du noir Créole perdu dans le blanc Carpatique, il y avait perdu dans la mer Caraïbe une sorte de bleu klezmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chucho Valdès pouvait toujours cogner, le concert d’après. En vain.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-3.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-4540666645945051449?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 2.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/4540666645945051449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=4540666645945051449' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4540666645945051449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4540666645945051449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-2.html' title='HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 2.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-9128537983808747417</id><published>2010-10-05T22:05:00.006+02:00</published><updated>2010-10-10T00:31:04.451+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 1.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Dixième mouvement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;1.    Le premier sommet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;J’ai tout dit des six concerts à la suite, j’ai même dit qu’ils étaient quatorze au total. Mais j’ai laissé quelques oublis. Trois noms que j’ai cité incidemment dans mes histoires mais qui, tel le hallebardier de la tragédie, n’existe qu’en arrière plan silencieux. Pour le moment. Car la vérité est que je me les suis gardés pour la fin, pour la bonne bouche. Comme on garde le Sauternes pour le meilleur moment du repas, comme on réserve le coup de théâtre pour le troisième acte ou l’avant-dernière scène. Tout est dans le choix des enchaînements et des saveurs. Ils vont occuper le terrain de tout ce qui suit, les trois oubliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commencer, je nommerai évidemment le quatrième d’entre eux, histoire de m’en débarrasser, l'oublié oubliable. John Zorn. La jaserie juive. Encore un métissage, un de plus, tous les concerts étaient sous le signe du mélange, pourquoi celui-ci aurait-il échappé à la règle puisqu’il était réservé à ce mélange là ; commencé par Cohen il pouvait continuer avec Zorn, et au lieu de franchir Méditerranée et Atlantique entre Israël et Manhattan, il franchissait juste l’East River entre Harlem et Brooklyn par le pont de Williamsburg aux glorieuses réminiscences. Musique en creux, étrange association de John Cage et de Woody Allen ; il lui ressemble de dos, assis sur sa chaise à faire des signes un peu comiques pour, semble-t-il, diriger un petit monde qui pourrait tout aussi bien jouer sans lui. Je n’aime pas qu’on me tourne le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une musique plutôt composée, rigide, et dans le genre je préfère de très loin celle que nous donnent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le monde de Kota&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rocking Chair&lt;/span&gt;, des groupes inconnus mais qui travaillent aussi bien. John Zorn n’avait jamais réussi à tenir longtemps mon attention : ce soir là non plus. Dernier soir, fatigue ultime, et ne pas gâcher le Cohen : polis mais pas obséquieux, nous avons attendu la fin pour nous glisser jusqu’à l’allée, comme tout le monde était parti dans la rangée ce ne fut pas difficile, et nous avons négligé les rappels. Nous sommes sortis sans espérer que le monsieur assis de dos daigne se lever et saluer. Nous avons promis à Jim de repasser le lendemain pour un au revoir digne de ce nom. En arrivant chez les anglais, Zorn m’était sorti de la mémoire et je gardais Cohen au creux de l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me reste toujours mes trois noms annoncés. Si un jour Jim disparaît de mes souvenirs, ils seront encore bien présents, ils seront à eux seuls les raisons définitives de mon passage ici, s’il n’en fallait sauver que trois. Les trois émergences du déluge à venir, quand tout aurait été noyé, dissout, pulvérisé. Les trois sommets de ma semaine de vérité. Oubliés les malotrus, le chapiteau immense, le logement précaire, les embouteillages nocturnes, la foule pressante, les bénévoles épuisés, je repars plus riche  que j’étais venu. Les voici : Evan Christopher, Roberto Fonseca, et Monsieur McCoy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne pourra pas dire qu’ils se ressemblent, et les émotions furent bien éloignées les unes des autres. Mais voilà, ne cherchons pas de logique, de fil rouge, de cohérence. Ils furent les plus forts, ils trouvèrent mes faiblesses, mes attentes, ils me terrassèrent et me portèrent, ils firent que toute l’énergie dépensée chez Jim le fut pour eux, pour ces trois rencontres, ces trois face à face avec moi et moi seul ; ils surent convoquer cette magie déjà évoquée par laquelle soudain une certitude s’installe en moi au milieu de l’océan du doute, ils jouent pour moi et je suis seul à les entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evan Christopher. Le poids du passé sur ces instruments, clarinette et saxophone soprano, fait craindre le pire quand un musicien les dégaine. Imitation, plagiat, inspiration téléguidée, lieux communs, répétitions et trucs. Naima ou petite fleur, les oignons et les rues d’Antibes, noircir les yeux et commencer la biguine. Toute l’histoire de la jaserie entre Caraïbes et Riviera, entre Louisiane et Ukraine. Le fond nomade venait renforcer la méfiance, on se méfie toujours injustement des nomades. Il a dégainé ses anches et il a su déjouer tous les pièges, il s’en est joué, il les a joué, déroulés, roulés dans la farine et nous avec, il a frappé de plein fouet la belle gitane à coups de son créole, de subtilité cajun, de réminiscences acadiennes. Un mélange de paprika et de colombo, du rhum dans la slibovitz. Je croyais traverser les plaines hongroises et les Carpates, et j’ai franchi l’Atlantique en même temps que le lac Balaton. Sans le moindre grand écart, sans dissonance, sans désaccord, comme si soudain tout n’était devenu qu’un seul continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cavelier de la Salle en aurait presque ressuscité. Evan Christopher a illuminé la soirée manouche de son Amérique néo-orléanaise, et je ne saurais plus précisément écrire comment il y parvint à travers les ondulations, les phrasés, les délicatesses, de ses tuyaux de sorcier. J’ose à peine l’écrire, je ne connaissais pas son nom avant d’arriver chez Jim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répéter après moi : Evan Christopher, incroyable créole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-2.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-9128537983808747417?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-neuvieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 1.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/9128537983808747417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=9128537983808747417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9128537983808747417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9128537983808747417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Dixième mouvement 1.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5495413045120830456</id><published>2010-10-01T00:51:00.009+02:00</published><updated>2010-10-13T23:15:38.597+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Neuvième mouvement: les fleurs 2.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Neuvième mouvement : les fleurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; font-style: italic; font-weight: bold; color: rgb(51, 204, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;2. Les fleurs nomades.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Il y a d’autres fleurs. Je ne les oublie pas. Je n’oublie pas les fleurs de la jaserie manouche, fleurs de pavé de Saint-Ouen, fleurs de terrains vagues cernés de policiers. On ne pouvait mieux faire qu’offrir une soirée entière à ce métissage bien de chez nous inventé par Django, mon pote le gitan. Bien de chez nous, bien français, bien de ce territoire du côté de Sannois, et les ordures qui les pourchassent ne l’emporteront pas en paradis. Je ne sais pas ce que recouvre ce nom de rom qui me poursuit ces temps-ci. Tzigane, gitan, romanichel, roumain, manouche, et probablement bien d’autres mots, pour enfermer ceux qui ne veulent pas l’être, ni entre des murs quand ce seraient les leurs, ni entre des papiers qu’ils en aient qu’ils n’en aient pas, ni bien entendu derrière des barreaux. Quels sont leurs mots à eux pour se désigner, je le demande faute de le savoir. Alors qu’ils me pardonnent si parfois j’utilise des étiquettes qui ne devraient fleurir que sur leurs bagages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Le plus difficile est de comprendre que les ordures procèdent de nous. Nous n’avons pas su faire entendre notre voix, nos champions se sont ridiculisés en s’entretuant plutôt que de se battre où il fallait, et nous n’avons pas su les remettre dans les rails. Le haut du pavé des ordures est notre résultat, ne cherchons pas de mauvaises raisons chez les autres, sans même revenir sur un certain référendoume calamiteux qui leur a ouvert le boulevard qu’aujourd’hui nous regardons effarés. La honte de nos dirigeants est la nôtre, leur abjection nous enveloppe. Bien entendu, Jim et ses amis ont ovationné ostensiblement le combat contre la honte, je n’en attendais pas moins, comme pour tenter de la décoller de nos têtes comme on décolle de ses doigts le poisseux de la saumure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je n’ai pas boudé ce bref instant de bonne conscience, mais il fallait laisser la place à la route des roms ; à cette jaserie manouche que j’avais découverte à la chope des puces bien avant d’entendre Django. Il y a longtemps que je ne l’ai vue, la chope des puces ; devenue tendance, je crains le pire pour ce boui-boui minuscule où l’on mangeait sa moule-frite avec les doigts sur une table bancale et poisseuse elle aussi, avec les guitares sans limites de joyeux compères, entre deux visites à micro disque ou quelque autre revendeur aux bacs débordants pour y découvrir la perle rare, l’incunable, le dernier Miles le premier Shepp, dans l’entassement des galettes noires à cinq francs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il faut réfléchir à cette musique, cette belle mulâtresse. Une, deux, trois guitares rythmiques accordées du grave à l’aigu, et une guitare mélodique entre les doigts d’un virtuose, un virtuose sinon rien. Cette musique est de celles où la virtuosité est obligatoire, non qu’elle suffise mais ne te dérange pas si tu n’es pas champion du monde. Voilà le socle, sur lequel s’organisent les comparses, les alliés, les complices, les invités, accordéons, clarinettes et autres anches, violons bien évidemment, contrebasse et batterie puisque métissage il y a, et il faut bien des encombrants de service.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;On a dit qu’il y avait de la monotonie dans cette musique nomade, de la répétition, et qu’après dix plaisantes minutes, trente suffisantes, en écouter davantage relevait de l’anesthésie. On dit ce qu’on veut et je ne vais pas m’épuiser à expliquer à celui qui ressent ce qu’il ressent qu’il ne ressent pas ce qu’il ressent. Après cinq heures de cette musique je ne m’endors toujours pas et j’en redemande. Il fallut bien partir après le dernier rappel du dernier concert, après la sortie du dernier spectateur, après l’extinction du dernier feu. D’un groupe à l’autre on entend les mêmes bases, la même syntaxe, la même joie et la même mélancolie, et pourtant rien n’est jamais pareil. Ni tout à fait ni tout à fait. On ne se baigne jamais dans le même fleuve manouche. Il y eut trois bouquets de fleurs de Jim, trois mondes distincts à explorer, avec leurs marais et leurs sommets.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il ne sert de rien de se mettre à décrire chacun des trois monde qui se sont succédés, qui se sont interpelés, et qui, une fois le grand chapiteau vidé, se sont mélangés dans la tête. Décrire. Entreprise de démolition, plutôt. Les mots sont impuissants face au déroulement du temps musical, ce qui ne signifie pas qu’ils sont inférieurs, mais ils procèdent d’une autre logique, d’un autre cosmos. Je ne cherche pas à décrire la musique, je raconte ce que la musique m’imprime, le souvenir qui reste, le souvenir oublié, emmêlé et emmitouflé dans mes substances, et quelques éclairs qui laissent des marques comme un coup de soleil sur un mélanome, un coup d’arc sur une rétine. Le premier monde avait son violon un peu approximatif et sa contrebasse inspirée dans le chant, le deuxième fut enchanteur et j’en reparlerai, le troisième a remis Lagrène en scène et en selle, et là, oubliée la facilité goguenarde, il sortit de ses gonds et nous montra de quoi il était capable. Il oublia la désinvolture de deux soirs plus tôt, et fit la preuve par un son neuf que la bâtarde était fertile.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-dixieme-mouvement-les.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5495413045120830456?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-neuvieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Neuvième mouvement: les fleurs 2.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5495413045120830456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5495413045120830456' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5495413045120830456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5495413045120830456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-neuvieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Neuvième mouvement: les fleurs 2.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-8159189920908129644</id><published>2010-09-28T23:58:00.006+02:00</published><updated>2010-10-01T01:01:22.586+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM -  Neuvième mouvement : Les fleurs 1.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Neuvième mouvement : Les fleurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1. La désinvolture, le son et la terre promise.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jim m’a offert perles et pépites. Il m’a aussi offert des fleurs. Pourquoi faut-il que je nomme fleurs certains concerts et d’autres perles ou pépites ? Mystère et métaphore. Une affaire de coquille et de gangue pour ceux-ci et de terreau pour ceux-là, sans doute. Les David étaient des pépites et mes trois compères relevaient du bouquet, Galliano la rose, Lockwood le dahlia, Biréli la graine. Je jure que je n’ai pas fait exprès, sinon de l’avoir gardé. Après tout, pour leur plus grand plaisir, ils s’étaient laissé aller à quelques facilités. Alors je m’en offre une aussi pour le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai passé un bon moment en leur compagnie, c’était un cadeau de Jim attendu de belle lurette et j’aurais mauvaise grâce de cacher que, sans avoir décollé de mon siège comme il m’arrive parfois à l’insu de mon plein gré, je n’ai pourtant pas été déçu. Je suis bon public, et sans être dupe des roueries j’ai d’avance de l’indulgence pour ceux que je viens écouter. Il ne faut pas attendre un miracle à chaque instant, sinon que vaudrait le miracle ? On peut leur reprocher une certaine désinvolture, mais si les trois compères n’ont pas tutoyé le génie, ils se sont régalés et nous ont régalés de leurs entrelacs, et des étranges accords entre leurs instruments si différents. On a tout entendu, on les entendait tous ; les sons les plus étrangers se sont mariés les uns aux autres sans se contrarier, suraigu et gravissime, pianissimo ou péremptoire, un vrai miracle d’acoustique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y pense soudain, je n’en ai rien dit et il me faut écrire sur elle, sur celle sans qui je n’aurais rien entendu, sans qui personne n’aurait rien entendu, ni rien vu d’ailleurs, l’acoustique et celle qui en est la meilleure servante, la régie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’usage dans ces lieux de gigantisme. On met la sono à fond, on fait défiler sur tous les tympans présents assez de décibels pour enrichir tous les oto-rhinos de la région et les fabricants de prothèses auditives, et tout le monde est content, les organisateurs qui n’ont pas eu besoin de penser l’acoustique et les spectateurs qui ont pris pour de la communion musicale ce qui n’était qu’ondes stationnaires ventrues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Jim, point de ventre sonore, point de bruit, mais du son. Même lorsque certains musiciens lâcheront leurs chevaux, ces messieurs des consoles garderont la tête dans leur casque et sauront funambuler entre les enceintes géantes pour nous permettre d’entendre le plus petit frémissement de triangle. Il n’y avait pas de triangle chez Jim ? Justement, on l’entendait quand même. L’exercice est très difficile : l’immensité de la toile, le bruit de la foule en mouvement, personne ne s’arrête dirait-on et c’était presque aux musiciens de s’excuser de déranger, la diversité des instruments, la diversité des pratiques. Ils surent restituer la moindre subtilité y compris lorsque rien ne l’annonçait, le doigt effleurant le Steinway au milieu des saxophones en colère, des trompettes époumonées, des caisses claires dévergondées et des cymbales endiablées, des tambours bavards et des clochettes dans les alpages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mission accomplie, j’ai tout entendu, jusqu’au moustique sur la joue de la petite chanteuse à la grande voix, même la corde cassée de la guitare rythmique, même le tremblement de la voix de Trottignon intimidé par sa propre folie. Nous nous entendons bien Jim et moi, finalement, et nous nous envoyons l’un à l’autre des fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les fleurs viennent aussi d’ailleurs, de l’ouest ou de l’est, encore un peu plus loin à l’est, l’est méditerranéen, la terre promise, le pays où pourrait couler le lait et le miel sans la stupidité qui guerroie contre la stupidité. Le pays de ces millions de fleurs rouges qui poussent le long des routes et d’où nous vient le contrebassiste chantant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attendais Avishaï Cohen au tournant. Une part de ce qu’on entend de lui dans le poste me plaisait et j’ai même déjà usé des galettes pour mieux l’écouter quand je veux. Autant l’avouer, au début je croyais que le pianiste de ces écoutes invisibles était le héros de l’histoire, et il me fallut quelques mois avant de comprendre que ce n’était pas toujours le même pianiste mais toujours le même contrebassiste, et qu’il était le cœur de cette musique nouvelle qui me charmait. Ils ne sont pas nombreux dans le siècle, en grande jaserie, les contrebassistes compositeurs et organisateurs dont on reconnaît la musique immanquablement même sans qu’il ait encore joué. Je ne vois guère que Charles Mingus. Dit-on de Mingus qu’il vaut par la qualité de son pianiste pourtant habile, de son tromboniste, de ses saxophonistes ? Malgré le talent de Byard, de Knepper, de Dolphy, et de tous ceux qui sont passés sous sa férule, sous son archet, c’est toujours la musique de Mingus que j’ai goûtée. J’attendais Cohen au tournant et il a su me conquérir. Certes son pianiste ce soir là était remarquable, et on donnera l’oscar à tous les autres, chanteuse, Oud, percussion, mais on comprit vite que c’est le contrebassiste qui tient l’édifice d’une main ferme ; sans lui pas d’hologramme. Fleur d’Israël enracinée à New York, à moins que ce soit le contraire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/10/histoire-de-jim-neuvieme-mouvement-les.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-8159189920908129644?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-huitieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM -  Neuvième mouvement : Les fleurs 1.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/8159189920908129644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=8159189920908129644' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8159189920908129644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8159189920908129644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-neuvieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM -  Neuvième mouvement : Les fleurs 1.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7754488230520993155</id><published>2010-09-26T22:07:00.003+02:00</published><updated>2010-09-29T00:05:45.060+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Huitième mouvement : les David et la mort.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Huitième mouvement : Les David et la mort.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Fâcheries et chipotages finissent toujours par tomber du bateau. Il faut bien de la gangue à gratter pour dénicher la pépite, du coquillage à forcer pour extraire la perle, et où pousseraient les fleurs sans fumier, où flotterait le nectar sans lie ? Les doutes passent, le plaisir est intact. Les hologrammes sonores semblent s’évanouir pour mieux se déployer au premier chant du coq. La jaserie est phénix qui renaît de ses cendres après avoir elle-même provoqué l’incendie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux David. Il ne fallait pas moins de deux David pour détruire le Goliath de mon inquiétude. Il fallait ces deux saxophonistes déchiquetés pour couvrir le bruit des  saxophonistes déchiquetants. Contre l’hirsute de Madrid et l’imprécis de chez les jumeaux, Jim le magicien a sorti de sa manche, encore elle, ses deux David de derrière les fagots, virtuoses flamboyants, archanges florentins. Je les connaissais déjà, je ne les savais pas à ce point atouts-maîtres, je ne savais pas qu’ils sauraient empêcher mon Titanic de sombrer. Plût au ciel qu’ils fussent dans l’orchestre de ce paquebot le soir de l’iceberg, l’histoire aurait changé de nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma grande réconciliation avec la libre jaserie a été leur œuvre, aussi différents qu’ils étaient par leur chant et par leur place, David El Malek qui a mis dans sa poche un orchestre entier, qui l’a hypnotisé, et David Sanchez, l’homme du Barron de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Malek fut un des artisans essentiels de la réussite du concert de Trottignon. Malgré le contexte contraignant, malgré la baguette du chef, à cause d’elle, grâce à elle, grâce à l’écriture obligatoire dans laquelle il devait se fondre, ses folles envolées de volutes, ses cascades endiamantées d’écume, venaient rappeler que la libre jaserie n’est pas un déchaînement gratuit mais une construction joyeuse, une exploration, un chemin dans la jungle, tracé non point d’arbre en arbre au gré de l’instant mais d’étoile en étoile à la recherche du Graal, l’oreille tendue vers la conférence des oiseaux, le nez aux aguets, tous sens en alerte. L’hologramme sonore en témoignait, bien en place quelque part entre l’écran central, la scène, et ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sanchez, David le second dans l’ordre chronologique. J’avais échappé à la noyade par le premier, mais le second avait une rude tâche aussi, celle de me faire oublier le Barron. Sa jungle était celle du tourbillon de notes balancées dans la nature par le trio carnivore du pianiste et ses deux complices. En voici une, de gangue à gratter. J’ai longtemps entendu chanter les louanges de Kenny Barron, la grande tradition du piano commencée avec Art Tatum et Bud Powell. Les successeurs n’ont pas manqué, Hank Jones, Winton Kelly, et bien d’autres, ce n’est pas ici un catalogue, René Urtreger bien de chez nous, Oscar Peterson le canadien. Personne ne nommera Ahmad Jamal, un vieil ami de Jim, il ne fait pas partie de cette tradition là. Oublions tous ces noms, ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont dit que Barron était le meilleur d’entre eux, les gens qui causent dans les journaux et dans les postes. J’ai bien voulu les croire, bien que jamais la musique du Barron ne m’ait obligé à m’arrêter sur le bord de la route quand il sortait de l’autoradio. Je voulais l’entendre en vrai, et Jim m’avait promis que j’en aurais l’oreille nette. Il a tenu sa promesse, Jim. Je m’attendais à quelque illumination, à la découverte de mon ignorance, à la succession du Moine soi-même tant qu’à faire, et j’avais attaché ma ceinture pour éviter le mal de mer. Pour une déception, le mot est mal choisi, ce fut plutôt un coup de Barron, sans que ce soit un effet de la fatigue. Il n’y a pas de successeur au Moine, pas ici du moins, et je peux continuer à m’occuper de ses fiches sans craindre une concurrence. L’Oiseau peut chanter dans le ciel, le Barron perché ne l’atteindra pas. Son déluge de notes avait un goût de peur, comme s’il fallait conjurer le silence, comme s’il fallait construire un barrage contre le Pacifique, comme s’il fallait asphyxier toute vie alentours. Contrebassiste et percussionniste, en complices avertis, ajoutaient leurs sons aux sons, aucune ombre ne pouvait se poser sur ces broussailles épineuses, aucun colibri, pas même un fantôme. Il avait peur des fantômes, voilà le secret qui se faisait jour lentement en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contrebassiste mérite mieux que ce rôle subalterne, pourtant. Quant au batteur, il eut le succès de tout batteur après un bon et long solo, cétotomatix, je ne lui refuse pas cette gâterie.&lt;br /&gt;Qu’ont-ils fait de tes inventions, Bud, continuateurs ou fossoyeurs ? Pire. J’étais malheureux du massacre de la composition du Moine, prise d’un train d’enfer, sur un parcours si ahurissant que mon idée devenait précise, mon opinion arrêtée, le doute n’était plus permis : le Barron était terrifié. Les fantômes du passé lui tournaient autour en une danse macabre, et il tentait de les ensevelir sous leurs propres œuvres, sous un immense tas de notes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Well you need’ nt chantait la chanson démantibulée, et si vite que roulât le train on entendait malgré tout le rire moqueur du Moine. En vain tu t’évertues et tu te tues si tu te tais, Barron, quarante minutes plus tôt Monsieur McCoy avait illuminé le monde et ressuscité les morts, et dans ton équipe un certain David ouvrait le chemin de la liberté dans l’épaisseur de tes épineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que fit David Sanchez. Il a sauvé le pianiste d’une apoplexie annoncée, il a rétabli l’oxygène. Sa musique ferme, droite, claire, coupante, a écarté la végétation et m’a permis d’entendre ce que je ne parvenais pas à écouter. Ce soir là, je n’étais pas venu pour Barron mais pour Monsieur McCoy, et c’est David Sanchez dont je voulais savoir ce qu’il devenait qui a été présent au rendez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois pourtant, on ne m’accusera pas d’injustice absolue, Kenny Barron est rentré chez lui et a dompté sa peur. Ce qu’il aurait dû faire tout le concert, mais le pouvait-il, il a joué une composition de lui, bien à lui, bien travaillée, bien intime, il nous a ouvert sa porte. Composition élaborée pour un film qui n’est jamais sorti, à ce que j’ai cru comprendre. On sentait bien que, dans son atelier isolé, il n’y avait plus de fantômes ni de menaces. Il était sur ses terres, dans sa baronnie si je puis dire. J’ai eu plaisir à l’y accompagner, à suivre sa route au milieu des champs et des prairies, à faire le tour du propriétaire en sa compagnie, dans la forêt débroussaillée. Ce ne sont pas les décibels qui manquèrent, mais la peur n’était plus là, et parfois un silence pouvait se poser sur une branche, soulignant l’hologramme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis tout s’est défait jusqu’à la reprise finale en solo où, seul, le gros pianiste m’a paru plus désemparé que jamais face à la gueule béante du néant, face à sa mort.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-neuvieme-mouvement-les.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7754488230520993155?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-septieme-mouvement-des.html' title='HISTOIRE DE JIM - Huitième mouvement : les David et la mort.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7754488230520993155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7754488230520993155' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7754488230520993155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7754488230520993155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-huitieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Huitième mouvement : les David et la mort.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2352009548219730236</id><published>2010-09-24T12:26:00.008+02:00</published><updated>2010-09-26T22:26:46.077+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Septième mouvement: des bas et des hauts.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Septième mouvement : des bas et des hauts.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le ver rongeait le fruit. Mes amours des années préhistoriques avaient pris un goût de rance, une odeur de suspicion, une ombre d’un doute. Ne venaient-elles pas de malentendus, mal entendus aussi ? Ne procédaient-elles pas de ces certitudes assénées comme celles qu’on m’a servies dès le premier jour chez Jim ? Toute musique s’inscrit dans le monde où elle apparaît, les musiciens ne sont pas de purs esprits qui oublient leurs chagrins et leurs impôts à l’entrée de la scène. Toute musique est chargée de poids social, historique, économique, et bien malin qui échapperait à ces contingences. Prétendre écouter en ignorant d’où elle vient, c’est écouter d’une seule oreille, c’est entendre d’un demi-cerveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais prétendre aimer la musique pour ces raisons politiques et culturelles en oubliant le travail du musicien et la résonance qu’il éveille en soi n’ouvre que l’autre oreille, n’éveille que l’autre hémisphère. J’étais orphelin de la musique que j’aimais ; Paco n’avait pas réussi à me consoler sur ce point. Je n’étais plus sûr de rien, et la libre jaserie toute entière s’effilochait dans le brouillard. Justement, elle se présentait à moi sous sa forme francophone avec les jumeaux qu’on disait magnifiques, ma réconciliation avec moi-même s’annonçait triomphante. On allait voir ce qu’on allait voir et entendre l’inouï, éclaircir l’horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vu. Entrevu, entre les nuques. J’ai entendu. Il y eut du bruit et de la gesticulation, de la jaserie de pacotille, du grand débraillé braillé. Le seul intérêt tenait à la gémellité, apercevoir ces deux clones si semblables dans leurs gestes malgré leurs instruments si différents avait quelque chose d’exotique, d’extraterrestre. Mais chez Jim on n’est pas sur Mars, et ce qui est rigolo cinq minutes lasse en trente et exaspère en nonante. L’horizon restait bouché : une grande peur a commencé à me gagner. C’était un moment très étrange, cette fin de concert où je ressentais la venue d’une catastrophe floue, à la fois un peu ridicule et très dévastatrice, une catastrophe qui pourrait bien être la découverte de mon propre mensonge à moi-même depuis tant d’années, depuis toujours. Et sans me le formuler vraiment, ces choses là se cachent au creux de nos peurs, je commençais à me demander jusqu’où pouvait déferler le raz-de-marée, impossible à décrire, à comprendre, à partager, à endiguer ? Voici que soudain j’entendais ce que j’aurais dû entendre autrefois, et j’entendais la musique qui m’avait construit et elle n’était que bouillie pour les chats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La libre jaserie, les hologrammes, le rythme implicite, la tonalité cachée, l’énergie brute, l’esthétique du cri, tout cela n’était que chimère, je m’étais bercé de désorganisation sonore pour de mauvaises raisons. Mon rendez-vous avec Jim sonnait le glas d’une grande part de mes joies : je n’avais pas été préparé à ce naufrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffisait de voir le regard de ‘Aliénor à ce moment là pour comprendre qu’il ne restait plus qu’à retrouver la voiture au fond des terrains vagues où nous l’avions abandonnée, entre une tente quetchua et un WV télescopique, et rentrer chez nos hôtes anglais. Nous resterions quelques jours au bord de la piscine à boire des rafraîchissements, puis direction Billancourt, destruction de mille galettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai découvert en Jim une qualité rare : lorsqu’on est avec lui, il faut laisser derrière soi tous les faux-semblants dont on se nourrit en temps normal, tous les simagrées toutes les poses ; costumes, discours, musiques, attitudes, sont percés à jour comme s’il déferlait sur la bastide un flot de rayons X. Je me voyais plus crûment que jamais et je voyais autour de moi dans le moindre détail tout ce qui se cache d’ordinaire sous un vernis trompeur. Mentir aux autres devenait dangereux, se mentir à soi-même impossible. Qui avait pu mettre en route cette machine infernale ? Là encore, on ne m’avait pas prévenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut pouvoir survivre à un tel décapage, laisser tomber la fièvre, attendre cinquante minutes et une bière dans le verre à un euro, revenir s’assoir à sa place sans quitter le champ de bataille malgré l’envie. J’avais suggéré à ‘Aliénor d’aller sur la place où jouaient probablement des gens de qualité, en me laissant à cette expérience étrange où face à moi-même j’avais besoin d’être seul ; il ne s’annonçait rien de bon derrière les tambours et les trompettes de la renommée entonnées dans le programme, mais un étrange amalgame, un méli-mélo de quintette en jaserie et d’orchestre symphonique. Stoïque et attentive, ‘Aliénor ne m’a pas abandonné à mes tourments, nous sommes ici, nous irons jusqu’au bout de notre nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n’en avions pas fini avec les métissages : voici venir la jaserie franchouillarde aggravée de prétention orchestrale. Nous devions affronter cette vieille lune où la musique écrite allait se mélanger à la musique orale, où la baguette du chef devait laisser libre cours aux improvisations des garnements. J’avais déjà écouté le pianiste à Billancourt, il y a plusieurs années, il n’avait pas encore de nom et ne savait pas trop où il habitait. Il m’avait laissé un goût de dubitatif, mais avec comme une impatience, une curiosité insatisfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allions assister au combat du chef à la baguette contre le pianiste errant. Peyrebelle et Trottignon, Peyrebelle contre Trottignon, l’un malgré l’autre, quelle sauce devait tourner ce soir, du catch, du judo, ou de la danse de salon ? L’histoire nous enseigne que ces rencontres, souvent inventées pour tenter de donner de la respectabilité au monde de l’oral, comme s’il avait besoin de respectabilité et de classicisme, ont rarement donné de bons résultats. Autant dire que je n’étais pas prêt à leur donner mes bons dieux sans confession, bien délabré que j’étais dans mon humeur massacrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure trente de concerto. Voilà ce qui se passa. Une heure trente. Et ce qui me vient sous le clavier n’est pas ce que j’avais dit que ce serait. Alors comme je déteste me contredire à deux lignes d’intervalle, je pourrais un peu chipoter maintenant. Trouver à redire. Faire la fine bouche. Jouer le blasé, le perfectionniste, le savant kicétou. Il y eut de petits défauts, personne n’est parfait, l’exercice était très périlleux et tout concourrait à son échec, y compris mon état d’esprit, surtout lui. Ce fut grandiose. Jim était sain et sauf, mes doutes envolés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chipotons, pour l’honneur. Quelques articulations entre le quintette et l’orchestre furent maladroites, quelques approximations orchestrales seront à retirer, quelques longueurs. Je peux faire le malin musical, je sais que nous avons assisté ce soir là à un événement musical de première grandeur, au décollage d’une fusée inter galactique qui emportait avec elle tous les extraterrestres dans l’oubli. En se présentant à la fin du concerto, le pianiste avait un tremblement dans la voix, et ce tremblement était de l’humilité devant sa propre audace, de la fierté d’être arrivé au bout, et tout au fond la certitude qu’il avait accompli une réussite qui l’obligeait désormais à réussir plus encore. Pour une première mondiale, tu n’osais presque pas dire le mot, c’était une première mondiale ; Baptiste, tu as mis tes pas dans les pas des plus grands, à toi de trouver la bonne enjambée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon septième mouvement devrait s’arrêter là, sur la marche triomphale. Mais tous les compositeurs le savent, on peut aussi finir ma non troppo. Ce sera la tâche de mon trio roublard, l’accordéoniste, le violoniste et le guitariste, Galliano, Lockwood, Lagrène. Rencontre au sommet, ou plutôt addition de sommités. Il arrive en jaserie que un plus un fassent cent, les exemples abondent de cette arithmétique. Au troisième concert de ce soir là, il n’y eut pas multiplication des pains. Ils furent trois à jouer, à se jouer de nous, à jouer entre eux, matois, rigolards, heureux, et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;grâce à ce que nous avions entendu auparavant, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;nous fumes heureux de ce qu’ils jouèrent ; après tout nous étions bien venus pour eux, alors nous fumes heureux avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins l’heure du festin était passée. Il n’y a pas deux miracles à l’heure, même chez Jim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est mieux ainsi. Il nous fallait ce petit dessert joyeux, les trilles des drilles, pour apaiser les esprits et laisser renaître l’amour au fond de nous, au fond de moi. Jim m’avait secoué du cocotier, et il m’avait rappelé que si l’on succombe souvent à ses propres mensonges, on peut aussi découvrir derrière eux la part du vrai et de l’ivresse comme derrière l’ivraie la part de bon grain.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-huitieme-mouvement-les.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2352009548219730236?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-sixieme-mouvement-les_20.html' title='HISTOIRE DE JIM - Septième mouvement: des bas et des hauts.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2352009548219730236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2352009548219730236' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2352009548219730236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2352009548219730236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-septieme-mouvement-des.html' title='HISTOIRE DE JIM - Septième mouvement: des bas et des hauts.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-6708079028641050840</id><published>2010-09-20T00:17:00.003+02:00</published><updated>2010-09-24T15:14:10.641+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Sixième mouvement : les fâcheries. 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Sixième mouvement: les fâcheries (suite).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;2 - Assis sur nos sièges, nous étions cernés par les nuques. A moins de se contorsionner pour viser entre deux épaules en jouant du quinconce, il fallait se contenter de la foi qui sauve pour imaginer que des musiciens jouaient là-bas, très loin, sur une estrade trop basse entre deux écrans mal posés. Il aurait suffi de remonter l’estrade d’un mètre. Parfois j’apercevais la tête d’un joueur. Un petit mètre d’échafaudage, Monsieur Jim, juste un petit mètre, et nous aurions vu. La grande armoire normande s’est gaussée ; mais je pouvais toujours me hausser pour voir, la géométrie est implacable. Certes, les écrans étaient utiles, surtout celui de notre côté, à droite. Mais je n’étais pas venu chez Jim pour regarder la télé, et si adroits que fussent les caméramans et le réalisateur, voir de mes yeux m’eût été plus utile pour entendre de mes oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pu voir le dos de John Zorn, encore un impoli, parce que tout le monde partait. Comme en mer, de temps à autre l’horizon s’est dégagé, révélant le paysage. La chance a voulu que j’en profite souvent. J’ai pris ce que Jim m’a donné et ce qu’il m’a refusé, j’ai fait semblant de ne pas en vouloir. Dans les va-et-vient continuels des gens, impolitesse encore, va-et-vient de gens plus pressés d’être vus que de voir, il arrivait que nous vissions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ironie de ‘Aliénor n’a pas manqué ; toi qui n’aimes pas la foule ni le bruit, qu’es-tu venu faire ici, et moi qui t’accompagne en n’y voyant rien, qu’y fais-je ? Que lui répondre ? Que je n’y vois rien non plus, que je suis malade de la foule agglutinée, que la toile du chapiteau m’étrangle, que j’ai le mal de mer dans l’océan des sièges, que de m’éloigner des bords pour m’approcher de la régie me tord l’estomac, que je lutte contre la panique en embuscade, et que seule la musique quand elle commence remplace ces spectres par mes fantômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impolitesse enfin, avec les maigreurs de ma rangée. Leur taille ne nous a pas gênés, ce fut pire. Mais oui, elles étaient minces ; on voyait bien que la maigreur provenait de décennies d’efforts, et on pouvait compter les décennies dans leur maigreur. Travail de longue haleine et non point maladie, rides de frustration, vieillerie galopante et prématurée sans doute, et pourtant l’air content de qui se sait svelte et se croit belle. Deux caricatures à la mode vêtues de slim blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une forme d’agression dans ces minceurs artificielles, non seulement à l’encontre du corps de la femme ainsi rendue mince, mais à l’encontre de toutes les femmes transformées en porte-manteau, entre les fourches tu passes ou tu casses, à l’encontre de tous les hommes. Vous vous êtes voulue laides et je ne vous aime pas. Je préfère le monde des petits gros même s’ils ne voient rien. Elles arboraient l’air initié de celles qui font toutes les charrues de France et de Navarre, alors pour bien montrer qu’elles captaient la musique, pour bien montrer qu’elles faisaient corps avec le musicien, elles tapaient du pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim m’a raconté que naguère, il n’y avait pas de plancher dans son hangar. Il m’a expliqué qu’il marchait sur ce qui restait d’herbe du terrain de rugby, qu’il mangeait la poussière ou pataugeait selon la météo, il y a encore trois ans. Il était content de son plancher, enfin la musique pouvait se déployer. Il avait probablement fallu revoir toute l’acoustique, mais le résultat justifiait l’effort accompli. Quelle idée de taper du pied sur un parquet ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intolérance ? Ma chaise tressaute à chaque fois, juste un peu, un choc minuscule, à peine perceptible. Mais le moyen de ne pas l’entendre, le moyen de se laisser porter autrement ? Si encore il était synchrone ! Je ne prétends pas être dans le tempo, être exactement là où il faut être, je ne suis pas bon élève et j’entends ce que je veux, ce que je peux, je suis là où je suis et où je suis bien avec le musicien qui joue. Alors je déteste qu’on frappe à ma porte à ce moment là, à contretemps, à contre-pied, à contre-courant. Un point c’est tout. Elles n’ont qu’à taper dans leur for intérieur et me laisser à mes rengaines et à mes hologrammes. Je ne les bouscule pas, pourquoi le font-elles ? Ils sont assez difficiles à maintenir en équilibre, les hologrammes, un minuscule tapotis suffit à les faire effondrer. Alors, intolérance ou impolitesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On devrait interdire les chaussures à semelles dures dans la maison de Jim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-septieme-mouvement-des.html"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-6708079028641050840?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-sixieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Sixième mouvement : les fâcheries. 2'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/6708079028641050840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=6708079028641050840' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6708079028641050840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6708079028641050840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-sixieme-mouvement-les_20.html' title='HISTOIRE DE JIM - Sixième mouvement : les fâcheries. 2'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-4171673582422815277</id><published>2010-09-18T00:08:00.005+02:00</published><updated>2010-09-20T00:27:35.141+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Sixième mouvement : les fâcheries. 1</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Sixième mouvement : les fâcheries.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1 - Tout a été dit. Il suffirait maintenant de dérouler les rencontres dans le bon ordre. Jim le sait mieux que moi, on ne construit pas sa maison en commençant par un bout et en finissant pas l’autre, tout doit se mêler en se gênant le moins possible, on ne construit pas un monde en inventant un début et en fermant une fin. Quatorze échanges nous ont permis de faire connaissance, de nous déplaire et de nous plaire, de nous bouder et de nous réconcilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim n’a pas toujours bon caractère. J’ai déjà décrit une dame de ses fréquentations et elle n’est pas seule dans ce cas. Ils sont nombreux, ceux qui sont sûrs de leur originalité ostensible, étalant leur refus des conventions si partagé qu’il en devient convention à son tour. Par exemple, la politesse, cette vertu un peu délabrée qu’il convient de reléguer au rang de vernis suspect, à mi-chemin du paraître et de l’hypocrisie, comme me disait Jim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se planter debout devant celui qui a difficilement pu trouver un siège sur la place est un sport très en vogue. S’installer à une table où nous sommes déjà assis sans demander ni même saluer est une pratique très courue. Il est de bon ton de s’afficher révolutionnaire dans le salon de Jim, et peut-être que la révolution de ces messieurs-dames est ainsi faite. Ou alors, on s’installe sur la table voisine pendant le concert de l’après-midi, à huit de préférence, et on se met à parler haut et fort, alors que nous tendions l’oreille pour vaincre une acoustique imparfaite. Les jeunes musiciens que nous souhaitions découvrir peuvent s’époumoner, leurs traits de génie s’évanouiront dans les voiles blanches et rouges. On n’entend plus la musique : j’aurais aimé être Prévert pour avoir un grand couteau de dessous la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas de cas isolés, il ne s’agit pas de jeunes. Ils étaient plutôt attentifs, les jeunes de Jim, je l’ai remarqué, et ils étaient loin d’être majoritaires ; ici, au doigt mouillé, on donne dans le quinquagénaire moyen. Il faudra que Jim m’explique le pourquoi de ces gens qui ne lui font pas honneur. En ferais-je partie moi aussi ? Pourtant, il le semble que je rejette cette forme de contestation bas de gamme qui consiste à mépriser la bienséance la plus élémentaire, qu’elle soit voulue ou inconsciente. On est en vacances, on ne va pas se prendre la tête avec des règles surannées, voilà ce qu’ils disent, voilà ce qu’on m’a dit. Mais quand on est cinquante mille, le moyen de se supporter s’il n’y a pas un minimum de respect, pardon pour le gros mot, ne serait-ce que pour les artistes qui sont venus juste pour nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit bourgeois. Oui madame. Oui, tiens, voilà, je le confirme tant qu’à faire : je suis un petit bourgeois et je fais la noce quand je veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait fallu nous prévenir. Nous ne sommes pas des habitués des lieux, c’est notre première fois. Je n’ai pas fait les vieilles charrues, comme elle a dit, ni Vienne ni Aix ni Nice, ninisse. J’ai bien roulé ma bosse quand elle avait vingt ans en Avignon chez Vilar et à Juan-les-Pins où JC, sorti de la petite case où on l’avait enfermé et lancé dans un Love Supreme devenu culte se préparait à sa proche ascension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait fallu nous prévenir. Tout a bien changé depuis mes temps préhistoriques. Le gigantisme a planté ses chapiteaux ; les économistes patentés appellent cela la croissance, bonheur ou cataclysme ? J’ai compté : sur une rangée, il y a entre quatre-vingt et quatre-vingt-dix sièges, et de la rangée A à la rangée BZ il y a trois fois vingt-six rangées. Mettons six mille places, je ne dois pas être tombé loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait fallu nous prévenir. J’avais cassé ma tirelire et vendu des actions à perte, et j’avais pris deux abonnements pour six concerts en première catégorie. Nous étions à côté de la régie centrale, un peu en avant de l’écran du milieu. Nous étions cernés par des larges d’épaules, des chevelures léonines, des sumos, des catcheuses. Une ou deux maigreurs, interminables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y reviendrai, aux maigreurs de ma rangée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait fallu nous prévenir que Jim n’aimait pas les petits gros.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-sixieme-mouvement-les_20.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-4171673582422815277?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-cinquieme-mouvement-un.html' title='HISTOIRE DE JIM - Sixième mouvement : les fâcheries. 1'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/4171673582422815277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=4171673582422815277' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4171673582422815277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4171673582422815277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-sixieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Sixième mouvement : les fâcheries. 1'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5251498075176752976</id><published>2010-09-15T00:39:00.004+02:00</published><updated>2010-09-18T00:24:29.838+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Cinquième mouvement : un mariage officiel.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Cinquième mouvement : un mariage officiel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce fut une autre paire de manches, la bière bue. J’étais venue pour elle, la paire de manches, Paco de Lucia et ses chanteurs. Il avait intérêt à rattraper le coup. ‘Aliénor ne m’aurait pas pardonné de l’avoir entraînée dans cette galère, je le voyais bien à sa tête à l’entracte. Je reconnais que mes histoires d’hologramme lui étaient plutôt obscures et que je lui avais promis du flamenco, elle n’en avait pas entendu et se demandait jusqu’où irait mon mensonge. Comme au casino, j’en étais réduit à tout miser sur un seul numéro pour rester, où à rentrer se coucher, il est déjà très tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier rendez-vous avec Jim prenait mauvaise tournure et je sentais mal la suite, je n’oubliais pas qu’ils étaient quatorze à la suite et nous étions épuisé au premier. Je ne pensais pas que Jim serait un camarade aussi fatigant à fréquenter et je ne l’avais peut-être pas décrit tout à fait comme il fallait. Une paire de manches ? La Mancha, ce territoire qu’on traverse en allant de Catalogne en Andalousie, où seul le souvenir de Don Quichotte laisse une trace glorieuse, terre ingrate, silencieuse hormis le vent d’Almodovar, villages confinés, vignobles immenses, ciel blanc. C’est en traversant la Mancha pour aller de Catalogne en Andalousie que j’ai commencé à aimer l’Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à voir avec Paco de Lucia, en apparence. Il ne chevauche aucune Rossinante, et je l’imagine plutôt installé là-bas, au bout de la plaine, vers El Rocio ou quelque village secret du voisinage, dans les marais de la Doñana. Est-ce que je sais où il habite, le Paco ? Je sais seulement que j’étais venu ici chercher une musique et qu’il me l’a offerte, et plus encore que ce que j’attendais. Je ne suis pas andalou malgré le sang maure qui sans doute m’irrigue, et je suis en sentinelle sur les hauteurs de la Sierra Morena à surveiller la vallée du fleuve et ses oliveraies à perte de vue. Le chant et la danse qui en montaient m’ont noyé de bonheur, comme montent les brouillards qui, poussés par le vent africain certains matins de printemps noient les collines en libérant la plaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit recoin de mon esprit chagrin et la dame de tout à l’heure revue à la sortie, la grande bringue normande tout aussi encanaillée que moi bien qu’elle ait comme elle dit fait les vieilles charrues, car il paraît que l’on fait les vieilles charrues comme on fait le Vietnam ou l’Everest, histoire de se montrer initiée pour de vrai, comme si les vieilles charrues étaient une entrée chez Jim, une antichambre, comme s’il fallait toujours faire là où l’on dit de faire, me posent la question de l’authentique. Je ne me l’étais pas posée tant que naviguait là-haut, entre les écrans géants, mon hologramme de chevalier à la triste figure. Si déplaisante fût-elle au premier abord, elle me revenait pile en pleine tête, la question, elle me réclamait mon attention, il me fallait faire face. Mais quelle question ? Quelle question !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est Paco de Lucia, quelle est cette musique qu’il nous offre, pourquoi tant de joie à l’entendre, tant de générosité à donner ? Est que Paco jase ? Le vieux débat usé jusqu’à la corde (de guitare), auquel je croyais avoir fait un sort surgit de plus belle dans ma fatigue, et je dois me pencher sur cette vieille rengaine pour m’en débarrasser. La fuite est faux-semblant, tourner le dos illusoire. Elle saura faire le tour et se présenter dans deux minutes ou demain matin, au petit réveil comateux, ce serait pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il jase, Paco. Oui, madame. Il jase tout seul comme un grand, et Paco est un grand, il jase avec ses chanteurs à la voix de bois, il jase avec son danseur aux pieds d’acier. Il invente ce qu’il connaît et chaque note est nouvelle quand elle aurait été répétée mille fois, il trouve sous ses doigts les enchaînements enchantés des chemins parcourus, des terres qu’ils défrichent depuis leur naissance, lui et ses hommes, et que parfois ils redoutent ; ils s’aventurent, ils tâtonnent, ils se soutiennent ; le vieux fond africain est là qui leur donne cet imperceptible balancement sans lequel rien ne veut rien dire. Si tout cela n’est pas jaser, qu’est-ce alors, jaser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu m’importe qu’on peine à entendre le blues rural ou le chant des esclaves et peu m’importe qu’on ait des doutes sur la vérité de son flamenco. Comme un beau bâtard, un métis, on devine les parents derrière l’enfant grandi, l’un comme l’autre, on voit comment chacun enrichit chacun, et j’oublie ce que peut signifier les idées d’authenticité, de pureté, de vérité, qui deviennent autant d’insultes nauséabondes à ce qui devant nous s’épanouit comme musique d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’instar des grands inventeurs de sons du siècle dernier, Paco de Lucia est l’exemple même du mariage des mondes. Paco, et ceux qui font cette musique avec lui, leur musique, leurs musiques : les chanteurs et le danseur sont les piliers, comme on dit en ovalie, sans lesquels le talonneur de guitare ne serait rien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-sixieme-mouvement-les.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5251498075176752976?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-quatrieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Cinquième mouvement : un mariage officiel.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5251498075176752976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5251498075176752976' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5251498075176752976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5251498075176752976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-cinquieme-mouvement-un.html' title='HISTOIRE DE JIM - Cinquième mouvement : un mariage officiel.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3728705575709287016</id><published>2010-09-12T00:20:00.004+02:00</published><updated>2010-09-15T00:54:40.437+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Quatrième mouvement : Les hologrammes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Quatrième mouvement : Les hologrammes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Je n’ai pas aimé le saxophoniste de l’orchestre de Raynal Colom, el madrileño. Quelqu’un croisé dans la fraîcheur de l’entracte, à qui j’en faisais la confidence, m’a toisé. Sa réponse était claire, je n’étais qu’un ignorant qui devrait faire ses classes pour apprendre à écouter la jaserie dans sa liberté ; qui veux s’encanailler n’a qu’à s’en prendre qu’à lui-même et si je voulais du sirop, la pharmacie n’est pas loin bien que fermée asteure. Je n’allais pas lui raconter ma vie, à cette brave dame normande haute comme une armoire, cinquantenaire vêtue de lin. J’ai cru vaguement reconnaître en elle celui que j’étais il y a quarante ans et dont je me souviens encore, déjà décrit. Mon fantôme caché dans une armoire cinquantenaire vêtue de lin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Elle aggravait mon cas. Elle pourrait bien avoir raison, la vache. Normande, cela va de soie, et non de lin. Justement, je cherchais réponse à mes questions, et loin de trouver, voici qu’elle m’enfonçait davantage. Non madame, vous n’y êtes pas, voilà mille ans que les saxophonistes hurleurs ne me dérangent pas, ils ne m’ont jamais dérangés, il en est que j’apprécie tout particulièrement qui sont les plus grands saxophonistes de l’histoire de la musique, et je pourrais donner des noms. C’est étrange comme on éprouve le besoin de faire des confidences à tout un chacun, chez Jim.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Premier réflexe de défense que j’écartai aussitôt : je ne les donnerai pas, ces noms, il est hors de question de me justifier, de donner des preuves, de montrer mon passé. D’ailleurs répondre à la dame n’a aucune importance et je la laisse à ses hautaines hauteurs, je m’en vais boire ma bière dans le gobelet à un euro que je garderai avec les cinq autres que je garderai aussi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Mais les questions demeurent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Le madrilène hirsute ne peut se comparer à ces grands noms de mon panthéon. Il ne sait pas où il habite, ni ce qu’il compte faire, ni ce qu’il me conte, il ne me conte rien en vérité. Il piétine ce que Colom tente de construire, comme un rouleau de marée montante efface sur le sable les pas des amants désunis. Jolie formule, non ? Mais pourquoi puis-je en être si sûr ? La voilà, la question insidieuse qui me tourmente. Pourquoi ces grands hommes que j’écoute sans cesse sont-ils grands, et lui si pataud ? Quelle secrète alchimie fonctionne chez ceux-là et non chez lui ? Quel critères objectifs, les mots moches que le mot critère et le mot objectif, viennent conforter une ci-devant certitude ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Bande de questionneurs analphabètes, bachibouzouks et tonnerre de Brest, cessez vos lazzis. Je bois ma bière et c’est tout, je ré-flé-chis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;La libre jaserie est un travail extrêmement difficile. Loin des caricatures et des complaisances, elle impose à celui qui s’y aventure d’écrasantes obligations. Humilité, disponibilité, écoute, souplesse, imagination. Comme toutes les libertés, elle recèle davantage de pièges que de chemins tracés, et l’intensité de l’instant ne se mesure pas à l’énergie du couac et au décibel de plus. J’ai découvert le phénomène très tôt : une fois franchi le seuil de l’arythmie apparente et de l’atonalité massive, il s’élève peu à peu dans l’espace, enfin, une sorte de bleu d’espace, qui est peut-être l’espace mais peut-être autre chose, une forme mouvante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Concentre-toi bien, petit, ne la laisse pas échapper. Quand tu regardes à travers une paire de jumelles, tu dois forcer un peu ta vue pour que l’image de chaque œil vienne se superposer à sa voisine et te donne la vision voulue ; de même, quand tu te penches sur un stéréoscope, un effort s’impose qui soudain fait jaillir le relief. Voilà ce qui arrive avec une libre jaserie de qualité. Di qualita di qualita, disait Figaro-ci Figaro là. Il se forme au fond de ton cerveau ou au dessus de la scène, je ne saurais dire où exactement mais ce n’est pas grave de ne pas savoir, un hologramme sonore qui va te raconter l’histoire de ces musiciens fondus les uns dans les autres, l’histoire qu’ils sont en train d’inventer pour toi, l’histoire que tu as envie à ton tour d’ajouter à la leur en les écoutant. Surtout ne pas perdre le fil, tout serait à recommencer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Le saxophoniste madrilène a tout gâché. Hirsute tant au physique qu’au musical, brouillon, intempestif, intrusif, il a fait rempart au cheminement millimétré de Colom, il a fait faire demi-tour aux caravelles alors que la terre était peut-être en vue. Le trompettiste, grand musicien je pense, a commis l’erreur de ne pas avoir vu ce qui lui arrivait, entendu devrais-je écrire. Sans doute avait-il besoin d’un effet de contraste, d’un mur de broussailles pour tailler sa route, sans doute avait-il peur du silence. Plutôt un mur à trouer que le silence ! Alors les rythmiques auraient suffi, la magie n’était pas loin et comme la terre promise, on l’a manqué de peu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Le pianiste seul, par son calme, sa maîtrise, sa parcimonie, a sauvé la session. J’ai beaucoup aimé le pianiste de l’orchestre de Raynal Colom.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-cinquieme-mouvement-un.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3728705575709287016?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-troisieme-mouvement-du.html' title='HISTOIRE DE JIM - Quatrième mouvement : Les hologrammes'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3728705575709287016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3728705575709287016' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3728705575709287016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3728705575709287016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-quatrieme-mouvement-les.html' title='HISTOIRE DE JIM - Quatrième mouvement : Les hologrammes'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1620629492885917335</id><published>2010-09-09T00:47:00.003+02:00</published><updated>2010-09-12T00:30:21.180+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Troisième mouvement : du flamenco sans gêne</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 204, 0);"&gt;Troisième mouvement : du flamenco sans gêne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La vérité est que j’aimais ces musiques de joie depuis longtemps sans me l’être reconnu. Je me souviens petit, enfin, déjà grand mais petit quand même, de la fascination pour l’accordéoniste du village lorsqu’il jouait un air de tango ou de musette ou de paso-doble. J’en avais des frissons partout ; j’étais féru de Bach, Beethoven, Brahms, mais je ne savais pas ce qu’était la jaserie. Les filles pouvaient tenter de me tenter, je ne voyais que les bretelles du piano, et seul le bon vieux Sigmund pourrait me montrer pourquoi à ce point j’avais renié ces premières amours. Je pris goût à ces histoires d’adultère musical. La musique brésilienne se frayait un chemin à travers mes osselets endurcis, le sitar de Shankar, et le bandonéon, l’Oud, les bongos, le charango, la kora, le nay, la kena et le steel-drum, et tant d’autres jusqu’à, comble du puriste pris la main dans le sac, l’accordéon musette et le cymbalum tzigane, et la guitare flamenco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’eau a coulé sous les ponts, et j’en ai dévoré, des moules-frites à la chope des puces. Nougaro m’a présenté Galliano ; les enfants de Django, les trottoirs de Buenos Aires, les hauteurs de Tanger et d’Oran, el Cante Jondo de Ronda, m’ont décrassé les esgourdes et ont mêlé leurs voix à mes raucités saxophonistes. J’ai échappé aux années septante et leurs semelles de plomb, j’ai découvert l’immensité du monde et le fourmillement de la jaserie, cette façon d’inventer la musique devant moi, pour moi, pour moi seul, par transmission orale, ou mieux, par transmission sonore, non pas comme une improvisation surgie de nulle part mais comme la reconstruction à chaque fois d’un travail de longue date. C’est cela, la jaserie, à la fois écrite et soudaine, à la fois nouvelle et répétée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a fécondé les vieilles musiques endormies et les nouveau-nés multicolores font danser leurs berceaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’assoie et j’écoute Raynal Colom. Il faut encore attendre un peu, un quart d’heure de retard sinon rien, Jim prend ses aises mais j’avais été prévenu, j’ai du temps pour savoir ce que flamenco veut dire. Deux ou trois chefs-d’œuvre de jaserie sont nés de cet accouplement andalou, sont nés de ces retrouvailles après tant d’errance ; des parents venus d’Afrique, l’un qui a traversé l’Océan et s’est établi dans les grandes villes après avoir échappé aux champs de coton, l’autre qui a traversé le désert puis le détroit et s’est établi dans la grande plaine du Guadalquivir, jaserie mâle et flamenco femelle. Je connais trois de leurs plus beaux enfants, les trois plus beaux ; ils se nomment Sketches of Spain et Flamenco Sketches, nés sous la houlette d’un trompettiste vêtu de cuir, et Olé de JC et Monsieur McCoy. Tout s’entremêle. JC est présent dans Flamenco, et Monsieur McCoy sera chez Jim dans deux jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JC, Olé. Faudrait-il un dessin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olé. Avec un accent si je veux. On ne pouvait faire mieux que la sorte de bleu des deux premiers nés, et il fallut du génie pour en réussir un troisième l’année d’après. On pouvait faire confiance à JC pour qui miracle est routine, mais rien n’aurait été si parfait sans le bon Monsieur McCoy. JC tout à ses élans commençait à tourner sur lui-même, quand Monsieur McCoy a posé les mains sur l’ivoire et a joué le fameux contre-thème qui relance la machine ; puisé directement dans la besace des chants républicains espagnols, il rappelle JC à sa vie terrestre, à la souffrance de la glèbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur McCoy nous réserve un autre tour de sa façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olé est l’enfant de JC et du Flamenco, de Harlem et de l’Espagne, de la guerre de sécession et de la guerre civile, naître à New York et mourir à Madrid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim et Colom s’impatientent. Mais il faut bien que je pose mes bouées, mes balises, mon passé et mon passif avant de sauter comme les autres six mille dans le grand bain de la fosse aux lions. Ensuite, il sera trop tard. Raynal Colom est catalan. Un catalan n’est pas un castillan, encore moins un andalou. J’avais un léger doute sur le métissage annoncé, que venait faire le flamenco à Ripoll ou à Manresa ? A quoi bon chipoter sur les étiquettes géographiques, l’homme avait déjà traversé l’Atlantique et découvert la grosse pomme, il s’était entouré de complices madrilènes, et si j’étais venu au mariage officiel de la jaserie et du flamenco chez Paco de Lucia, autant être de tous les voyages et embarquer sur la caravelle de Colom.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-quatrieme-mouvement-les.html"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1620629492885917335?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/deuxieme-mouvement-les-batards.html' title='HISTOIRE DE JIM - Troisième mouvement : du flamenco sans gêne'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1620629492885917335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1620629492885917335' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1620629492885917335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1620629492885917335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-troisieme-mouvement-du.html' title='HISTOIRE DE JIM - Troisième mouvement : du flamenco sans gêne'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-4008208492192418758</id><published>2010-09-07T22:39:00.006+02:00</published><updated>2010-09-09T01:01:04.966+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Deuxième mouvement : les bâtards.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; color: rgb(51, 204, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Deuxième mouvement : les bâtards.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quatorze rencontres, et il faudrait que je les énumérasse ? Deux plus trois plus deux plus trois plus deux plus deux égalent quatorze. Il ne faut jamais découper les souvenirs en tranches comme un simple saucisson. Les échos, les couleurs, les visages se répondent d’un moment à l’autre, du grand soir au petit matin, d’une scène à un chapiteau, d’une rue à la place. Je n’écris pas un catalogue, j’écris l’histoire de Jim, et comme toutes les histoires, elle ne se déroule pas dans l’ordre chronologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a pourtant un début et une fin, même lorsque le temps n’existe pas. Mon catalogue commence donc par la Catalogne. Tout ensuite se mélangera mais la première rencontre concentrera toutes les questions qui ne cesseront ensuite de me poursuivre, de me hanter jusqu’à la fin. Tant qu’à prendre le taureau par les cornes, la Catalogne est bien choisie, la corrida y est désormais interdite à ce qu’il paraît. Je ne donnerai pas mon avis là-dessus, trop d’imbéciles se jettent de la vaisselle à la tête pour que j’ajoute mes lieux communs aux leurs. Nous sommes dans la Catalogne de Raynal Colom, le premier que je découvre, et découvrir Colom en premier n’est pas un mince exploit, me disait un ami américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim ne vient pas de Catalogne, lui. Je sais qu’il voyage beaucoup, et comme tout marin digne de ce nom, comme tous ces marins sans nom, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, de la Jeanne ou de Gibraltar, il laisse derrière lui son sillage et ses amours. Il ne sait d’où il vient et ne sait où il va, et il a croisé tant de parents possibles qu’il n’a pas vraiment de famille. Les mauvaises langues le disent bâtard, métis, mulâtre. Elles ont raison, les mauvaises langues, mais elles ne savent pas que c’est justement ce qui le rend si beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles peuvent jaser tant qu’elles voudront, les mauvaises langues, elles seront toujours en retard d’une jaserie, la jaserie de Jim. Et tout ce qui va tourner autour de lui, tout ce que je trouverai chez lui, toutes les rencontres, toutes les histoires qu’on va me raconter, chez Jim, seront des rencontres et des histoires de métissages, d’accouplements féconds, d’adultères prodigieux, et de sang impur qui ont longtemps abreuvé mes microsillons avant que le numérique ne les échantillonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatorze accouplements torrides nous attendent, la chaleur se conserve bien sous le chapiteau adiabatique, quatorze enfants bâtards vont naître dans nos oreilles. Elles furent battues et rebattues par la question du vrai et du faux, de l’authentique et du frelaté, du pur et du mélangé. Autant le reconnaître, j’ai longtemps été un pur de dur de la vraie jaserie, qui maudissait tout le reste. Un peu plus éveillé qu’à l’école de Montauban, j’avais lu Boris à temps, mais tout aussi imbécile au fond, je voyais la vraie jaserie juste au bout de mon étroite lorgnette, il fallait de la pauvreté, de la souffrance, de l’esclavage, de la négritude, un soupçon de substances illicites et beaucoup de révolte. Mon entendement ne valait pas cher. Les grosses ventes étaient mauvais signe, et passer dans la lucarne était une bonne raison de se méfier. Plutôt l’Oiseau que Satchmo, et encore fallait-il qu’il trompétât, son chant n’était rien que de l’alimentaire mon cher Watson ; et forcément je jubilais avec la libre jaserie qui faisait fuir les oreilles des bourgeois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a les années avant JC et les années après JC, tout le monde le sait. Je dédaignais les années de l’avant, j’étais un pur en ce que je ressemblais chaque jour un peu plus à ma caricature. Seuls Edward Kennedy le Duc, et Monsieur le Comte son concurrent, trouvaient grâce à mes oreilles pour de mystérieuses raisons, comme quoi peut-être tout n’était pas perdu. N’empêche, pour moi l’année zéro était donnée par JC et quelques uns de ses collègues, en ce temps là s’il y avait déjà des apôtres et des disciples, il y avait aussi des collègues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais parfaitement imperméable aux premiers métissages, même lorsqu’ils se faisaient chez mes ci-devant grands jaseurs. Je me souviens de cet éclatant trompettiste et des congas qu’il affectionnait au grand dam des zazous attardés, des plaintes venues du Gange poussées par les tambours en tonnerre, et du calypso de Saint-Thomas. J’assistais désolé à ces mélanges regrettables que j’attribuais à la nécessité de trouver son dîner le soir même, et je ne pardonnais pas aux cordes, ces cordes envahissantes, qui tentaient mais en vain de couvrir le chant de l’Oiseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exotisme de pacotille des rythmes brésiliens ne trouvait pas grâce à mes yeux ni la pâlichonne beauté d’Astrud, et comble de tristesse, il y avait même un bandonéon nommé Astor qui venait faire son petit tour. Mais que faisaient-ils tous, ces grands jaseurs avec ces femmes de mauvaise vie, que faisaient-ils de la pureté nègre ? Je savais mieux qu’eux ce qu’ils devaient faire, sans aucun doute. Je les écoutais pourtant, me croyant malin, je me disais qu’ils utilisaient un système pour mieux le pervertir, que ce qu’ils jouaient allait détruire ce qui les entourait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A malin, malin et demi. A force d’écouter, de rechercher le piège, le truc, l’explication, à force de guetter le moment où ces facilités seraient balayées dans le grand soir de la révolution sonore qui n’allait pas tarder j’en suis sûr, lentement, insidieusement, inconsciemment, je devins amoureux de cet entourage mal famé, comme peu à peu un homme se laisse apprivoiser par une belle femme venue d’ailleurs qu’il croyait ignorante et facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-troisieme-mouvement-du.html"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-4008208492192418758?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-premier-mouvement-le.html' title='HISTOIRE DE JIM - Deuxième mouvement : les bâtards.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/4008208492192418758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=4008208492192418758' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4008208492192418758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4008208492192418758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/deuxieme-mouvement-les-batards.html' title='HISTOIRE DE JIM - Deuxième mouvement : les bâtards.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-9058166190507468278</id><published>2010-09-06T00:31:00.005+02:00</published><updated>2010-09-07T22:48:39.480+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musicales'/><title type='text'>HISTOIRE DE JIM - Premier mouvement : le rendez-vous.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 153, 0); font-family: georgia; font-style: italic;font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;Premier mouvement : Le rendez-vous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous était pris. Depuis belle lurette, le mois, le jour, l’heure même étaient connus. Nous ne pouvions plus reculer. Jim était pourtant très intimidant, et la seule idée de le rencontrer, maintenant que le temps était proche, ralentissait nos mouvements comme dans un courant contraire, comme dans un rêve dont on voudrait sortir. En vérité, ce n’était pas Jim qui nous intimidait puisque nous ne le connaissions pas, mais l’idée de Jim, l’image que nous nous étions inventée de lui, puisant ici et là des pièces de puzzle pour tenter de se le représenter, pour avoir l’air intime le moment venu. Fausse manœuvre ; nous avons construit nous-mêmes notre inquiétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous connaissions certains de ses collègues, de ses relations, de ses amis, et nous savions qu’il leur ressemblait, nous savions bien à qui nous aurions affaire, ses qualités et ses défauts, les ennuis et les cadeaux qu’il nous ferait, enfin, sans le savoir exactement, nous en avions une idée plutôt plaisante. Mais voilà, nous savions qu’il faudrait faire bonne figure, être à la hauteur de ses exigences, et nous savions aussi que nous étions à son égard tout aussi exigeants, ce qui n’excluait donc pas le risque de déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre rendez-vous avec Jim ressemblait en cela aux rendez-vous amoureux de première fois, et c’était bien la première fois, justement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a été chargé dans la belle auto, les brosses à dents, les cotonnades, les cartes mémoires. Nous sommes partis délobe, avec huit jours d’avance pour prendre le temps de l’approche, n’est-ce-pas ainsi que les sondes exploratrices tournent longtemps autour de leurs astres avant de s’y perdre. Il était important de ménager une sorte de transition entre les deux planètes, et sacrifier à quelques dieux. La famille, en sentinelle sur le pas de la porte, n’allait pas nous laisser filer sans rien dire. La table était mise, le temps éclairci, la fatigue pressante, nous nous sommes arrêtés dans les blanches terres en lisière de Double et nous avons festoyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis ce fut l’amie qui nous réclama en bordure du Bassin, ses huîtres et sa Dune. Elle avait besoin de compagnie pour deux ou trois soirs de solitude. La table était mise, le temps maussade, la fatigue endormie, nous avons terminé les quatre jours de fête par un bel artifice et nous avons festoyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis le passé passa, mon passé dans la grande ville de la demi-lune. Y retrouver ma rue de naissance et le numéro de la maison, dix-neuf, drôle de boutique cette échoppe où je suis né, drôle de numéro, mais les amis étaient là, eux aussi, à nous y attendre. La table était mise, le temps lumineux, la fatigue noyée dans les bénitiers de Saint-André, à moins que ce ne fût Saint-Michel va savoir, et nous avons festoyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous restait quelques heures pour être à l’heure au rendez-vous, il ne fallait pas se faire avoir par la tortue en gambadant juste un pas de trop. Nous avons traversé la Grande Forêt en laissant le soleil à droite, puis nous avons remonté le cours de la rivière bondissante et nous sommes entrés dans le vif du sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jim nous avait prévenus. Nous sommes quatorze à la suite, avait-il dit, armés jusqu’au bout des cordes, des cornes, des corps, des cœurs et des chœurs. Marteaux, coulisses, chevalets, pédales, touches, crins, clés et peaux frémissent et se tendent à nous attendre. Nous le savions, nous étions partis joyeux pour cette course lointaine, désormais plus de retour possible : l’horizon n’est pas morne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois dans l’aventure il sera question de musique. Je sais qu’il est impossible de décrire de la musique par des mots et je n’aurai pas cette impudence. Le musicien me raconte une histoire quand je l’écoute, ou plutôt, comment dire, j’entends une histoire dans sa musique qu’il joue pour moi, et seulement pour moi. Il peut se trouver cent mille personnes ou deux autour de nous, le musicien et moi, qu’il ne jouerait que pour moi, car je suis le seul à entendre ce que j’entends, tout comme les cent mille autres personnes sont chacune la seule à entendre ce qu’elle entend. C’est l’histoire que j’entends que j’écrirai en voulant trouver les mots sur la musique, et ce sont ces mots qui diront le mieux ce que j’ai entendu. Il n’y aura aucun discours sur le médiator, sur la sourdine, sur le trémolo et sur l’anche récalcitrante. Il n’y aura aucune thèse sur les harmonies et les passages d’accords, sur les bémols malvenus et les dièses de comptoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne fais pas dans le traité de musicologie, je ne fais pas dans la guitare classique, je fais dans la guitare sommaire, et je voyage, je rêve, je contemple, et je me berce. Je me souviens des anciennes rencontres, je mélange les réminiscences in tempo, je crépuscule avec Nellie et je regarde lentement se faner mes deux gardénias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage sera long. Il ne se résume pas en deux temps trois mouvements. Comme une symphonie façon Bruckner, il y en aura dix, douze ou quinze, des mouvements, au bas mot. Et chacun prendra son temps, le tempo comme ils disent, il faut respecter la cadence et ne pas aller plus vite que la musique. Alors je m’installe confortablement dans ma cave, j’allume un bon cigare, et je commence.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/deuxieme-mouvement-les-batards.html"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;à suivre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-9058166190507468278?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/9058166190507468278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=9058166190507468278' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9058166190507468278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9058166190507468278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/09/histoire-de-jim-premier-mouvement-le.html' title='HISTOIRE DE JIM - Premier mouvement : le rendez-vous.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5175689974617903091</id><published>2010-07-15T17:27:00.003+02:00</published><updated>2010-07-15T17:36:26.932+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Un peu d’oxygène.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un peu d’oxygène&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-style: italic;font-family:times new roman;" class="Textedintro"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pardon, je me suis permis de m’étaler dans la véranda devant la rivière des pluies, en attendant que l’orage passe. Evidemment, j’ai laissé la trace de mes bottes crottées tout partout et l’Oxygène trouvera que je ne manque pas d’air. Je suis encore plus long ici que chez Akynou, c'est peu de le dire. Je leur permets de me chasser de leurs terres, et je m’installe donc chez moi où je vais m’étaler tout mon saoûl en ne dérangeant que ceux qui viendront. Je vais me recopier chez moi-même et me contempler dans mon miroir magique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="Textedintro"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pouf pouf. Comment vais-je trouver un titre ? Pour un texte long, un titre long ira bien, à l’ancienne.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="TextePrincipalCxSpFirst"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Où il est question d’un président qui cause dans le poste pour éteindre des incendies allumés par lui-même.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Oui, c’est le titre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Le bonhomme m'insupporte au delà de l'imaginable, et jamais je n'aurais pensé qu'un homme politique puisse à ce point m'insupporter. Pourtant, des insupportables il y en eut dans ma vie, et pas seulement à droite d'ailleurs, ne confondons pas allergie et pensée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Malgré tout, ils furent plus nombreux à droite qu'à gauche à m'insupporter, quand même. La pensée parfois contribue à l'allergie, et lycée de Versailles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais à ce point, je ne vois guère que Raymond Marcellin. Et encore, il n'a pas dépassé le stade de ministre de l'Intérieur. J'ai la fibre démocratique et héraclitéenne trop chevillée au corps pour me laisser aller à un épiderme trop chatouilleux : le nécessaire débat, l'indispensable combat, sont seuls gages de santé de la cité, et pour débattre et combattre il faut bien des combattants.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais là, vraiment, et surtout depuis la catastrophe des élections de 2007 (juste conclusion de l'erreur fatale du non de gauche au référendoume de 2005), le triste sire m'insupporte. C'est pourquoi je me suis forcé à l'écouter l'autre soir. Enfin, c'est 'Aliénor qui m'a forcé. Et comme il fallait bien manger, on a fait plateau télé devant Sarko.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Je deviens long. Je continue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il ne m'a même pas énervé, et j'ai pu tout manger sans aigreur d'estomac. Il faut dire que le poulet froid était bio et parfaitement cuit, et la mayo faite main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Evidemment droit dans ses bottes et tout en retenue sur-jouée, selon le même principe que lors de son débat avec Ségolène. Plan "com" parfait, pas de grandes indignation, pas de k*ärcher, pas de mot trop haut. Juste une pratique de l'interpellation vers Monsieur Pujadas pour le faire acquiescer à l'insu de son plein gré, sous la forme "Monsieur Pujadas, vous ne pensez quand même pas que …", ou bien "ne me dites pas, Monsieur Pujadas, que vous croyez que ...", suivi d'une reformulation caricaturale de la question posée ou de l'objection envisagée, histoire de les plomber d'avance pour faciliter la réponse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:times new roman;" class="TextePrincipalCxSpMiddle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Pujadas aurait dû réagir et ne l'a pas fait, acquiesçant par son seul silence, du coup. Le principe est connu de tous les dialecticiens, mais ici il a été porté à un haut degré d'incandescence dans le but de cacher le vide du discours. Or je pense que ce but n'a pas été atteint. Même les amis du président ont eu la félicitation mesurée, c'est dire. J'attendais mieux (je veux dire pire). Et je ne sais pas, du coup, si je dois me réjouir de ce vide - signe avant coureur de l'effondrement de son camp - ou si je dois le craindre - signe avant coureur de brutalité à venir -, comme il faut craindre les attaques d'un essaim affolé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify;font-family:georgia;" class="TextePrincipalCxSpLast"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En aucun cas il ne faut sous-estimer l'ennemi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 102); font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;fin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="TextePrincipalCxSpLast"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5175689974617903091?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.mariepizza.fr/index.php?post/2010/07/12/Il-a-parl%C3%A9' title='Un peu d’oxygène.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5175689974617903091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5175689974617903091' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5175689974617903091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5175689974617903091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/07/97-un-peu-doxygene.html' title='Un peu d’oxygène.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2145539065494064912</id><published>2010-06-27T00:16:00.007+02:00</published><updated>2010-06-30T00:11:37.428+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Pas de panique à France-Inter.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J’ai détourné le titre d’un billet &lt;a href="http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/06/26/Panique-%C3%A0-France-Inter"&gt;d’Akynou&lt;/a&gt; sans vergogne, et je m’en vante. Il faut lire chez elle avant de lire ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'évocation des vieux souvenirs ne me rajeunit pas ... Bien que Bernard Lenoir n'ait jamais réussi à me faire aimer le rock en général (même si j'en aime un peu en particulier), il annonçait à 21 heures le début d'une soirée d'écoute qui se terminait généralement vers 2 heures du matin, avec les suivants. Les réveils, mâtin, étaient difficiles. Je me souviens de l'oreille en coin et de la petite crécelle, de Julien Deli-Fiori, de Sim Copans (ouais, je suis assez vieux), d'André Francis, par exemple. Et j'ajoute José Arthur sans qui la vie m'aurait été bien dure s'il n'y avait eu le pop-club avec lui, yeah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des radios dites généralistes, je n'ai jamais su écouter autre chose qu'Inter, même lorsque quelque émission passait ailleurs très attirante mais coupée sans cesse. Je n'ai pas envie de renier ce passé là sous le prétexte de la vengeance du tueur même pas masqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je vais faire une petite cure d'austérité (c'est à la mode par les temps qui courent), et j'attendrai la rentrée pour voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi de Philippe Val. Il fut un de ces trublions dérangeants comme ceux qu'aujourd'hui il laisse choir, probablement beaucoup plus cinglant, injuste (parfois) et insultant (souvent) que ne le sont Stéphane Guillon et Didier Porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'est fait depuis une spécialité du silence piteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son complice de la grande époque se nommait Patrick Font. Comme larrons en foire, ils étaient. Le truculent et le romantique, l'agressif et le révolté. Chacun son rôle, le duo était parfait. Puis Patrick Font a eu des ennuis avec la justice pour des raisons justifiées &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;qui me révulsent autant que vous mais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;qui n'avaient rien à voir avec ses textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bien-pensance tenait l'occasion rêvée de le détruire, ce qu'elle fit, et si je n'accorde à Font aucune circonstance atténuante, je remarque que nombreux sont ceux qui dorment tranquilles malgré des comportements similaires sinon pires. Bien entendu, personne n'a manifesté son soutien à Font, et surtout pas Val, qui s'est terré, plus profil bas tu meurs, je dis bien bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question n'est pas de défendre l'indéfendable, la question est de rappeler sans honte qu'on a été son ami et que cela ne s'oublie pas, même s'il mérite sa punition. Et pour preuve que c'est possible, quelqu'un l'a fait. J'ai dit que personne ne s'était ému de ce qui arrivait, j'ai tort, quelqu'un l'a fait qui n'est dans le collimateur de personne et qui continue sa carrière avec succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu'un a dit qu'il appréciait Font et ses textes, et que son amitié lui restait acquise malgré la gravité des faits. C'est ainsi, il restait son ami. Il a refusé de hurler avec les loups de la bien-pensance trop contente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut penser qu'il a failli, cet ami qui s'est exprimé ainsi publiquement. On peut penser ce qu'on veut. Moi je pense qu'il a été d'un courage exemplaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne se nomme pas Philippe Val, terré dans sa cachette. Il se nomme Laurent Ruquier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2145539065494064912?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/06/26/Panique-%C3%A0-France-Inter' title='Pas de panique à France-Inter.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2145539065494064912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2145539065494064912' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2145539065494064912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2145539065494064912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/06/pas-de-panique-france-inter.html' title='Pas de panique à France-Inter.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5379270647137636391</id><published>2010-06-23T08:13:00.003+02:00</published><updated>2010-06-23T08:27:32.945+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>LE LANGAGE FACILE.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On croit toujours qu’il est facile d’écrire en français. Je me suis piqué de maîtriser cet exercice avec virtuosité, d’avoir du style comme on dit. Plus dure est la chute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde connaît dame &lt;a href="http://racontars.akynou.fr/index.php?"&gt;Akynou&lt;/a&gt; et je ne vous la présente pas. Je vais régulièrement flâner dans ses racontars et souvent je m’y perds, j’explore, je voyage. J’y trouve des coups de cœur, des coups de gueule, des leçons de choses, des batailles rangées et des sommeils de chat. Parfois je laisse un commentaire en me donnant l’impression d’être celui qui entre dans un salon avec des bottes de chantier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un billet récent, le dernier en date, elle a expliqué ce que devaient être les qualités de l’écriture du journaliste. Entre nous, je vous avoue qu’il s’agissait de l’écriture de tout le monde, car les règles énoncées ne concernent pas que les journalistes, et les manies et facilités de nos lieux communs qu’elle dénonce sont à pourchasser partout, jusque dans les derniers recoins du langage parlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous illustrer ses propos, elle a annoncé qu’elle nous soumettrait un texte bourré de ces fautes d’usage, de pratique, d’orthographe et de rédaction qui émaillent ce que nous prenons pour notre francophonie cacophonique. J’ai donc lu le billet jusqu’à la fin en attendant de voir arriver l’exercice que je me réjouissais d’avance d’affronter. Trop facile et même pas peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las. En arrivant à la fin du billet je me suis aperçu que j’avais lu l’exercice sans avoir vu que c’était lui. Heureusement que j’étais au fond de ma cave et que personne n’a vu ma tête, ni moi non plus d’ailleurs il n’y a pas de miroir. Quinze fautes au moins, et peut-être dix-sept ou dix-huit m’étaient passées sous le nez sans coup férir, sans le moindre hoquet, sans le plus petit ricanement, genre cécellekidikihé. J’ai bien entendu repris mon bâton de pèlerin, remonté en haut de l’écran, et repris la lecture de la partie encadrée dont à laquelle j’aurais dû me méfier même si cette façon d’écrire ne me semble pas tout à fait convenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et victoire, j’ai trouvé vingt-et-une fautes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion : j’écris si mal que je ne vois pas les fautes où elles sont, et que je les vois où elles ne sont pas. Comment voulez-vous qu’ensuite je vous écrive ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plongé à ce point dans le ridicule, je vais faire diversion et vous donner, à mon tour, quelques leçons de langage. Après tout, notre monde où nous vivons est le monde de ceux qui donnent des leçons en ne se les appliquant pas, qui exigent des autres ce qu’ils sont incapables de faire eux-mêmes, et qui se pavanent sur le haut du pavé sans le moindre commencement d’humilité. Alors je ne vais pas me priver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux usages m’agacent particulièrement. Akynou, si tu me lis, n’oublie pas d’en parler à tes ouailles. L’usage du mot problème et l’usage du mot technologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est problème. J’ai un problème, tu as un problème, la société a des problème, Eric Woerth a un problème, problème, problème, problème. A croire que les mots questions, difficultés, soucis, ennuis n’existent pas. A croire que tout ce qui nous perturbe relève uniquement d’un énoncé interrogatif disposant d’une solution connue, car c’est cela le problème et rien d’autre. Nous confondons allègrement avec le sens que donnent les anglais au mot « problem ». Il y a des problèmes de mathématique, de physique, de chimie, mais il n’y a pas de problème de société ni de philosophie, il n’y a pas de problème de couple ni de problème de santé. La notion de problème contient à la fois l’existence d’un énoncé interrogatif, et d’une réponse à cet énoncé. La réponse à l’énoncé s’appelle la solution. Sans solution, pas de problème. Un énoncé sans solution est une conjecture. Voilà le problème, pardon, ma réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Technologie. Mon dieu le gros mot. On en a plein la bouche, et on le fait précéder de préférence par l’adjectif « nouvelle ». Nouvelle technologie. Je fais dans les nouvelles technologies, disait l’autre qui se pavanait ainsi en public. Plus le mot est long, plus il en impose et le journaliste machinal va l’utiliser à longueur d’article, le commercial de service à longueur de boniment, le politicien de sortie à longueur de discours, pour se faire croire à eux-mêmes qu’ils en connaissent un rayon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous ne pourriez pas dire technique, bande de nazes ! Ce n’est pas parce qu’elle utilise des découvertes scientifiques récentes que la technique devient technologie, elle reste technique. L’ordinateur est un matériel très technique et n’est pas du tout technologique. Les cellules photovoltaïques non plus, ni les combinaisons de nageurs, ni l’organisation du fonctionnement d’une automobile, ni le four à micro-ondes ni le traitement anticancéreux de dernière génération. Tout cela est technique, rien de cela n’est technologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais. Pourtant tout le monde le dit. Justement, c’est la raison pour laquelle je suis si agacé. Facilité langagière, et surtout, dans ce cas précis, tentation de fatuité. Le mot technologie existe bel et bien, et comme son étymologie l’indique, il s’agit de l’étude des techniques, du discours sur les techniques, non point des techniques elles-mêmes, qu’elles soient nouvelles ou archaïques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Je vous ai fait la leçon et je retourne à mes avatars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Akynou, avec toute mon amitié. Andrem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5379270647137636391?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/06/22/Grandeur-et-mis%C3%A8re-du-fran%C3%A7ais' title='LE LANGAGE FACILE.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5379270647137636391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5379270647137636391' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5379270647137636391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5379270647137636391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/06/le-langage-facile.html' title='LE LANGAGE FACILE.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-8949437931407299781</id><published>2010-03-12T23:02:00.002+01:00</published><updated>2010-03-12T23:19:37.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION #7 et fin - Péroraison</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia; color: rgb(0, 153, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;7 - Péroraison&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Désormais il est trop tard, et aucune des objections ni sur l’histoire ni sur le présent qui te viendraient à l’esprit ne seront envisagées, l’ami ne les entendrait pas aussi hurlantes soient-elles. Il est enfermé, prisonnier des chaînes indestructibles de son logos ; toi qui entre de ce crâne, oublie donc toute pensée intelligible sinon toute espérance. Tu dois rester dans cet enfermement, fermer la porte avec lui, tu dois accomplir ce geste héroïque, tu dois mettre qu’il ait raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si, respire encore et continue à lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà : il a raison, quarante millions nous sommes, hic et nunc, pas un de plus, et tout autour grouillent vingt autres millions, tellement emberlificotés avec nous, je dis nous à tout hasard, qu’il en devient impossible de discerner le vrai du faux, encore heureux que statistiquement il y ait de la basane. Alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors la vie est belle et c’est tant mieux. Alors faisons qu’on la vive ensemble, puisque c’est devenu tellement trop tard que de toute façon nous ne pouvons que la vivre ensemble cette vie, il n’y a aucune autre porte de sortie, il n’y a rien d’autre à faire, c’est lui qui l’a dit, prenons le au mot. Yssont là tous tant qu’ils sont, Yzont l’énergie que soi-disant nous n’avons plus, Yvont faire tourner la baraque, que demander de plus, qu’attendre de mieux, puisque la lave en arrive à ce point là, laissons la refroidir maintenant que le torrent a cessé, et calmons-nous. S’il est vrai que nos valeurs sont balayées, c’est peut-être qu’elles étaient poussière et que nous ne les méritions pas, et si elles ne sont pas balayées, c’est peut-être qu’elles étaient indestructibles et qu’elles nous aident plus sûrement aujourd’hui qu’hier ; mieux encore, il se peut bien que la France éternelle et ses valeurs n’existent que parce que nous sommes tous là, quarante millions plus vingt millions : sans nous tous point de valeurs et point de France, et le seul fait que nous soyons là vivants leur donne vie et force, aux éternelles valeurs et à la vraie France, car il se pourrait bien que ces valeurs n’existent que par notre existence et non l’inverse, alors de quoi faudrait-il avoir peur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas moi qui ai peur, ni de l’ami, ni de la lave, ni des vingt millions. Le débat sur le passé intéresse les historiens pendant que nous, nous avons du pain sur la planche car si vraiment ces vingt millions existent, ils ne peuvent vivre sans les quarante dont je crois que je suis, et si les quarante sont encore là, ils crèveraient sans leurs vingt millions de frères ; frères ? Je n’aime pas ce mot, il me trouble, il n’est pas sincère, il n’est pas juste. Il me faut un plus beau mot, plus proche, plus compatible, exempt de ces relents de moralisme qui nous égarent, cherchons un peu. J’en ai un qui va mieux et si tu en as un meilleur, chiche. Vingt millions de concitoyens. Voilà c’est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crème anglaise avec des moelleux desséchés, franchement, ce n’est pas très bon. Mais les amis en reprendront, sinon que serait l’amitié ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;font-size:180%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;FIN.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-8949437931407299781?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-6-les-rengaines.html' title='IMMIGRATION #7 et fin - Péroraison'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/8949437931407299781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=8949437931407299781' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8949437931407299781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8949437931407299781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-7-et-fin-peroraison.html' title='IMMIGRATION #7 et fin - Péroraison'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7578596818159841602</id><published>2010-03-11T16:56:00.003+01:00</published><updated>2010-03-11T17:03:14.432+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION #6 - Les rengaines</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J’en ai assez dit. Je passe les couplets sur le regroupement familial, sur les vingt ans de gauche qui nous ont perdus après les trente glorieuses qui nous ont gavés, j’éviterai de confronter les dates et les durées et la précision des événements, on m’accuserait de pervertir le discours comme si besoin était, je passe aussi le couplet du laxisme, la polygamie galopante, la démagogie ultra-gauchiste, la flatterie pour quelque voix, à croire que la gauche est encore en train de gouverner ma parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tableau a pris forme sur la table de la salle à manger. De nouveaux mots sont apparus et tu les connais déjà. Je ne vais pas les énumérer tous, j’en cite trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yssont. Yzont. Yvont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de tel que des exemples pour échapper à une définition laborieuse. Alors, exemples :&lt;br /&gt;Yssont très nombreux. Yzont quatre femmes. Yvont tous nous bouffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà. Tout est clair. Il y a quarante millions de vrais français droit du sang et compagnie directement issus des Vraies Valeurs Victorieuses, et vingt millions d’Yssont, d’Yzont et d’Yvont. C’est déjà trop tard et nous avons perdu. Ne me demande pas ce que nous pouvons bien avoir perdu, mauvaise question, nous avons perdu un point c’est tout, qu’il dit. La faute à qui ? Aux politiques pourris, la gauche quand c’est la gauche, la droite parce qu’elle a un complexe de gauche, hypnotisée par le pouvoir maléfique des idéologies mal à droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un bon moment que les moelleux sont trop cuits. On va se rabattre sur la crème anglaise. Je te confie une seule chose à faire, dit ‘Aliénor, tu trouves moyen de le rater. Oui, ma chérie, mais je voulais aller au bout du discours, ne comprends-tu pas, et cela méritait des bouts de chocolat trop secs. Il m’importe d’aller au bout de l’ami, sinon que serait l’amitié ? Et crois-moi, ce chemin trouve sa sortie. L’ami ne la verra pas, pas ce soir, mais j’espère que ce n’est pas irrémédiable. Je te la propose ici. J’accepte le tableau tel qu’il m’est brossé, en oubliant les retouches et ratures qui entachent sa cohérence, j’admets ce quarante et vingt qu’il me brandit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold; font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7578596818159841602?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-5-copulations-laborieuses.html' title='IMMIGRATION #6 - Les rengaines'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7578596818159841602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7578596818159841602' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7578596818159841602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7578596818159841602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-6-les-rengaines.html' title='IMMIGRATION #6 - Les rengaines'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5586924817288067443</id><published>2010-03-10T21:08:00.004+01:00</published><updated>2010-03-12T22:57:23.954+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION #5 - Copulations laborieuses</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voilà où le bât blesse ; ils restent quarante millions et pas un de plus et il faut des bras pour reconstruire. Imparable mon cher Watson, on ouvre la porte à l’erreur majuscule du millénaire, à la ruée sauvage, on tombe dans le piège tendu par l’histoire, le grand complot basané. Les voici qui débarquent massivement tous tant qu’ils sont, les régiments, les hordes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les recruteurs parcourent les oueds et les oasis, les djebels et les médinas, ils s’installent derrière la petite table et ils cochent les noms des volontaires, longues files d’hommes éblouis du miroir aux alouettes et du projecteur en pleine face. Parfois l’un d’eux sort de la file et rentre chez lui retrouver son lopin et ses chèvres. Il fait le mauvais choix et de désespoir il se suicide d’une balle dans le dos. Voilà comme ils nous ont envahis, les comploteurs. Tu sais comme moi que seule la dernière phrase fait partie du discours brûlant et que je trahis la pensée de qui je cite en ajoutant mes couches. Dois-je utiliser le mot pensée ? Tout le monde sait pourquoi l’on met des couches parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si peu à peu les méthodes deviennent moins expéditives, le flux ne se tarira plus et les mines extrairont, les usines usineront, les cités radieuses irradieront, trente glorieuses vous dis-je, faut-il en être fiers, faut-il croire à ce rêve de fous ? La faute à qui ? L’entends-tu bien, le discours qui monte, le discours de l’autre soir. Quarante millions de vainqueurs devenus paresseux au point de se livrer nus à l’appétit de ces gens-là, on dit ces gens-là chez ces gens-ci, et si l’on oublie que personne n’avait vraiment demandé à venir c’est juste que c’est juste mais que la lave ne l’entend pas de cette oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courage, je dois laisser plus de place au discours, cesser de m’interposer, aller au bout de sa logique, puisqu’il doit bien y avoir un bout, et une logique. Non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarante millions de paresseux qui vont se laisser manger le pain par vingt millions de faméliques venus chez nous sans qu’on ne leur demande rien, qu’il dit. Pourquoi vingt millions ? Le calcul est simple, quarante et vingt font soixante, soixante millions d’habitants désormais. Je sais que mon ironie se mélange au point qu’on commence à se demander où elle finit où elle commence, comment la séparer l’une de l’autre. Je ne sais pas transcrire le propos que je voulais transcrire avec l’honnêteté dont je me réclame, c’est trop difficile, alors je parsème, je ventile. Puzzle et calvados, et la pilule arrive à passer dans la brûlure de l’alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, tu comprendras très bien, je le sais, je te connais, puisque tu es encore ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-6-les-rengaines.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5586924817288067443?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-4-quarante-millions.html' title='IMMIGRATION #5 - Copulations laborieuses'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5586924817288067443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5586924817288067443' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5586924817288067443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5586924817288067443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-5-copulations-laborieuses.html' title='IMMIGRATION #5 - Copulations laborieuses'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-5208827604706803035</id><published>2010-03-08T23:23:00.004+01:00</published><updated>2010-03-12T22:58:25.455+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION #4 - Quarante millions</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nous voici à la Libération, avec aile majuscule. La France a vaincu le cousin germain, dit-on, et s’est redoré le blason démocratique. C’est une France de quarante millions de républicains laïques et obligatoires qui fêtent la victoire, quarante millions de vainqueurs surtout ceux de la onzième heure. Moins quelques femmes courageusement tondues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’étais pas à cette liesse, mais il me faut partir de ce moment zéro si je veux respecter ce dont je tente de me faire l’écho. Alors je m’y place pour la suite. Nos quarante millions étaient-ils quarante millions de combattants deux ans plus tôt et quarante millions de républicains cinq années auparavant, simplement poser la question est déjà trop demander revenons au point zéro, avant il n’y avait rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence dans les rangs. Nous voici à la Libération, prêts à reconstruire vaillamment le pays détruit avec le plan Marshall et les trente glorieuses dont on fait grand cas et dont je suis. Les français sont nuls et ne font qu’un enfant virgule cinq à leur femme, puisque je te le dis, et ils restent donc quarante millions. Mais ce sont des français, fils de ceux qui ont sauvé nos valeurs, les vrais, quoique ne l’oublions pas, il vient de dire qu’ils étaient nuls. Il ne va pas s’embarrasser d’un début de contradictions, les français sont nuls mais les valeurs sont vraies, que viens-tu chercher noise ? Les français, les valeurs, France éternelle et compagnie, tu reconnaîtras les tiens et tu n’en sauras pas davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas bien ce que sont cette France éternelle et ces valeurs sans les français qui y vivent, ou avec de si mauvais français, paresseux et jouisseurs. Mais le discours n’a que faire de ces interrogations suspectes, la lave ne craint pas l’ironie, le torrent continue de plus belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, avant de poursuivre, un petit caillou blanc qui surnage : les fils de Michalski, de Battistoni, ceux de Rodriguez et ceux de Pereira, qu’il y a dix ans on nommait pollacks ou ritals ou autres doux noms, tous désormais sont dans le bateau du discours parmi les vrais français, ils sont dans les quarante et la lave ne s’en est pas aperçue, sinon qu’ils ne font pas assez d’enfants comme tout français qui se respecte. Cette intégration là n’était pas attendue et je la prends tant qu’il est temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un hommage du vice à la vertu ne se refuse pas.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-5-copulations-laborieuses.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-5208827604706803035?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-3-letendue-du-paysage.html' title='IMMIGRATION #4 - Quarante millions'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/5208827604706803035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=5208827604706803035' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5208827604706803035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/5208827604706803035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-4-quarante-millions.html' title='IMMIGRATION #4 - Quarante millions'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3763217077426264319</id><published>2010-03-04T23:02:00.004+01:00</published><updated>2010-03-12T22:59:20.010+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION #3 : l’étendue du paysage.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En tant que puissance amicale et invitante et bien campé sur mes fondements, j’obligeais sans avoir à ouvrir la bouche mes convives à construire une logique, à argumenter, à étayer. Ce n’était pas un souci de politesse, mais notre vieille amitié les enveloppait de précautions, de scrupules, et leur imposait un effort de formulation honnête qui me faisait plaisir à voir ; je me gardai bien de leur faciliter le travail, en leur prêtant une oreille ostensiblement attentive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ne pouvaient pas se dérober par quelque slogan usé jusqu’à l’os, par quelque plaisanterie douteuse et autres sourires de connivence comme je devine qu’il se pratique dans un entourage conforme, j’en ai tant fréquenté, de ces entourages où je ne savais comment lutter contre la dérive de ces continents noirs, contre ces fleuves de glaces entrechoquées qui emportent tout au dégel, sismographe je te dis, ultrasensible. Ce n’est pas leur faire injure que de les savoir ainsi et de le dire. Tu ne serais pas plus glorieux au milieu de tes camarades à déchiqueter de l’ultralibéralisme à coups de prêt à penser, soudain contraint de surveiller ton discours par amitié, ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’on entend alors devient intéressant et sollicite la réflexion bien plus que l’indignation. Bon, mes orteils en étaient tout horripilés sous les épaisseurs de chaussettes car il y avait des vents coulis, il fait froid cet hiver et le feu dans la cheminée ne suffisait pas à chauffer le ras du sol, et ce n’était pas à cause de ce froid là mais personne ne le voyait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais tenter de te décrire ce paysage d’hiver ainsi constitué, et ne m’en veux pas si par ci par là une bulle de savon pleine d’amertume éclate, question de survie et de respiration dans les remugles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-4-quarante-millions.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3763217077426264319?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/immigration-2-la-lave.html' title='IMMIGRATION #3 : l’étendue du paysage.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3763217077426264319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3763217077426264319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3763217077426264319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3763217077426264319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-3-letendue-du-paysage.html' title='IMMIGRATION #3 : l’étendue du paysage.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1602631201754256186</id><published>2010-02-28T21:34:00.005+01:00</published><updated>2010-03-12T23:00:20.768+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION #2 : La lave.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tous les vulcanologues te le diront, et ils seront confirmés par les spécialistes des discussions entre amis. Les vulcanologues devraient, dans leurs savantes et périlleuses études, s’inspirer des tables bourgeoises au moment du fromage pour établir leurs modèles. Personne ne sait jamais à quel moment le tréfonds s’éveille et s’ouvre. Moi-même, fin sismologue du dessert, j’ai laissé échapper les avant-coureurs ; je devais être en train de programmer le four pour le dernier petit coup de chaud, tu ne fais jamais rien tu pourrais au moins t’occuper de réchauffer les moelleux, avait dit ‘Aliénor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention, n’attendez pas la geste pâtissière, l’acrobatie sucrée, le survol exquis. Non, juste régler la température, attendre la sonnette, placer les surgelés, relancer dix minutes, ressortir et démouler après léger refroidissement. Puis crème anglaise en flacon de supérette, et hop. Pas de quoi convoquer Bocuse. Quand je m’étais absenté vers la cuisine, on parlait industrie, développement, taxe carbone, grandes écoles, Carla. Il faut toujours une pincée de Carla dans les tablées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon retour, on parlait population française et là, mon sismographe a frémit. Rien de très alarmant, mais ces petites oscillations qu’ils savent voir, mes savants, quand tout semble calme, quand rien de fâcheux ne sort, quand la caldera est encore endormie. Mais tu n’es pas venu ici pour t’occuper de la Fournaise et je te passerai le détail du réveil de la bête ; j’en viendrai au discours tel qu’il s’est répandu devant moi, comme la coulée de lave une fois enclenché le processus. A l’abri depuis mon observatoire à chocolat, j’ai pu tout voir passer, et comme rien n’arrête ce flux autant garder ses distances et attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout bon vulcanologue en situation, j’avais mis en place toutes les balises indispensables sur mon piton protecteur : j’avais dit que j’étais de gauche, oui toi qui ne me crois pas tu te tais s’il te plaît et tu gardes ton caviar pour tes amis en mal de pensée facile, que j’étais plutôt sympathisant socialiste quoique très désolé et c’est peu de le dire, que j’étais représentant du syndicat de Monsieur Thibault au sein de la Fondation bien que sa centrale ait soutenu un certain non de mauvais aloi  et s'il n’y était pour rien cela me valut quatre ans plus tard de la quitter sans regret, mais j’avais d’autres chats à fouetter il faut le dire aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre nous soit dit, l’imprécateur de service d’où sortait la lave était furieusement noniste ce qui redoublait notre désaccord et ce qui en dit long sur le nonisme mais c’est une autre affaire. Son non à lui avait au moins le mérite de la cohérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Repères et garde-fous étaient ainsi en place. Place au discours adverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/03/immigration-3-letendue-du-paysage.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1602631201754256186?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/immigration-1-il-faut-sy-mettre.html' title='IMMIGRATION #2 : La lave.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1602631201754256186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1602631201754256186' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1602631201754256186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1602631201754256186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/immigration-2-la-lave.html' title='IMMIGRATION #2 : La lave.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2137124666932320233</id><published>2010-02-26T21:13:00.002+01:00</published><updated>2010-03-12T23:01:32.578+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>IMMIGRATION  #1 :  Il faut s’y mettre.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il est bien entendu que la participation à un débat odieux ne me tente pas du tout. Cependant, les laves nauséabondes complaisamment libérées par nos gouvernants se répandent et relâchent une parole longtemps tue. Le silence masque parfois le cheminement des poisons et le bruit le révèle, alors faisons mentir le sage et proclamons d’or la parole et le silence de plomb. On voit surgir des peurs qu’on croyait mortes ; on voit naître de bien étranges monstres, ulcères, furoncles, bubons, et la peste va bientôt envahir le monde qu’on imaginait vaincue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peste. Le résistible déchaînement de haine, nourri d’approximations, de généralisations, d’amalgames et de bons mots, sous le tisonnier de maître-feu du pouvoir en place. Ne sait-il pas, le ministre et le préfet, le sous-secrétaire et le porte-parole, que l’habileté apparente est ruse de diable, et que si le déferlement nous emportera dans la tempête, il les emportera aussi dans la même tempête additionnée d’opprobre. Innocents, les bons mots ? Mais qui est dupe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre soir à dîner, six amis ne s’étaient pas revus depuis longtemps et profitaient de la Saint-Marcel et du nouvel an proche pour faire quelques retrouvailles. Trois couples comme il en est des millions dans notre pays, sans souci grave d’argent, mais avec les inévitables soucis de santé que l’âge fait naître, petite douleur ici ou là, grave anomalie tenue en laisse là ou ici. Entre eux, une vieille amitié vite retrouvée, chacun se doutant peu ou prou de l’évolution des autres, et acceptant par avance les divergences sinon que serait l’amitié ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’écarts de jugement en énumération de bobos, graves ou bénins, des petits enfants tout neufs ou déjà débarbouillés, de gendres et de brus divers mariés à ceux que nous avions connus petits, la conversation a roulé jusqu’au fromage. Le fromage ; tout le monde le sait, le fromage est le moment où il faut refaire le monde, un repas sans fromage est un monde qui se défait, le sapeur Camembert l’avait dit avant moi. On n’a jamais rien fait de mieux entre amis, et la suite va montrer qu’il en fut de même ce soir là contrairement aux apparences de mes prémisses. Sinon, que serait l’amitié ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/immigration-2-la-lave.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2137124666932320233?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2137124666932320233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2137124666932320233' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2137124666932320233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2137124666932320233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/immigration-1-il-faut-sy-mettre.html' title='IMMIGRATION  #1 :  Il faut s’y mettre.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-6050365619342307296</id><published>2010-02-20T22:00:00.007+01:00</published><updated>2010-02-20T22:08:54.437+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Maternitude #2/2. A Théâtriciole, sur le même sujet.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je reviens dinde. Tu m'avais posé la question, voilà ma réponse, complètement dinde. Je tombe en plein débat, en pleine mère et sans bouée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un débat d'inter avec Badinter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas qu'elle ait approché la question sous l'angle que tu examines, l’angle individuel. Nous ne sommes pas dans la psychologie de la mère, avec ses doutes et ses peurs, ses révoltes et ses replis, sa culpabilité et sa fierté. Tu les décris très bien et tes textes sont éclairants, pour l'homme que je suis. Mais ce n'est pas le débat initial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lucioletome2.com/dotclear/index.php/post/2010/02/18/Je-doute-donc-je-suis-...-maman.#c8409"&gt;Julio&lt;/a&gt;, espagnol de bonne et grande volonté, a raison de revenir sur le terrain social. Je pense que la démarche de madame Badinter se place sur ce terrain là et seulement sur ce terrain là, à travers ce que j'en ai entendu, je n'ai pas lu le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de toute façon le terrain qui est important à mes yeux. La question du face à face mère enfant, du trio mère enfant père, et des relations d'entourage, surtout l'entourage affectif, est d'ordre individuel, privé, personnel, et ne débouche sur des questions philosophiques ou métaphysiques que par le truchement de la question sociale de la maternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bourgeoises ou pauvres, les femmes (et les hommes aussi, hein) agissent ou s'interrogent en fonction du contexte qui est le leur, et les questions comme les réponses peuvent ne pas se ressembler parce que le contexte n'est pas toujours très ressemblant. Pour autant, les questions "bourgeoises" ne sont pas moins recevables que les questions "pauvres", et négliger les unes au profit des autres sous prétexte de penser à gauche serait une faute d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le philosophe, et le sociologue, et le médecin, et le politique, doivent absolument être clairs en eux-mêmes sur ce qu'ils comprennent du fonctionnement de la Société à ce sujet, et de ce qu'il souhaitent pour une Société meilleure. C'est ce qu'on leur demande un peu, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne nous empêche pas d'avoir nous-mêmes sur ces mêmes question un avis, qui sera d'autant plus universel qu'il oubliera notre propre vécu infantile, maternel, paternel, et pour toutes les générations que nous connaîtrons encore. Ou, plutôt que l'oublier, qu'il aura su en faire son miel avant de s'en affranchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;PS à l'intention de &lt;a href="http://lucioletome2.com/dotclear/index.php/post/2010/02/18/Je-doute-donc-je-suis-...-maman.#c8409"&gt;Julio&lt;/a&gt;. A partir de quel revenu se pose-t-on des questions bourgeoises, et en dessous de quel seuil ces questions deviennent-elles des questions de pauvre?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-6050365619342307296?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://lucioletome2.com/dotclear/index.php/post/2010/02/20/M%C3%A8res-Coupables-...' title='Maternitude #2/2. A Théâtriciole, sur le même sujet.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/6050365619342307296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=6050365619342307296' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6050365619342307296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6050365619342307296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/11-theatriciole-sur-le-meme-sujet.html' title='Maternitude #2/2. A Théâtriciole, sur le même sujet.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7432627161508572176</id><published>2010-02-20T00:32:00.004+01:00</published><updated>2010-02-20T22:07:04.564+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Maternitude #1/2.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toute honte bue, je vole le titre à Chiboum. Elle a si bien écrit sur le sujet que je m’en voudrais de ne pas récupérer ici quelques poussières de ses étoiles. L’heure est grave, il s’agit de savoir s’il faut lyncher la dame, celle qui se penche sur la question féminine et les menaces sournoises qui rôdent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis longuement interrogé sur le rôle du père, bien placé que je suis pour m’interroger. Mais je vous l’avoue, le rôle de la mère m’est resté un peu de côté, comme s’il ne donnait pas lieu à questions, à doutes, comme si l’évidence de la grossesse et de la naissance s’imposait par son animalité immédiate comme axiomatique, automatique, imparable, irréparable. En cela, je tombe dans le panneau de tous ceux que la cause des femmes encombre, je parle ici de l’égalité avec les hommes, en droit comme en fait, en quotidien comme en vie entière. Je ne vais pas tenter de refaire mon retard, je suis mal placé, et si je peux être un accompagnateur je ne serai jamais un porte-drapeau : d’une façon ou d’une autre ma mâle condition me fera passer à côté des bonnes questions et des vérités intimes. Rien de plus logique pour l’homme que je suis, et mon chemin est d’ouvrir mes oreilles et ma comprenette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs je l’ai déjà écrit il y a longtemps : en matière de maternité, l’homme n’a pas grand-chose à dire ni à revendiquer pendant neuf mois et quelques semaines, sinon d’être celui qui accompagne, et d’être celui qui, tôt ou tard, devra chasser le naturel, pour que l’enfant grandisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j’aime bien, à ces moments là, qu’une voix de femme se lève et prenne elle aussi le parti de chasser le naturel. Nous voici à égalité de pensée. Ma bonne vieille humanité ouvre un œil et soupire d’aise. Elle se met à savourer les mots, les phrases, les raisonnements, et si parfois un peu de mauvaise foi vient chagriner le paysage, elle ne lui fait qu’y ajouter du relief, de l’abrupt, du rocailleux, qu’on ne s’endorme pas sur nos lauriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule chose qui mérite examen dans cette affaire, en ce qui me concerne et pour ce que j’ai à en dire, est que le libre choix s'impose à tous. Si j'ose un tel oxymore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soins au nourrisson échoient le plus souvent à la mère, pour une foule de raisons qui sont aussi bonnes que mauvaises et dont je ne ferai pas le procès ici. Il en faudra, du temps, pour que ces raisons se diluent et que le père se trouve à son tour en première ligne, égal de la mère. Alors que fait-on en attendant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, on s'efforce de repérer ce qui, dans ces raisons, sont des pièges destinés à enfermer la mère dans un rôle exclusif, en ce sens qu'il exclut toute autre activité que celle de nourrir, torcher, bercer, soigner, l'enfant. En bref, je le redis, l'enfermer. C'est le travail fait par Madame Badinter de dénoncer ce piège. Alors, naturellement, les discours naturalistes, qui sont aussi ceux par lesquels on a enfermé la femme depuis des générations, sont mis en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de faire autrement, même si parfois le naturel a du bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il m'énerve, le naturel, ne serait-ce que par sa fâcheuse tendance à revenir au galop. L'homme ne se porte jamais si bien que lorsqu'il chasse le naturel, c'est un de mes vieux serpents de mer, l'homme s'est fait contre le naturel, depuis Lucy, et s'y laisser prendre est se perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plutôt que de monter sur leurs grands chevaux, les effarouchées du sein et autres lavages feraient mieux, pour rester crédibles, de faire la différence entre une injonction moralisatrice planquée derrière un écologiquement correct, et un désir légitime de proximité physique, d'amour charnel, et autres pulsions maternelles tout aussi joyeuses, dont l'homme est à jamais privé ce qui n'est pas grave pour lui. J'ai bien dit légitimes, dès lors qu'elles ne sont pas suggérées, instillées, prescrites, imposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crains qu'on ne fasse pas cette différence, ce qui explique la tournure polémique des propos. La seule chose qui compte est bien que la mère ait le choix totalement libre, sans les morales à deux sous, les sourcils courroucés des bonnes sœurs et des sages-femmes, les fadaises des médecins (souvent) mâles, et la valse tournoyante de la bien pensance omniprésente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu fais comme tu sens, ma vieille, et tu seras libre quand la société aura fait en sorte que ton choix sera reconnu et accepté sans férir: congés, aides, complément salarial, congé parental du père, prise en compte des carrières et des retraites, destruction du plafond de verre, et toutes ces choses qui, oubliées aujourd'hui, oubliées du débat suscité par le livre qui pourtant cherchait à le réveiller, donneraient le champ au choix. Battons nous pour ces réformes, pour cette société là, il y a du pain sur la planche, et cessons de bavarder sur le bien fondé du sein, de la lessiveuse, du lait en poudre et de la métempsychose (oui, porte-nawaq, et alors?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avis mâle. Ugh. Petit complément sans aucun rapport : préparer et donner le biberon à un enfant m’est une joie masculine incommensurable que les femmes ne peuvent même pas imaginer. Et quand je le fais, je veux que personne ne bouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;Ecrit le 18 février 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7432627161508572176?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.chiboum.net/dotclear/index.php?post/2010/02/12/Maternitude%28s%29' title='Maternitude #1/2.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7432627161508572176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7432627161508572176' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7432627161508572176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7432627161508572176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/02/maternitude-toute-honte-bue-je-vole-le.html' title='Maternitude #1/2.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7864509863134720043</id><published>2010-01-15T01:08:00.004+01:00</published><updated>2010-01-18T23:33:07.443+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><title type='text'>HAÏTI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un tremblement de terre s’est produit à une quinzaine de kilomètres de la ville de Port-au-Prince, en Haïti. D’une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter, et à une profondeur d’une trentaine de kilomètres, il a détruit la ville et la plupart des villages environnants. On oublie toujours les villages environnants dans les nouvelles. Je ne connais pas Haïti, je n’y ai aucun ami ni même connaissance, et je ne m’y connais pas d’ennemi. Je ne dispose d’aucun moyen ni d’aucune compétence pour venir en aide à la population, hormis le geste d’usage, aussi facile que nécessaire, d’envoyer un chèque à une organisation capable de s’occuper d’acheminer des secours et de distribuer des soins. Facile à dire, facile à faire, indispensable et immédiat, sans avoir à réfléchir un instant, mais ensuite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, écrire, voilà, écrire. Mettre avec du noir sur du blanc ce que, à peine débarrassé de la gangue de la nouvelle entendue, me dicte le moment. Injuste, égoïste, impersonnel, vais-je me dire, à quoi bon les mots sur la tragédie des autres, à quoi bon les discours sans les actes, et ta bonne conscience achetée le temps d’un nombre sur un chèque par-dessus le marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connais que cela, écrire, et si je ne sais pas quelle sera l’utilité ni même s’il faut songer à une forme quelconque d’utilité, dérisoire ou décisive, je sais que je dois écrire. A toi de trouver pourquoi, et à la mer de décider à quoi servira la bouteille que je jette en elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pardonne ma longueur, Akynou, je tournais trop en rond autour de ma télé pour m'arrêter plus tôt. Je vais republier sur mon bloghumeur de ce pas, et ensuite tu pourras effacer ce commentaire en laissant un lien si tu veux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Les Secousses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La nouvelle est arrivée à moi dans la matinée. Une ligne subreptice dans un coin de mon écran. Mais ces mots dans la phrase, qui explosent dans mon cerveau: sept degrés, peu profond, Port-au-Prince. Oui, un tremblement de terre peu profond est dévastateur, une sombre histoire d'ondes horizontales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept degrés c'est déjà pas mal pour le Japon, surentraîné, surarmé, le béton s'entend. Alors tu penses, Haïti ! On a vu ce que la corruption et la mafia peuvent faire dans un pays évolué, c'est le mot qu'on emploie parfois pour l'Italie que j'aime, et les résultats du moindre séisme dans les Apennins en témoignent, je n'ai pas eu besoin de dessins pour savoir aussitôt lu la petite phrase qui défilait qu'une fois de plus Haïti allait payer cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Payer quoi, au juste? Il faut faire très attention. Les images terribles des télés se sont succédées tout le reste de la journée, et moi devant à tenter de vaquer puisqu'il faut bien que la vie continue comme on dit, manger, ranger, lire, écrire, téléphoner, aller venir, planter un clou pour chasser l'autre, et comme toujours enfoncer des portes ouvertes à grands renfort de langue tirée et de coups d'épaule. Mais le regard fixé sur les images qui passent et repassent, l'esprit vide, le geste machinal. Je n'ai pas du bien vivre ma vie normale cette journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il faut se méfier des pensées qui s'insinuent et qui profitent du vide, du vertige devant le vide, de la peur qui vient du vertige, de notre peur à nous devant ce qui est là-bas, de ce qu'on nomme l'émotion et dont notre corps a besoin pour franchir l'obstacle. Ne nous trompons pas, si notre obstacle est dérisoire comparé à celui qui se dresse devant les haïtiens, il nous faut aussi le franchir, son caractère dérisoire nous y oblige sans concession possible. Franchir l’obstacle signifie ne pas céder à l'émotion ni à la peur, ne pas se projeter, nous ne sommes pas à Haïti, nous ne vivons pas ce cauchemar, nous n'avons pas à nous y mettre même par la pensée, et seuls quelques uns d'entre nous serons assez forts ou assez fous pour monter dans un avion et y aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serais bien présomptueux de m’exprimer pour ceux qui sont pris dans leur chair, leur chair de sang et leur chair d’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bord de notre rive confortable, notre devoir est de résister à l'émotion et de penser. Mettre un peu de sous dans l'enveloppe ne fera pas de mal, mais ce ne sera pas suffisant, ne nous croyons pas quittes pour si peu quand j'y aurais mis sept millions. Il faut penser cette affaire, et dès maintenant merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma première pensée ressemble à celle d'Akynou, si j'ai bien lu: Encore eux, toujours eux, pourquoi eux? Seraient-ils encore en train de payer le fameux tribu, ou pire encore, seraient-ils en train de payer pour simplement s'être libérés, eux esclaves noirs, non seulement du joug matériel et des lourdes chaînes métalliques, mais du joug mental que les maîtres avaient instillé en eux. Péché mortel inexpiable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne serait-ce pas une forme de vengeance divine dont évidemment personne de sensé n’osera dire le nom mais dont nombreux sont ceux qui ne seraient pas mécontents de la voir renaître de ses cendres dans les inconscients occidentaux. Alors il faut échapper à ce danger de la dérive de la pensée conduite par l'émotion, et bien savoir et se dire et se répéter à tous les temps tous les modes qu'il n'y a pas et qu'il n'y aura jamais de justice de cette forme, et qu'un tremblement de terre n'est jamais qu'un tremblement de terre qui frappe selon des règles connues mais selon des modalités imprévisibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons les télés réveiller le mythe de la prévision du tremblement de terre après chaque catastrophe, histoire de faire jaser dans les chaumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Histoire et la Géographie sont mêlées, et si la population d’Haïti est aujourd'hui ce qu'elle est, c'est à cause des deux. Il se trouve que la situation géographique d’Haïti n'est possible qu'en raison de la présence de ces maudites plaques. Ni le colonialisme ni la révolution ni les finances américaines ni l'ultralibéralisme, ne sont responsables de celles-ci et de leurs mouvements. Ni je ne sais quel dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors désormais, je m'interdis cette idée là qui rôde dans nos esprits : pourquoi encore eux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de réponse à cette question, et une question sans réponse n'est pas une bonne question, il faut passer à autre chose. Par exemple, comment faire maintenant ? Et si je n'ai pas de réponse, d'autres l'ont et notre job est de les obliger à la trouver, la réponse, quitte à participer du fond de notre rive confortable (bis) à sa recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis crier haut et fort les raisons de la gravité de l'affaire, et là enfin nos cibles favorites pourront être exposées, mafias, finances, corruptions, incompétences, dictatures, quand il n'y aurait eu au Japon, pour le même glissement de plaque, que quelques frayeurs, deux morts par crise cardiaque, et trois cheminée abattues.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ecrit le 13/01/2010. Tremblement de terre à Haïti.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7864509863134720043?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://racontars.akynou.fr/index.php?post/2010/01/14/Dey' title='HAÏTI'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7864509863134720043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7864509863134720043' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7864509863134720043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7864509863134720043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2010/01/haiti.html' title='HAÏTI'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-9157476458290511770</id><published>2009-11-30T00:41:00.006+01:00</published><updated>2009-11-30T01:07:04.179+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>L'école de la République #6/6 : Le 21/11/2009 à 00h30, je persiste et signe, j’antidate.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;6. Le 21/11/2009 à 00h30, je persiste et signe, j’antidate.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce n'est une surprise pour personne, chacun sait que je suis hostile au rejet de l'école auquel j'assiste et qui ressemble, malgré les mots doux pour le justifier, bien plus à un repli sur soi qu'à une tentative de conquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot formatage m'est insupportable car l'école, quels qu'en soient les défauts, est le seul moyen de faire accéder aux enfants à la notion du vivre ensemble. Partager des savoirs communs. Construire des complicités semblables. Non seulement par des rencontres diverses un peu partout au gré du désir et de l’envie, mais par un rendez-vous quotidien, qu’il pleuve ou vente, qu’il neige ou caniculise, de telle heure à telle heure. Quelle que soit la curiosité des enfants, il est des domaines qui leur resteront inaccessibles si l'école ne se mêle pas un peu de les forcer à les regarder en face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, oui, les classes sont surchargées, certains profs sont nuls, certains autres épuisés, les enfants sont petits, mais on n'enseigne pas non plus de la même façon à des maternelles qu'à des sixièmes et prendre l'exemple de ceux-ci pour justifier l'absence de ceux-là est injuste. La belle idée libertaire menée trop longtemps fera des dégâts dont bien entendu personne ne sera responsable. Sauf bien sûr la "Société".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons en société, que nous le voulions ou non, dans cette société-ci faite de beautés et d'horreurs, où l'on rencontre des Akynou de temps en temps, et des Hortefaux parfois aussi ou des Besson. Nous en sommes en partie responsables, de cette société que nous proposons à nos enfants, tout comme nous disions en 68 que la société pourrie de nos parents étaient leur faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne culpabilisons pas pour autant, et ne jetons pas les bébés avec l'eau du bain. Il nous appartient de leur apprendre à vivre dans cette société, à ces bébés, ou du moins de leur donner les armes pour s'y battre et s'y ébattre. L'orthographe, la belle écriture, le maniement des abstractions, le raisonnement mathématique, la rigueur scientifique, la curiosité perpétuelle, sont autant d'armes et il en est bien d'autres. Et le parent si attentif soit-il, l'enfant si intelligent soit-il, n'accèderont pas à ces richesses sans de solides enseignants qui leur pousseront le cul parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formatage? Quel mot impropre! Mise en ordre de marche, devrait-on dire. La dureté de l'école d'aujourd'hui n'est rien de plus que la dureté du monde qu'on leur a préparé, et à laquelle ils doivent être préparés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras et cracher sur cette dure école, il faut combattre avec ce monde d'enseignement pour l'améliorer et cesser de désespérer les profs, qui sont un des derniers remparts contre l'avenir qu'on nous mijote. Rien d'ailleurs n'empêche les parents de poursuivre leur travail de parents que l'école n'assurera jamais, car si les parents ne sont pas l’école, l’école ne remplacera jamais les parents, et la disponibilité de la vacance leur est aussi nécessaire que la contrainte journalière, en les éveillant au monde, au monde des parents et au monde entier, et les fleurs du chemin redeviendront des poèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut tant qu’on veut disserter sur Montaigne et Rousseau, de grands classiques de sujets du bac. Mais pour que la tête prenne une forme de bien faite, il lui faut de la matière à l’intérieur. Tout le monde n'a pas la chance d'être Mowgli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je me calme. Bonne nuit à toutes. Le combat touche à sa fin, je vais m’allonger ma tâche est finie, la vôtre commence dès que l’enfant paraît.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Commencé d’écrire le 21/11/2009 chez Lyjazz, terminé dans ma cave le 24/11/2009.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Est-ce une conclusion, un épilogue, une fin des fins ? Non, c’est le texte initial à partir duquel tout ce que j’ai raconté avant s’est inventé, et qui vient désormais comme la justification finale de ce qui précède. J’ai fortement réagi au mot formatage. Est-il si déplaisant que je l’ai d’abord supposé ? Maintenant, je n’en suis plus si sûr. Un formateur est aussi bien celui qui forme que celui qui formate, et la frontière de l’un à l’autre devient floue, incertaine, artificielle même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, formation et formatage relève de la même intention, et tout au plus pourrons-nous donner un tour négatif à l’un, en ce sens qu’il déforme la spontanéité initiale, l’innocence primale, et un tour positif à l’autre en ce que la formation constitue le socle sur lequel l’enfant s’invente comme être social, sans quoi il ne pourrait devenir homme, humain. Mais cette différence des mots suppose que l'innocence primale existe. Or je ne crois pas que l’homme, l’humain, soit naturellement bon comme l'affirmait le vieux Jean-Jacques,.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prétends que rien n’est inné en lui sinon des circuits silencieux et inertes, et qu'il faut y mettre le courant de l’acquis, mettre le feu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-9157476458290511770?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/9157476458290511770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=9157476458290511770' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9157476458290511770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/9157476458290511770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-66-le-21112009.html' title='L&apos;école de la République #6/6 : Le 21/11/2009 à 00h30, je persiste et signe, j’antidate.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2508005193958652025</id><published>2009-11-27T15:41:00.008+01:00</published><updated>2009-11-27T15:55:36.859+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>L'école de la république #5/6 : Il n’y a pas de défaite de la pensée.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;5. Il n’y a pas de défaite de la pensée.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Et moi au milieu avec mon idéal imbécile, je vois déferler vers moi l’invincible armada perse, qui veut faire disparaître l’école comme nulle et non avenue, trop chère, trop inutile, trop éloignée de la rentabilité, toutes ces têtes brunes et blondes qui feraient mieux de produire au lieu de dormir sur leur radiateur, à quoi servent la mathématique et le latin et l’orthographe et l’histoire et la géographie. J’entends tous les jours chacun se vanter d’être nul en histoire, nul en math, nul en philo, une orthographe de merdre, mais attention je parle anglais quand même faut pas pousser, je l’ai appris en écoutant les Beatles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;L’ignorance est devenue un passeport pour les dîners en ville.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;N’exagérons rien. Tu ne feras pas ton petit Finkalain. Alain la Croûte. Tu ne porteras pas le fer du général sur le comportement de foules particulières. Nombreux sont ceux qui croient aux mêmes choses que toi et tu ne devras pas les abandonner à l’éructation défaitiste de l’échevelé de la lucarne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ma description porte sur l’armée qui se déverse et qui noircit mon horizon, qui va piétiner mon idéal. Je suis coincé dans mes Thermopyles et je vais être balayé. Là-bas, de l’autre côté de la terre, l’école doit avoir le temps de se préparer, il faut non point que j’arrête l’impossible, mais que je le retarde assez que les idées puissent se clarifier dans les têtes des défenseurs, que les caricatures cessent de se jeter en pâture les unes aux autres, que monsieur Global et Monsieur Syllabique soient bien réconciliés ils le sont d’ailleurs et depuis longtemps mais ils symbolisent tout ce qui encore peine à se faire jour dans cette école de la République pour qu’elle sache résister à l’envahisseur obscur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J’ai confiance en elle, et le combat que je livre ici, même perdu je sais ne pas le livrer en vain. Hier j’ai commencé à donner de la poudre et des balles. Il me reste juste à conclure. Voici venir les derniers mots que je vais dresser sur le chemin de tous ces mornes soldats.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;à suivre.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2508005193958652025?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-46-de-belle.html' title='L&apos;école de la république #5/6 : Il n’y a pas de défaite de la pensée.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2508005193958652025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2508005193958652025' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2508005193958652025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2508005193958652025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-56-il-ny-pas-de.html' title='L&apos;école de la république #5/6 : Il n’y a pas de défaite de la pensée.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-433965844370868978</id><published>2009-11-26T23:54:00.003+01:00</published><updated>2009-11-27T00:23:16.721+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>L’école de la République #4/6 : De belle lurette, l’école ne formate plus personne.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;4. De belle lurette, l’école ne formate plus personne.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Si l’enseignant désormais se permet un froncement de sourcil en direction du pauvre chéri que l’on formate, j’ai entendu le mot dans la salle, c’est en effet soit sa voiture, soit sa santé, soit sa carrière, qui en prennent plein les vitres, coincé entre le bon désir du roi et les exigences des usagers, on dit usagers et bientôt on dira clients donneurs d’ordres, de toute façon on ne dit plus parents encore moins citoyens. Encore heureux s’il ne sort pas de l’établissement entre deux gendarmes, sans un regard des collègues qui se sont depuis longtemps défilés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On l’a oublié, que les enseignants d’aujourd’hui vivent plus dans la solitude et la peur que dans la pédagogie. Même leurs syndicats l’ont oublié, savent-ils encore ce qu’ils sont ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques chevaux légers renforcent cette armée de la Mer. Et surprise, ce sont les mêmes, oui, les mêmes que ceux de l’armée de la Montagne. Vous n’aimez pas que je me répète, vous avez tellement raison que je vais me répéter, mettre beaucoup de points sur chacun de mes zi, enfoncez vous ça dans la tête disait le bon Boris avec la voix douce d’Henri. Je vais être un peu long, il le faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces chevaux légers qui réclament que seule leur vérité à eux de parents soit dite, au nom de leur racines, au nom de leur différence, au nom de je ne sais quoi mais qui ne relève pas de notre bien commun. Et ne venez pas me dire que l’arbitraire les désigne comme hors du bien commun, ce n’est pas l’arbitraire, ce sont nos deux mille ans de réflexions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez ceux qui veulent que Dieu ait tout créé il y a Six mille ans et pas plus c’est calculé scientifiquement dans la Bible ; vous avez ceux qui proclament que seul Allah est grand et Mohammad son prophète et que la face voilée de la lune concerne toutes les femmes, et vous autres monothéistes d’autres bords ne ricanez pas vous ne valez pas plus cher avec vos réclamations ; ainsi, pourquoi ferait-on une histoire des religions puisqu’il n’y en a qu’une est qu’elle est déjà écrite, et qu’il y en ait trois ne veut rien dire puisque seule la mienne est la vraie, disent-ils tous en chœur, tous unis pour formater.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux vous en trouver d’autres, des exemples : je vois nos élites pour qui seul est grand Adam Smith, et ses thèses sont notre Bible notre Coran bien qu’il fût presbytérien, pourquoi égarer nos têtes blondes avec Marx et ses reîtres, soyons rapides et efficaces, time is money money money, money jungle ; je ne peut plus finir ma phrase, voici le pire qui approche, voici le vol noir de ceux qui exigent que soit débattue l’idée que l’on peut certes prétendre qu’on a peut-être déporté des millions d’êtres humains d’ici vers là-bas mais qu’il faut pouvoir par souci d’objectivité, ils osent dire objectivité, examiner la thèse contraire, vous connaissez aussi bien que moi le piège du débat utilisé pour valider l’invalide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces smalas et toutes les autres qui ne supportent pas l’idée qu’on enseigne à leur chéri de quoi les conduire à l’interroger, elle, la smala inquiète tout à coup du regard de l’enfant interrogateur. Elle a raison d’être inquiète, empêchons la de nuire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c’est cela, l’enseignement libre qu’on nous vante avec des couronnes de fleurettes. C’est cela ce qui se cache derrière l’enfant qui innocent et curieux pose dans l’épanouissement total les questions rafraîchissantes de sa logique naissante. Il faut savoir être clair et net, il faut savoir refuser le débat de ce qui n’a pas lieu d’être débattu, il faut savoir définir et imposer les méthodes, discerner ce qui est avéré et ce qui est hypothèse, étudier jusqu’à plus soif la mathématique des ensembles sans laquelle nul ne connaîtra la stratosphère joyeuse et humble du chaos, des fractales et de la théorie des cordes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr qu’une collectivité, une nation toute entière, dès lors qu’elle prétend transmettre sa raison d’être d’une génération à l’autre, va construire un corpus de vérités dont nous savons tous qu’elles sont provisoires, incertaines, discutables. Mais ce corpus est le corps de la civilisation dont nous sommes, et que nous devons remettre en ordre de marche à nos enfants. Ils en feront ce qu’ils pourront, mais je suis plus confiant dans la validité de ce corpus que dans les caprices fragmentaires, limités, religieux, ou idéologiques d’un seul bord, que les individus aussi bien intentionnés soient-ils, pourraient transmettre chacun de leur côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que parents, libre à eux de le faire. C’est même leur devoir. Mais la Société se doit d’intervenir au-delà des parents pour sa propre pérennité, et s’en donner les moyens. Toute renonciation de la Société sur ce point est pour elle renonciation à survivre. Armé de la sorte, l’enfant, citoyen à venir, disposera des outils pour interroger son monde, et appuyer là où il a mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis un peu égaré dans ma phrase, j’ai engagé mon combat alors que toutes les forces en présence ne sont pas encore arrivées. Mais vous me voyiez déjà venir, alors j’y suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont les mêmes, ces chevaux légers de l’individualisme d’apprentissage. Ils se mêlent aux deux armées de la Montagne et de la Mer, et les deux armées les acceptent en un renfort inespéré et douteux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-433965844370868978?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-36-libertitude.html' title='L’école de la République #4/6 : De belle lurette, l’école ne formate plus personne.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/433965844370868978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=433965844370868978' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/433965844370868978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/433965844370868978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-46-de-belle.html' title='L’école de la République #4/6 : De belle lurette, l’école ne formate plus personne.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1911970141646502388</id><published>2009-11-25T23:58:00.000+01:00</published><updated>2009-11-26T00:45:20.657+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>L’école de la République #3/6 : Libertitude et Larzac.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;3. Libertitude et Larzac.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Côté mer. Je veux bien admettre que le soleil y brille davantage et qu’on peut y bronzer en éventail, en épouvantail aussi d’ailleurs. Moi monsieur, mon enfant est épanoui, il est libre, il voit une petite bête, je la nomme coccinelle et il s’émerveille de sa beauté. Du matin au soir, le voici qui court de bestiole en herbe folle et qui me demande les noms et le pourquoi du comment, et je lui raconte mes histoires et mes légendes dorées. Il retient tout mon gamin joli, il rit à la vie, il admire le crépuscule des Dieux, il se prosterne devant le lever de Râ. Enfin non, je m’égare. Il sait que la terre tourne sur elle-même et autour du soleil et que les gens de l’autre côté même s’ils ont la tête en bas n’ont pas la tête à l’envers.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quand il grandira, il saura qu’il peut me poser toutes les questions qu’il voudra sans aucun tabou et que je saurai lui donner les réponses moi la mère toute présente toi le père tout-puissant. Au pire, il y aura toujours Wikipédia. Victoire, nous échappons aux scrogneugneu, à l’embrigadement, au conformisme, quelqu’un là-bas a dit formatage, j’ai bien entendu. Victoire, l’enfant échappe au tortionnaire avec sa règle à taper sur les doigts, on sait combien il doit en survivre aujourd’hui dans les écoles même pas le nombre qu’il faudrait pour taper dessus, il échappe au racket des petits voyous de la sortie de 16h30, il échappe aux vérités révélées même pas contrôlées par les parents, aux incompétences des discours de savants mal habillés incapables d’attirer une seule minute d’attention, et sa joie de vivre n’est pas bousculée dans des couloirs encombrés de hurlements.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vous savez très bien que quelques unités d’élite de ces gens là ont été formées dans l’ancien camp militaire du Causse de Larzac, nostalgie quand tu nous tiens, mais ce ne furent que quelques unités d’élite qui ne sont pour rien dans le succès foudroyant de cette mode, non seulement réservée aux parents, mais peu à peu instillée dans les écoles par les plus austères des inspecteurs et des ministres, peu importe qu’ils soient Ghelfes ou Gibelins, non par raison pédagogique mais par tentation démagogique. Ils ont retiré un par un les instruments du combat nécessaire des enseignants, en commençant à juste titre par les plus contondants, puis emportés par leur élan se sont rués dans la pente savonneuse et injustifiable, en leur ôtant tout ce qui pouvait ressembler mon Dieu quelle horreur à un début d’autorité légitime.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Toi l’instit, maintenant tu fais avec ou plutôt tu fais sans avec tes trente-cinq rugissants, tu as la vocation oui ou non, et en plus tu réclames un meilleur salaire, on aura tout vu avec ces fonctionnaires.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais pour autant, le formatage a la vie dure dans les têtes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1911970141646502388?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-26-scrogneugneu.html' title='L’école de la République #3/6 : Libertitude et Larzac.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1911970141646502388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1911970141646502388' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1911970141646502388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1911970141646502388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-36-libertitude.html' title='L’école de la République #3/6 : Libertitude et Larzac.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3690677685926913853</id><published>2009-11-24T23:52:00.004+01:00</published><updated>2009-11-25T00:17:25.464+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>L’école de la République #2/6 : Scrogneugneu.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;2. Scrogneugneu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Plus personne ne veut de ce bon vieux temps là, où pourtant les maîtres étaient maîtres, et où l’Excellence de la République permettait de se hisser au dessus de sa condition de départ, ici ou là, pour jargonner comme chacun jargonne encore aujourd’hui malgré le temps passé. Vous les connaissez tous, nos tribuns jargonnant qui se gonflent et nous gonflent d’Excellence, en multipliant les zixces et les zesses et les ailes pour s’en remplir plein la bouche et nous en mettre plein les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même camp que ces dinosaures si bien caricaturés que personne d’entre vous ne voudra y ressembler, même si la caricature cache une nostalgie pour beaucoup d’entre nous, il faut placer ceux qui réclament à tue-tête une école à leur exclusif service. Où seules les vérités décidées du clan, parental, familial, villageois, régional, national, seront dites. Il ne sera pas question de parler aux têtes blondes de Monsieur Darwin par exemple, ou alors, piège parfait, laisser planer la possibilité d’un débat avec les créationnistes ; il ne sera pas question de raconter l’histoire des religions, chacun sait qu’il n’y a qu’une religion, celle-ci là que je désigne et pas celle du voisin d’à côté ou d’en face, les religions n’ont pas d’histoire, il a LA religion un point c’est tout. Alors l’école devra se soumettre au plus fort du coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans ce camp hétéroclite les petits chefs qui veulent l’enseignant à leur botte. Qu’il dise ce qu’on lui dit de dire. Qu’il déroule le tapis rouge devant l’enfant du notable, ou du caïd. Sinon, gare aux pneus, gare au canif, gare au grand frère, gare à la mutation. Il y a dans ce camp tous ceux qui confondent enseignant et domestique, sans parler de la hiérarchie qui s’en mêle, qui s’emmêle, qui enfonce. Et tous ceux qui pensent que l’école est un accueil, pour occuper les enfants pendant la journée, et rien d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne le croyez pas, mais ils font tous partie de la bande des scrogneugneu, les mêmes qu’autrefois, ils ont changé la couleur de leur nez rouge, c’est tout. Ils sont tous complices. Ils embrigadent, profs ou parents, ils veulent des enfants à leur image, strictement conformes. J’entends quelqu’un qui a dit formaté, là-bas au fond. Mot inutile, conforme me suffit. Conformes à l’objectif, car voilà le péché originel : ils ont tous un objectif. A quoi sert l’école, voilà ce qu’ils demandent, et ils ont la réponse à la bouche aussitôt. Leurs réponses sont terriblement précises, mais elles sont toutes différentes. Comme si cette question pouvait seulement avoir une réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont installés sur les flancs de la montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold; font-style: italic; font-family: georgia;font-size:130%;" &gt;à suivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3690677685926913853?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-1-lieux-communs.html' title='L’école de la République #2/6 : Scrogneugneu.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3690677685926913853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3690677685926913853' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3690677685926913853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3690677685926913853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-26-scrogneugneu.html' title='L’école de la République #2/6 : Scrogneugneu.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-6714241069251952838</id><published>2009-11-23T16:58:00.004+01:00</published><updated>2009-11-23T17:44:59.427+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>L’école de la République #1/6 : Lieux communs.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;1.    Lieux communs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Chacun va sourire. Une idéologie rétrograde, qui sent de loin son moisi de troisième République, un idéalisme enfantin depuis longtemps réfuté par les faits, une incantation devenue lettre morte sous les coups de boutoir de la modernité. Vers la montagne j’ai mes ennemis qui ne jurent que par l’obligation d’inculquer aux enfants les seules vérités dignes de ce nom aux yeux des parents ou des ministres, des coteries ou des idéologies, que celles-ci soient bâties sur la verte prairie ou sur la ligne Maginot ; vers la mer j’ai mes ennemis qui ne jurent que par l’enfant magnifique qui découvre de lui-même les merveilles du monde et qu’il ne faut surtout pas interrompre en si bon chemin.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Les valeurs de scrogneugneu contre l’épanouissement naturel, montagne ; les valeurs de Rousseau contre l’enrôlement de la chair à canon, qu’il soit pour de nerf de guerre ou pour de ver de paix, mer. Je suis dans l’étroite bande de terre entre mer et montagne et je dois arrêter l’avance des armées Perses pour donner le temps aux gens de la Grande Ville d’organiser le siège. Je suis un Léonidas en médaille, par avance j’ai perdu la bataille. L’important n’est pas l’issue fatale, mais le temps qu’il faudra.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;Examinons les forces en présence. Il y a d’abord le bon vieux temps. Les élèves étaient sages, la tête baissée sous la férule de l’instituteur, terrifiés par les coups de règle sur les doigts et la mèche de cheveux tournée derrière l’oreille. Ils copiaient sous la dictée, ils ânonnaient les récitations et les tables de multiplications, ils vérifiaient que les trains se croisaient bien à Laroche-Migennes plutôt qu’aux Aubrais, ils répétaient que le grand Ferret avait eu tord de boire de l’eau quand il avait trop chaud, mais c’était peut-être un autre, Jeanne Hachette ou Jacquou le Croquant.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;A la fin, certif en poche, ils entraient à Creusot-Loire et y mourraient à 55 ans de poumons encrassés pour les plus chanceux ; les autres étaient morts à la guerre à 18 ans. Canon de paix, canon de guerre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-6714241069251952838?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://lyjazz.cheminsinstantanes.fr/post/Semaine-47-%3A-mercredi-et-jeudi?pub=1#pr' title='L’école de la République #1/6 : Lieux communs.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/6714241069251952838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=6714241069251952838' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6714241069251952838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6714241069251952838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/lecole-de-la-republique-1-lieux-communs.html' title='L’école de la République #1/6 : Lieux communs.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-8343335737761923659</id><published>2009-11-13T00:30:00.007+01:00</published><updated>2009-11-13T00:45:55.599+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>#2/2 - De l'identité française: nationalisme et identités, encore OTIR.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 0);"&gt;Réponse à &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(0, 51, 0);" href="http://otir.net/dotclear/index.php/post/2009/11/08/Nationalite-%3A-francaise"&gt;OTIR&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 51, 0);"&gt; sur le refus du nationalisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Bonsoir OTIR.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;OTIR a dit, entre autres choses : « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je ne suis pas d'accord avec toi que toutes les nationalités seraient similaires et indistinctes les unes des autres, je crois bien que c'est tout le sens que j'essaye de donner à mes billets sur les différences culturelles&lt;/span&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Je ne pense pas justifier ton désaccord, chère OTIR, il faut donc que je précise, et bien que tu aies peu de temps, je vais t'en voler encore un peu.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Je ne crois pas que notre désaccord en soit un. Ce qui me semble commun à toutes les nationalités, et aux identités qu'on tente de nous imposer à ce titre, c'est le côté enfermement. Pour cela, je n'ai jamais voulu y adhérer. Pour autant, je ne suis pas de ceux qui se disent "citoyens du monde", reniant par là leur propre construction, qu’on nomme cette construction du mot de nationalité, d’identité, de culture, de tradition, ou de tout autre mot, qui, même s’ils ne sont pas similaires, participent tous à d’une part un enfermement, d’autre part à une originalité.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Si je me sors lentement et prudemment de ce refus de la notion de l'identité, trop vite confondue avec le nationalisme qui est le ressort caché et pervers de ce "débat" bessonnien, c'est justement parce que je me suis assez frotté à ces identités innombrables qui se télescopent dans le monde, du Pérou au Nevada, du Golfe persique à l'Afrique du sud, de la Norvège au Maroc, de la banlieue ouest de Paris au 93, j’en passe et des meilleures, pour savoir qu'il est de richesses de partout et que notre propre identité ne peut se construire qu'en se frottant à ces autres là.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;J'ai écrit quelque part que seule la confiance en notre propre identité nous permet de nous confronter à celle des autres sans s'y perdre ; bien au contraire, en y gagnant beaucoup, par emprunts, mises en cause, regard en recul ou en miroir, et lentement par capillarité si affinité, et je l’ai déjà dit, par confrontation, n’ayons pas peur de foncer dans le tas si l’envie nous en prend, tant qu’on garde le respect, mais seul un toromachiste comprendrait.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;J'en tire l'idée que j'ai exprimée dans mon billet de Bloghumeur, copie de mon commentaire ici, que notre identité française (il faut bien lui donner un nom) résulte de ce travail foutraque de construction mentale auquel nous sommes tous attelés peu ou prou. Y compris l'idée de prendre ailleurs ce qui peut nous convenir ou nous renforcer, y compris aussi l'idée rigolote de débattre du débat.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Entre nous soit dit, la tradition juive, pour ce que j'en sais, se repait elle aussi, de débats sur les débats, et se nourrit jusqu'à l'infini de polémique sur la façon de poser ou de ne pas poser la bonne question. Ce n'est pas une moquerie, je trouve cela jouissif au contraire, c’est une des voies de liberté qu'on se donne. Cette approche "identitaire" est rare, je la trouve chez nous franco-français comme je l'ai aperçue chez de nombreux juifs. Chic, encore un débat franco-français, comme dirait Obélix.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Je ne l'ai pas trop vu ailleurs, ce goût de la polémique du détail, du je ne sais quoi et du presque rien, quelle que soit la richesse des autres cultures, des traditions lointaines ou proches, et quelle que soit la force des nationalités croisées. Dont l'espagnole, cher Pablo, qui m'a pourtant fortement capillarisé.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;"&gt;Ceci dit, j'ai encore beaucoup à réfléchir sur ces principes, je ne suis pas au bout de ma pensée et je ne suis pas sûr que mon Moine préféré ait envie de me suivre sur ce terrain. Ce que j'aime dans mon identité française, puisque ces mots me sont imposés pour l'exercice, c'est qu'elle est floue et fluctuante, et comme dit l'autre, fluctuat nec mergitur. Le débat nous est imposé, à nous de le détourner pour la plus grande confusion de ses instigateurs en chemises brunes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Mis en ligne le 13/11/2009.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-8343335737761923659?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://otir.net/dotclear/index.php/post/2009/11/08/Nationalite-%3A-francaise?pub=1#c9595' title='#2/2 - De l&apos;identité française: nationalisme et identités, encore OTIR.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/8343335737761923659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=8343335737761923659' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8343335737761923659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8343335737761923659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/22-de-lidentite-francaise-nationalisme.html' title='#2/2 - De l&apos;identité française: nationalisme et identités, encore OTIR.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-6200284578537905464</id><published>2009-11-10T23:42:00.005+01:00</published><updated>2009-11-13T00:37:22.043+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>#1/2 - De l’identité française : une réponse à OTIR.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; font-weight: bold; color: rgb(0, 51, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Commentaire envoyé le 10/11/2009 à 23h30, chez &lt;a href="http://otir.net/dotclear/index.php/post/2009/11/08/Nationalite-%3A-francaise"&gt;OTIR&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une petite idée qui fait son chemin dans ma tête depuis que le sujet est abordé de partout par chez nous. Que ce débat soit ou non utile, je ne sais, mais qu'il nous soit imposé, voilà qui est certain. Alors la petite idée, pour ne pas être en reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée de France, et d'identité française, n'existe pas en soi. Pour reprendre un mot de Julio, nous sommes d'abord des "homo sapiens sapiens", dont une des nécessités de survie est de rester groupés. Peut-il y avoir une spécificité française, dans ces conditions, ou n'est-ce qu'une forme de regroupement comme le sont chaque nation, chaque tribu, chaque club, chaque syndicat, chaque parti, chaque coterie ...? Je veux dire que ce qui définit ce groupe est-il du même acabit que ce qui définit n'importe quel autre groupe, et pour prendre ceux qui lui ressemble le plus, n'importe quelle autre nation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma réponse a longtemps été oui : nous ne sommes qu'un groupe parmi d'autres similaire, ni bien ni mal, groupe car sans groupe point d'humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une idée s'est fait un chemin lentement qui n'a pas encore abouti:  au delà de la langue, qui réunit bien plus que l'identité française et dans laquelle je me sens bien où que je sois, Québec ou Sénégal, Liban ou Corrèze, au delà du territoire qui m'ancre et qui m'encre, d'où je peux divaguer sans crainte car je sais y revenir, territoire subtil et géométrique, contradictoire et irréfutable, j'imagine l'identité française comme un projet qui ne sera jamais accompli mais auquel chacun de nous adhère à sa façon. Sans que quiconque n'ait défini ce qu'est le projet, pourquoi ce projet, comment ce projet, sans qu'un cahier des charges n'ait jamais été écrit, une sorte d'ectoplasme positif, nous sommes tous à y fourailler, à y mettre nos petits cailloux et nos gros pavés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tiraillements dans tous les sens, les contradictions, les démolitions et les recommencements, font que cahin caha le projet prend une forme que l'on croit distinguer en clignant des yeux un bref instant et qui s'évanouit l'instant d'après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà l'identité française. Nulle transcendance, nulle évidence devant lesquelles on s'incline plein d'admiration et de respect, mais un gros tas grouillant de nous tous à vouloir lui donner forme. Le jour où le tas aura pris forme et où nous nous reculerons pour admirer la statue magnifique, ce jour là la France n'existera plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonsoir, OTIR.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-6200284578537905464?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://otir.net/dotclear/index.php/post/2009/11/08/Nationalite-%3A-francaise' title='#1/2 - De l’identité française : une réponse à OTIR.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/6200284578537905464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=6200284578537905464' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6200284578537905464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6200284578537905464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/11/de-lidentite-francaise-une-reponse-otir.html' title='#1/2 - De l’identité française : une réponse à OTIR.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7502479788087111849</id><published>2009-10-30T17:05:00.010+01:00</published><updated>2009-10-30T17:56:12.100+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Conversations avec l’Ours</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;1.    Comment commencer ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce chapitre fera peut-être des petits. J’y reviendrai si mes envies de commentaires quelque part en Gaspésie s’avèrent décidément trop longues. Autant en faire des billets, regrouper ce que je trouve dans une même boîte à malices. Mais rien ne vous empêche d’aller voir sur place si je n’y suis pas, je sais que l’ours y est. Vous gogueulissez &lt;a href="http://pohenegamouk.free.fr/"&gt;Moukmouk &lt;/a&gt;et vous avez traversé la mare aux canards, comme il dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui a dit que le verbe gogueulir n’existait pas ? C’est un verbe régulier, en ir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple mercredi dernier, le voici qui décide de défendre l’idée générale des vaccinations générales en général, et d’une grippe alphabétique en particulier. D’où il ressort que les anti-vaccins sont, de près ou de loin, dans leur raisonnement, plus saisis de la peur millénariste et des frayeurs irrationnelles que d’une réflexion sur le fonctionnement des sociétés et de la notion de fraternité. Si mon résumé est nul, il suffit d’aller à la source ou d’attendre le démenti de l’Ours si par hasard un jour il passe par ici s’étant perdu dans la forêt ou plutôt dans la ville, l’ours ne se perd jamais en forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant d’accord avec cette idée malgré les objections et les méfiances qu’inspire la campagne actuelle de vaccination mal ficelée, mal expliquée, mal maîtrisée, j’ai écrit un très long commentaire pour apporter mon silex à son tas de briques. Mal m’en a pris ; le commentaire n’a pas survécu à mes tentatives d’immixtion. Les facéties du net pas net, sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors le voici ici, le corps du délit, depuis ma cave douillette et loin des blizzards canadiens. Oui, j’ai dit blizzard, ce qui évitera aux autres de me la faire car on ne me la fait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(0, 51, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;2.    Tout Arrive.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Tout arrive, même que je sois à 100% d'accord avec mon Ours préféré. C'est ici le cas. Une vaccination massive coûtera moins cher que les conséquences d'une diffusion massive de la maladie. Je devine l’objection : quelle maladie ? Cette grippette de rien ? Ce marronnier à journalistes oisifs, cet écran de fumée pour cacher les malfaisances des puissants ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas que cette grippe fera beaucoup de morts, elle semblerait même plus anodine que la grippe de base, hormis les phénomènes respiratoires et quelques morts, jeunes souvent mais moins nombreux que sur la route, certains parlent de détail. Il se trouve cependant qu’elle se répand beaucoup plus vite que la grippe analphabète, et qu’elle entraînera certainement des perturbations dans le fonctionnement de la société. En cela, la responsabilité "sociétale" de ceux qui refusent toute vaccination est engagée, puisqu'il s'agit du seul moyen d'empêcher une contamination massive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devine l’objection : c’est le grand capital qui va y perdre dans l’absentéisme massif annoncé, et les malheurs de l’ultra-libéralisme nous laissent indifférents n'est-ce-pas, sinon réjouis. Vous savez déjà ce que je pense de l’usage du mot libéralisme dans ce cas, mais surtout je n’ai pas besoin d’imaginer les absents de la fabrication de biens et des profits qui s’ensuivent pour m’inquiéter ; j’imagine qu'il n'y ait personne à la poste (pas besoin de beaucoup d’imagination d’ailleurs), personne aux urgences (je parle de ceux qui reçoivent, pas de ceux qui attendent), personne pour conduire les trains, pour enseigner les enfants, pour balayer les rues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez compris, le tissu de services publics qui soudain se déchire alors même qu’il est déjà mal en point. Le principe d'une société solidaire, je préfère le mot plus riche de fraternelle et vous n’allez pas me dire que vous êtes hostile à ce principe, est que celui qui refuse de se soigner engage la vie de son voisin, et nous pleurons assez après la disparition de cette fraternité pour ne pas rechigner quand elle ressort à la surprise générale, au nom d’une vaccination précautionneuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais qu'à la fin de l'hiver, s'il ne s'est rien passé, chacun va ricaner qu'on a crié avant d'avoir mal, et de stigmatiser l'argent jeté par les fenêtres pour la plus grandes joie des bandits pharmaceutiques. Je n'aime pas ce gouvernement et c'est peu de le dire. Mais je resterai silencieux dans cette hypothèse. On ne va quand même pas se plaindre s'il ne se passe rien de tragique, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et s’il se passait quelque chose ? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pas de sensationnalisme, je ne vais pas imaginer des millions de morts au grand dam des journaux qui aiment bien aligner les nombres horrifiques; J'imagine une &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;pandémie, avec ses millions de journées de travail perdues, son ralentissement économique, son coût de soins curatifs,  sa pression d'opinion publique pour trouver des coupables, selon le cas socialistes ou libéraux, je n'ose croire qu'on accuserait tel ou tel peuple élu, telle ou telle confession, mais qui sait? Les voies de l'obscurantisme sont si nombreuses, même en chacun de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous me raconterez la suite vous-même, sinon vous allez croire que j’exagère,  mais s’il se passait quelque chose de cet acabit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant l'indifférence et l'inaction du sieur Mattéi m'avait scandalisé lors de la canicule de 2003, 15 000 morts quand même en France, dans la toute bonne conscience du Médecin-Ministre au frais dans sa piscine, autant l'adoption énergique de mesures préventives en urgence et sur une grande échelle me semble un devoir pour les gouvernants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au pire, on aura un peu devancé la catastrophe et réduit ses conséquences. Au mieux, on se sera entraîné pour une situation plus grave future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, c'est Sarko et c'est Bachelot qui sont aux manettes et rien de bon ne peut sortir de ces néfastes ; alors on tire dans le tas, si je peux me permettre. Désolé, c'est un mauvais combat et peu me chaud leurs motivations secrètes. Quant aux médecins, et à la faculté en général, elle paye de plus en plus pour l'arrogance dont ils font encore preuve face au malade, sous prétexte qu'ils savent et lui non. Tant que cette façon d'être durera, leur parole sera de plus en plus mise en doute au nom de je ne sais quelle magie personnelle, de je ne sais quelle liberté individuelle, et il ne nous restera que la scientologie pour pleurer. Pourtant, quand ils viennent nous vacciner et vacciner nos enfants contre tout ce qui polyomise et tuberculasse, tout ce qui variole et ce qui jaunifèbrille, tétanise et diphtère, je les regarde faire avec un sentiment du devoir accompli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, pas plus tard que demain, je vais mettre mon corps à leur disposition pour qu’ils y tranchent le débat, entre Toussaint et Victoire, entre l'appendice et la rectitude. Dépendant de leur habilité et de leur savoir, de leurs précautions et de leur attention, j’oublierai un peu leur éventuelle arrogance de Diafoirus, d’Esculape, d’Hippocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut à toi, ô Ours caverneux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="text-align: right; font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(204, 0, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terminé d’écrire le 30 octobre 2009&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7502479788087111849?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://pohenegamouk.free.fr/' title='Conversations avec l’Ours'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7502479788087111849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7502479788087111849' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7502479788087111849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7502479788087111849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/10/conversations-avec-lours.html' title='Conversations avec l’Ours'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3412394653705450338</id><published>2009-10-11T22:01:00.006+02:00</published><updated>2009-10-11T22:37:58.321+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Une semaine de Vacances à la Toussaint.</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div face="times new roman" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tumeur, a dit le médecin au patient.&lt;br /&gt;Je meurs, a répondu l’impatient. Kinshasa d’autre ?&lt;br /&gt;Non, pas le Congo, a dit le médecin, mais le Bénin. Un peu cotonneux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où et quand ? a dit le patient.&lt;br /&gt;Une chose est certaine, répondit le médecin, vous mourrez. Je ne sais ni où ni quand, mais ce sera d’autre chose, je le sais aussi. Vous mourrez peut-être même avant et je n’y serai pour rien. Je vous propose le jour des morts, le plus tôt sera le mieux. On passe vite du Bénin au Congo, si l’on n’est pas vigilant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai jamais aimé les vigiles rapides, nota le patient. Ils ont vite fait de clouer le pilori avec les tripes dedans. Ce n’est pas parce qu’on désaccorde qu’il faut s’acharner, et les mauvais procès ne bonifieront jamais les causes.&lt;br /&gt;Vous m’embrouillez, dit le médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourrais-je écrire, au moins, demanda le patient agacé.&lt;br /&gt;Je ne promets rien, de toute façon personne ne vous attendra.&lt;br /&gt;Qu’en savez-vous ? S’insurgea l’impatient.&lt;br /&gt;Je le sais, c’est tout. Au revoir, mon Côlon. N’oubliez pas le jour des morts, de 10h00 à 16h00 sans les repas, réveil à 17h00. Enfin, théoriquement. J’espère que vous aimez le vert pisseux, je vous garde six jours au chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au revoir, Monsieur Diafoirus. A bientôt pour le plaisir.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3412394653705450338?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3412394653705450338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3412394653705450338' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3412394653705450338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3412394653705450338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/10/une-semaine-de-vacances-la-toussaint.html' title='Une semaine de Vacances à la Toussaint.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-4504787103470874227</id><published>2009-08-15T00:20:00.006+02:00</published><updated>2009-08-15T00:54:50.713+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comme la vie va'/><title type='text'>Relisez-vous, dit Otir.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-style: italic;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://otir.net/dotclear/index.php/post/2009/08/12/Relisez-vous"&gt;Otir, notre amie d'Amérique&lt;/a&gt;, nous invite à nous relire. Remonter le temps et retrouver ces billets d'autrefois dont on a oublié jusqu'à l'existence, dont on est surpris de découvrir qu'ils existent et qu'ils évoquent des sujets auxquels ont croyait n'avoir jamais réfléchi. Quitte à faire partager la redécouverte en mettant en ligne aujourd'hui ce qui fut lu hier mais que tous ont abandonné à leur sort d'ancien billet écrasé sous la pile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, Otir a réveillé mes vieilles peurs. Tant pis, je vous livre mon commentaire, et probablement ceux qui répondront à ceux qu'elle me répondra, à vous de jongler entre les blogues à travers l'Océan.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le clou&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;J'ai toujours eu du mal avec l'idée du blogue. Ces billets qu'on écrit, parfois trop vite, et qui sont lu encore plus vite pour ensuite s'enfoncer dans un Léviathan de nulle part sans jamais vraiment disparaître. C'est pire qu'un dessin à la craie sur le trottoir, qu'une sculpture de glace, qu'un château de sable. Tous ces avatars de l'éphémère me terrorisent, ils ressemblent tant à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être aussi est-ce la raison pour laquelle ils nous fascinent. Cette énergie vouée à l'échec quoiqu'il arrive et quel que soit l'habileté, le talent, la grâce, le génie, hop une vague de marée montante, un coup de chaud, une petite averse, un billet du lendemain, et l'ouvrage de l'instant n'a jamais existé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'use de subterfuges piteux pour échapper à ce destin. Je mets mes plus récents billets à la suite des plus anciens, de sorte qu'on ouvre toujours mes blogues sur le premier billet qui ne meurt jamais. Mais du coup chacun se lasse et personne ne vient, une mort par effet collatéral en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi les classements par mois, par thèmes, par tags, mais il faut avoir soigneusement organisé ce mécanisme dès le début, et s'y tenir avec une minutie minimale. Comme si l'on savait à l'avance de quoi serait fait le blogue, comme si on s'interdisait les joyeuses surprises des dérives et des digressions, des interventions amicales et des folies soudaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si je devais m'en tenir au thème imposé par le titre sans me donner la liberté de lui tourner autour sans le toucher, tel l'indien son totem, et l'autre sa Kaaba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hais ce proverbe: un clou chasse l'autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;à suivre. écrit le 13 août 2009.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-4504787103470874227?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://otir.net/dotclear/index.php/post/2009/08/12/Relisez-vous' title='Relisez-vous, dit Otir.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/4504787103470874227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=4504787103470874227' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4504787103470874227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/4504787103470874227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/le-clou.html' title='Relisez-vous, dit Otir.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-6204886468925877578</id><published>2009-08-13T16:59:00.006+02:00</published><updated>2009-08-14T23:08:28.728+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Les voiles de Sassafras.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Le vieux désir qui se réveille chaque fois…Un vol de coucou au dessus d’un nid, quelques photos embrumées la tête en l’air, une côte qui se découpe à l’infini vaporeux, sans même parler d’Icare qui serait bien capable, le beau jeune homme souriant, de te prendre dans ses bras pour un septième ciel beaucoup plus aérien que terre à terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je suis trop accroché aux cailloux du chemin, aux sandales qui me précèdent, pour soudain flotter dans les stratosphères oniriques. Seule la peur me retient et je sais qu’elle sera la plus forte en tous lieux, prise par surprise ou longtemps apprivoisée. Je peux naviguer lentement dans les marigots suivi de crocodiles affamés et pleurnichards sans frémir, je sais traverser le Lut sans dévier de ma route, je sais trouver le sentier invisible dans la touffeur des sous-bois, les paysages n’ont aucun secret que je ne perce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ne me demande pas de deviner la mer derrière la surface lumineuse, ses abysses et ses humeurs, ne me demande pas d’être le Capitaine qui t’embarque pour Cythère, et surtout, comme hanté par Antée, ne me décolle pas du sol vivifiant, de la terre sèche ou grasse, du roc éclatant ou friable, je deviens vermisseau torturé dans l’instant. De mon tabouret, de ma chaise de moine sous l’œil de mon icône, de mon île ou de ma terre ferme, marais ou volcan, plaine ma plaine ou montagne des neiges, je n’irai jamais chercher Icare dans son rêve et c’est de loin que je le verrai choir et déchoir de son perchoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’empêche. Dès que la vie a le dos tourné, c’est plus fort que moi, je m’envole de ma cave par les mots grillagés, et je tournoie à la recherche des courants ascendants dans le bruit paisible du souffle de l’air, du souffle des vents d’Eole qui me guident et me soutiennent, et je survole le monde de mes souvenirs, Chypre, Rhodes, Simi, Knide, Halicarnasse. Je deviens Ulysse, Icare, Phébus, tous à la fois un peu, et je ris de mon père Dédale enchevêtré dans son labyrinthe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Icare et sa proie enchantée sont loin maintenant, ils sont assez de deux pour cette communion céleste et je ne saurais jamais le bruit que fait le vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dédale, celui qui pioche inlassablement le pied de la montagne à papa, celle de Lycie ici, et celle de là-bas, le monstre qui rend si difficile le chemin de Kaboul à Bamyan par ses extensions et ses tentacules, Kuh-i-Baba, un des derniers sursauts du nœud géant de l’Hindou-Kouch d’où naquit l’Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais tant monter en haut de la montagne.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-6204886468925877578?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/suite-immobile.html' title='Les voiles de Sassafras.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/6204886468925877578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=6204886468925877578' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6204886468925877578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6204886468925877578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/les-voiles-de-sassafras.html' title='Les voiles de Sassafras.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-1705355696847549728</id><published>2009-08-10T15:56:00.005+02:00</published><updated>2009-08-13T17:13:45.218+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Suite immobile</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-style: italic;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr le piège est cousu de fil blanc. Il faut donc y tomber volontairement en faisant croire qu’on se fait mal. Et écrire la suite réclamée, sans tenter d’homériser dans les coins. Il s’agit de Knide, une ville qui n’existe que dans quelques grimoires et dans quelques têtes, et qui pourtant est unique en ce monde. Même à Bordeaux on n’a pas su être plus entre-deux-mers qu’à Knide.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Suite immobile.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Cet endroit est très étrange. Ni par sa configuration, ni par son histoire, ni par la célébrité de quelques uns qui y vécurent. J’ai cité Eudoxe, mais on peut penser à Praxitèle qui y caressa le marbre de chair, ou Sostratos qui fit la lumière à Alexandrie. J’ai envie de lui attribuer le colosse de Rhodes, après tout il est juste en face, mais je vais me faire écharper par tous les bons historiens qui veillent au grain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas assez pour expliquer le mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, cet endroit m’inspire. Rien que la statue y a laissé son empreinte érotique, et ne parle-t-on pas des femmes de Knide, je ne sais qui elles sont mais je sens leur parfum qui erre encore dans les buissons doublement maritimes, Egée colérique et Méditerranée sournoise&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le vrai secret de Knide, le secret de son étrangeté. Le seul lieu sur terre où l’orient et l’occident ont rendez-vous depuis toujours, tels Ulysse et Eudoxe, le seul port au monde qui a un bassin en Méditerranée et un bassin en Mer Egée, où j’imagine volontiers que chacun allait et venait parlant Orient et Occident indifféremment et sans honte, Grec ou Turc, Hittite ou Mycénien, Perse ou Dorien ; qu’importe au fond, Minoen ou Parthe, le passant était chez lui à Knide et la passante sans souci, et nul roitelet d’Asie ni de Grèce ne pouvait prétendre lui imposer sa loi, Délos pouvait écrire tous les décrets qui lui passaient par l’assemblée, Knide n’en n’avait cure et se prélassait dans le soleil de ses deux mers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire a détruit la ville et l’espoir qu’elle représentait. Il est difficile de faire renaître deux millénaires d’espoir après deux millénaires de silence hostile. Pire encore, un jour un monsieur très propre sur lui verra que deux ports pour le prix d’un peut lui rapporter gros, et il installera une base nautique avec immeubles en béton façon architecture locale on n’est pas des bœufs, pontons et anneaux, route d’accès bien large et confortable, panneaux de signalisation, et tout le fourbis. Il gardera un bout de théâtre pour organiser des festivals culturels où l’on jouera les Perses, et les brochures vanteront la mer chaude et le soleil de bronze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Knide sera perdu, &lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/les-voiles-de-sassafras.html"&gt;je ne sentirai plus&lt;/a&gt; le parfum des femmes dans les néons et les kebabis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-1705355696847549728?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/coup-de-vent.html?showComment=1249912810670#c4853890245863309230' title='Suite immobile'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/1705355696847549728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=1705355696847549728' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1705355696847549728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/1705355696847549728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/suite-immobile.html' title='Suite immobile'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7776464283404474333</id><published>2009-08-09T14:45:00.005+02:00</published><updated>2009-08-13T17:12:22.373+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Coup de vent</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Prologue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Turquie de chez nous remonte à la plus haute antiquité. Si l'on veut jouer au plus ancien des anciens, elle existait avant même que nous n'existions, plus encore, ne serait-ce pas de là-bas que nous viendrait l'idée même d'Europe, et le nom, à quelques bras de mer près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'anachronisme est ce qui me va le mieux. Alors, poussé par une diablesse en sandales, ou plutôt attiré derrière ses mollets décidés, je me suis inventé un voyage, qui comme toute invention ne sort pas du néant mais d'un affreux mélange de vécu et de rêvé, de flots bouillonnants qui m'ont vraiment trempé le jean et de sueurs d'effroi qui m'ont vraiment trempé le cou, avec des lectures lointaines, des traductions hasardeuses, des combats perdus d'avance contre les verbes en mi, où seul le gros dos faisait face au gros temps. Il en est sorti ce jet de vapeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'embarquer pour six terres, va donc humer l'air du temps, il est doux et parfumé, il sent la lavande et le thym, le ciste et l'eucalyptus, et un peu la vieille poule. Mais il est &lt;a href="http://ilederacinee.canalblog.com/archives/2009/08/04/14646036.html"&gt;l'embarcadère&lt;/a&gt;, juste en face de &lt;a href="http://theolone.canalblog.com/"&gt;Théolone&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant tu peux monter dans le bateau. Attention, c'est un esquif vieux de trois mille ans et quelques.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;_______________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Anachronique d'Odysseus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'avais juste un petit bras de mer à traverser, pourtant. Mais Neptune ne me lâchait pas la grappe, depuis sept ans que je ramais. Deux grains de ciel noir ébène me sont tombés sur la galère, l'un de l'Ouest, l'autre de l'Est, le mystère des vents du Sud du Taurus demandent plus d'une vie de marin pour être percés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Alors, mes compagnons et moi, après avoir une fois de plus fermé les écoutilles et rentré les rames et la tête dans les épaules, nous nous sommes laissé secouer comme des prunes de Datça et avons attendu la fin, comme toujours, et comme toujours elle n'est pas venue, il fallait bien que le cycle épique se boucle, et nous n'étions pas encore rendus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le matin s'est levé sur une petite baie immobile, si tranquille qu'on entendait se jeter dans la mer le petit ruisseau qui traversait la ville endormie. Bien réveillé, cette fois, je me suis juré que je ne raterai pas le rendez-vous d'aubaine, et je me suis précipité à terre rendre visite à Eudoxe qui habitait cette ville, là, juste la troisième à gauche, sur la petite crête arrondie d'où l'on voit Méditerranée et Egée s'observer en chiennes de faïence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Que j'aie 800 ans de plus que lui ne fait rien à l'affaire. La conversation fut interminable et j'ai convaincu Eudoxe d'écrire ce qu'il savait du monde, avec un peu de chance on en parlerait encore dans trois mille ans et quelques. Son seul argument était qu'il n'était pas encore né, et il était trop malin pour ignorer que l'argument ne tenait pas un instant face à Homère.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il me fallait repartir, ces mollets et ces sandales, &lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/suite-immobile.html"&gt;je les suivrais&lt;/a&gt; jusqu'au bout de la terre.&lt;br /&gt; &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7776464283404474333?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://ilederacinee.canalblog.com/archives/2009/08/04/14646036.html' title='Coup de vent'/><link rel='enclosure' type='text/html' href='http://ilederacinee.canalblog.com/archives/2009/08/04/14646036.html' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7776464283404474333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7776464283404474333' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7776464283404474333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7776464283404474333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/08/coup-de-vent.html' title='Coup de vent'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-7991432491766228031</id><published>2009-04-10T22:30:00.007+02:00</published><updated>2009-04-10T22:41:37.103+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>La Vérité toute nue. #4/4 : Creuser Tillon.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 102, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Creuser Tillon.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voilà ce qui cloche, chère Tornade : à quelle sauce sera assaisonnée l’objectivité selon Saint Nicolas, à quelles méthodes sera soumise la Véritable Information du citoyen, si rien ne bouge ? Les arguments de Monsieur Devedjian, outre qu’ils étaient faux soit par ignorance soit par mensonge je lui laisse le choix, étaient à ce point dérisoires face aux enjeux, il avait une petite cuillère pour vider la mer et cherchait par tous moyens à le dissimuler derrière un triomphe affiché, que le journaliste se faisait un malin plaisir à souffler sur l’écran de fumée déjà trop transparent. Monsieur Devedjian en concevait de l’énervement. Monsieur Devedjian n’était pas à la hauteur de sa hauteur, et le savait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il brandissait sa majesté l’objectivité comme ultime secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu devines que je reviens derechef à mon histoire de Vérité nue. Elle ressemble tellement à ton objectivité, cette Vérité là, l’inaccessible étoile. L’objectivité façon Don Quichotte, ma chère chevalière de nos temps désertiques Tornada de la Mancha, pour aimable qu’elle soit nous jettera dans les étoiles comme un vulgaire moulin à vent et l’atterrissage sera rude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, regarde, justement j’en vois passer un, monté sur sa Rossinante, de ces journalistes comme tu aimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tout comme tu le veux ; la probité même, le scrupule incarné, il mène son enquête avec précautions, il prend son temps quitte à fâcher son directeur qui attend le papier, il contrôle ses sources, il vérifie les faits, il réfléchit à charge et à décharge. C’est un professionnel accompli qui rédige lentement, qui choisit ses mots, qui fait appel à la meilleure rédactrice de tous les temps pour lisser le texte et équilibrer les points de vue ; elle n’a pas sa langue dans sa poche la rédactrice si tu entends ce que tu entends, elle n’a pas non plus sa plume mal placée, quoique acérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi pauvre lecteur, je vois qu’il existera, malgré tout cet attirail nécessaire, absolument nécessaire, je vois qu’il restera les pesanteurs qui habitent le journaliste, et dont il ne se défera pas malgré toute sa vigilance, il existera les préférences qui l’ont construit, les choix décisifs dont le reniement serait sa propre destruction, que ces choix aient été mûrement pesés ou subtilement inculqués, qu’ils viennent de sa conscience d’homme vivant ou de son inconscient de plein gré. Volens nolens, dans l’article publié, quelques traits seront infléchis, quelques perspectives seront orientées qui, montrant exactement le même paysage pourtant, donneront à voir plutôt comme il aimerait qu’on le voit. Juste un petit pas de côté façon Marx Brothers, juste un premier plan façon photographe habile, juste un fil, un cheveu, une silhouette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet écart de rien du tout sera d’autant plus redoutable qu’aucun reproche ne pourra lui être fait et que son professionnalisme sera total. Tu photographies le même tronçon d’avenue de loin au téléobjectif et de près au grand angle, tu n’auras pas la même photo, et pourtant ce sera le même endroit. Je ne blâme pas cet écart, au contraire, il me semble indispensable à la compréhension du sujet traité. Et tout ce que je demande, au fond, n’est pas de disposer d’une photographie prétendue objective mais de connaître la focale de l’objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d’autres termes, j’aime savoir si l’article que je lis est rédigé par un journaliste de ce bord ci ou de ce bord là, droite ou gauche pour les simplets, et de bien connaître l’histoire de ce journaliste et ses positions antérieures. Alors à mon tour, le sachant, je ferai une petite correction dans mon regard, dans ma lecture, pour tenter de deviner derrière son travail que l’on a dit objectif, où se trouve la Vérité vraie. Bien entendu, il me faudra faire preuve d’autant de prudence dans ma correction que lui dans sa recherche, je lui dois ce respect. Il faudra qu’un jour je lise Germaine Tillon, elle y a pensé avant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nous deux, journaliste de qualité et lecteur Haddock, nous parviendrons peut-être à nous approcher de cette Vérité inaccessible et évanescente, à la contempler dormir nue, à la caresser si belle en ce miroir.&lt;br /&gt;A lui faire un enfant.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right; font-style: italic; font-weight: bold; font-family: georgia; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Et le bonjour à tes sirènes, si reines. FIN. Avril 2009&lt;br /&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-7991432491766228031?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/de-tiepolo-bianca-jetais-un-peu-hors.html' title='La Vérité toute nue. #4/4 : Creuser Tillon.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/7991432491766228031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=7991432491766228031' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7991432491766228031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/7991432491766228031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-44-creuser-tillon.html' title='La Vérité toute nue. #4/4 : Creuser Tillon.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3435279441308452452</id><published>2009-04-08T23:42:00.006+02:00</published><updated>2009-04-10T22:37:54.745+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>La Vérité toute nue. #3/4 : De Tiepolo à Bianca.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 102, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;De Tiepolo à Bianca.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;J’étais un peu hors sujet, non ? Tu sais bien que non, tu me connais assez et tu seras assez grand pour faire les liens qui conviennent. Juste pour le dire, un piteux cavalier, on dit cavaliéré en italien en roulant l’air et en aiguisant les œufs, s’est récemment ému d’être nargué par le sein qu’il ne saurait voir de la vérité nue alors qu’il l’avait lui-même choisi. Probablement à cause du délicat modelé imaginé par Tiepolo, de sa sensualité vénitienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te laisse maintenant, voici que s’approche la dame dont je t’ai parlé, dame oui parce que je suis très respectueux, mais dame non parce que avec elle nous ne serons jamais dans le confortable et le prêt-à-penser. Tornade frisée, je pourrais dire. Ma copine Tornada, Tornada Bianca. Prenons l’air étonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour Tornada, quelle surprise ! Justement je passais dans le coin, je peux entrer ? Tu as raison, c’est très cavalier de débarquer sans crier gare dans ton salon, mais ne fais pas semblant, il y a un bon moment que tu me vois venir, non ? Et que tu sais que je ne suis pas dans le coin par hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vois-tu, j’ai lu quelque part dans tes écrits que la qualité première, l’une d’elles au moins et primordiale à coup sûr du journaliste était d’être objectif. Enfin, je t’ai lue ainsi. Tu l’écrivais au sujet de l’éditorial incriminé, voilà, je le savais que le mot éditorial reviendrait. Un journal même gratuit est un journal, et l’éditorial d’un journal est donc écrit par un journaliste, c’est au moins ce que l’écriveur subtilement tentait de nous faire accroire en intitulant son billet éditorial. Le mot constituait ainsi une partie du masque, un mécanisme du piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur l’aura ingéré sans même y penser, et laissera gambader son temps de cerveau disponible pendant qu’il sera en train de choisir des cadeaux pour des enfants qu’il souhaite voir sourire, que ce soit pour de fortes ou de faibles raisons. Insidieusement, le message va l’infiltrer et se capillariser dans ses matières perméables tandis qu’il a la tête ailleurs. J’ai bien compris que cette traîtrise là est celle que tu dénonces de toute ta fulminance professionnelle et citoyenne. Ne crains pas que je veuille défendre l’indéfendable, il est des diables dont je ne serai jamais l’avocat. Alors pourquoi y-a-t’il quelque chose qui cloche là dedans ? J’y retourne immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, à peu près, une émission de bonne tenue bien que débat télévisé, mais Yves Calvi sait tenir son monde, traitait pour la cent-millionième fois de la crise et de ses remèdes et de ses plans de relance et de ses responsables. ‘Aliénor tenait à la suivre et la télé tournait tandis que je vaquais. Je me souviens vaguement du crâne de Monsieur Moscovici et de la bouche de Monsieur Devedjian. Il y avait aussi quelques journalistes et autres contradicteurs, et les inévitables experts de tous bords.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous êtes journaliste, vous DEVEZ donc être objectif ! » s’exclama soudain l’un d’eux, et je me suis figé dans mes allées et venues affairées. Monsieur Devedjian venait de s’énerver et interpelait en ces termes un journaliste qui visiblement était dubitatif et suspicieux devant les faits que nous assénait le ministre de sa hauteur et de la relance par-dessus le Marché, majuscule. Le ton et le regard de Monsieur Devedjian étaient rien moins que menaçants et révélait plus que n’importe quel projet de loi la façon dont lui-même et les équipes qu’il accompagne aimeraient bien assaisonner ce journaliste et ses semblables.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-44-creuser-tillon.html"&gt;A suivre&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3435279441308452452?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-24-trop-belle-pour.html' title='La Vérité toute nue. #3/4 : De Tiepolo à Bianca.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3435279441308452452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3435279441308452452' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3435279441308452452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3435279441308452452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/de-tiepolo-bianca-jetais-un-peu-hors.html' title='La Vérité toute nue. #3/4 : De Tiepolo à Bianca.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-999034184572790670</id><published>2009-04-07T19:45:00.007+02:00</published><updated>2009-04-08T23:50:33.927+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>La Vérité toute nue. #2/4 : Trop belle pour moi.</title><content type='html'>&lt;div style="font-weight: bold; color: rgb(0, 102, 0); font-style: italic; text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Trop belle pour moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cette histoire pitoyable et inquiétante m’a conduit à réfléchir à l’usage du masque et à la notion de journaliste. Je dis bien la notion, je ne prétends pas vous éclairer sur le métier de journaliste, même si j’ai un cousin qui connaît un homme qui a vu l’ours dont l’oncle était journaliste ce qui me donnerait toute compétence pour trancher et pérorer ; malgré tout, je sens qu’il rôde aux environs de derrière mon épaule des professionnels de la profession à l’écoute pointilleuse et à la chatouilleuse rigueur, et assez férus de journalisme pour parfois l’enseigner comme peu savent l’enseigner à en croire la rumeur du tour. Ce sera journalisme vu de ma lorgnette d’ignorant et de ma cervelle d’usager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notion. Le mot pourrait être remplacé par costume. Voilà, le costume de journaliste, puisque je te parle de masque, comme un habit qui ferait le moine. Le costume a été endossé par l’écriveur, le costume lui a servi de masque pour avancer en terrain découvert, utilisant comme paravent l’idée dont nous sommes imbibés de toujours sans y avoir pensé que le journaliste est objectif. Voilà le mot lâché, objectif. La professionnelle chatouilleuse elle-même s’accroche à cette idée et la revendique. Un faux journaliste ne sera pas objectif mais habillé du costume pourra le prétendre sans le dire, un vrai journaliste n’a pas besoin de costume et sera objectif. Modeste écriveron qui n’a jamais approché de vrai journaliste en chair et en os, je serais bien incapable de contester cet axiome, ce fondamental dirais-tu toi qui viens d’ovalie, bien incapable de présenter une doctrine différente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne puis vraiment te contester, chère amie professionnelle, et pourtant je ressens comme une gêne aux entournures. Je vais m’efforcer de débroussailler cette gêne, de te la dire, en négligeant mon copain d’ovalie à qui je causais encore il y a trois lignes, ou deux selon la police. Tu as lu mes élucubrations depuis belle lurette, certaines d’entre elles au moins. Tu as dû remarquer que j’avais une sorte de recul philosophique, une méfiance ontologique, face à la Vérité. Qu’elle soit religieuse, politique, scientifique, factuelle, historique, ajoute les mentions oubliées, la Vérité qui s’affiche me pousse à gratter là où c’est interdit, caresser aussi comme un voyeur pervers qui aime déboulonner les statues les nuits de pleine lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caresser au moment d’abandon quand plus personne ne regarde et que la nuit est douce, juste pour voir, juste pour qu’elle me laisse entrouvrir la pudique toge, juste pour lui faire un enfant car elle est trop belle pour être vraie. Gratter au bon endroit en commençant doucement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te supplie de te souvenir que je ne suis pas pour autant un relativiste mou, selon qui tout se vaut histoire de ne fâcher personne, histoire de fuir les conflits. Le conflit est le sel de la terre et le chemin nécessaire à la lumière, il ne faut pas l’éviter, il faut le chercher, il faut même l’inventer là où tout semble dormir en paix. Ma méfiance face à la Vérité, comme mon désir, ne passera pas par accepter l’inacceptable ; ce sera juste un exemple en passant pour quelques points sur des zi, les thèses révisionnistes, et le mot thèses est mal choisi prétentions est plus exact, ne relèvent en rien d’un juste questionnement sur je ne sais quelle vérité, mais de tentatives de réhabiliter l’impensable. Il est toujours un moment où s’arrête la ci-devant interrogation, le doute, les miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un moyen de s’en apercevoir est que là, la Vérité est si laide qu’on ne peut la caresser ni même l’humer. On la range dans un tiroir à mémoire, et on la sort de temps en temps pour être sûr de ne pas l’oublier, de ne pas oublier qu’un jour, on pourrait bien en être, des bourreaux ou des victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tolérance ne permet pas que l’on tolère le crime sous prétexte de liberté de penser.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic;" align="right"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/de-tiepolo-bianca-jetais-un-peu-hors.html"&gt;A suivre.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-999034184572790670?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-14-la-cour-de-recre.html' title='La Vérité toute nue. #2/4 : Trop belle pour moi.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/999034184572790670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=999034184572790670' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/999034184572790670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/999034184572790670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-24-trop-belle-pour.html' title='La Vérité toute nue. #2/4 : Trop belle pour moi.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2346127798925520943</id><published>2009-04-05T00:07:00.006+02:00</published><updated>2009-04-08T23:51:22.055+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>La Vérité toute nue. #1/4 : La cour de récré.</title><content type='html'>&lt;div style="font-weight: bold; color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic; text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La cour de récré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tu as peut-être déjà lu ce titre quelque part. Ce ne sera que coïncidence et manque d’imagination, quand je tiens un titre je m’y tiens. Ici, pas de classe du bout du monde, pas de désert, pas de rigolade. Ici, nous sommes dans le menu fretin de la propagande nauséeuse. Je le dis ici une première fois et ce ne sera pas la dernière, il ne s’agira pas d’interdire à qui que ce soit d’exprimer des idées avec lesquelles je suis tellement en désaccord que je n’ai même pas envie de discuter : que ceux qui se préparent à me traiter de censeur pour me combattre remballent cet argument. C’est mon affaire que leurs idées m’insupportent et il n’est pas question de les réduire au silence par contrainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a le droit de me déplaire par ses idées. On a même le droit de me donner des palpitations et de l’urticaire. Mais on n’a pas le droit de les insinuer dans mon monde avec un masque de respectabilité, avec cautions honorables, avec journal gratuit d’abord innocent. Tu commences à deviner le pourquoi de mon sous-titre. L’affaire de la rue de la grande récré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vague de protestations qui suivi la découverte du subterfuge a été assez haute pour obliger les protagonistes de la manœuvre à faire machine arrière, à présenter amende honorable, à jurer qu’on ne les y reprendrait plus. L’enseigne doit aujourd’hui se faire quelque souci pour sa réputation à juste titre, la confiance met longtemps à se gagner et peut disparaître en deux jours. Il faudra plus longtemps encore pour récupérer cette confiance. Les chargés de markétinge de ces enseignes doivent sentir vibrer leur siège éjectable. Je ne vais donc pas ajouter des arguments à ceux déjà dits sur mes bloguézamis, tu les as lus comme moi. Je ne vais pas non plus ironiser sur la crédibilité des réponses faites. Je prends acte de leur rapidité à réagir et à expliquer, je prends acte qu’ils ne sont pas dérobés, que n’aurions nous pas écrit si nous avions eu affaire à un mur hautain et silencieux, ou pire, à des réponses agressives et menaçantes du genre vous allez voir ce que vous allez voir j’ai une armée d’avocats et des amis hauts placés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils auraient pu, c’est déjà arrivé. Sans pour autant les défendre les yeux fermés, je le mets à leur crédit et j’attends de voir la suite. Je ne vais pas endormir ma vigilance réveillée en sursaut, je vais plutôt rester dans le virage à guetter le prochain dérapage ou non. Et je vais insister sur la question du masque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur du billet qualifié d’éditorial et ce mot aura son importance dans la suite, rédige un blogue. Pour le connaître il suffit de s’y rendre, en se bouchant le nez je te le conseille. On est vite édifié sur l’esprit qui y règne et sur l’idéologie qu’il défend. J’ai bien dit que je me répèterai, libre à lui de défendre cette idéologie, et libre à moi de me boucher le nez pour éviter l’urticaire. Il ne s’agit pas d’interdire, il s’agit seulement de dire que ces idées là me sont insupportables et que la lecture du blogue est assez édifiante pour que l’argument de la « surprise » ne tienne pas une seconde dans l’amende honorable. Qu’on ne compte pas sur moi pour engager un débat sur les idées de ce blogue mais vous voyez, j’emploie même ce mot, idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais bien que tout ce que j’ai pu écrire et publier à ce jour témoigne de mon impossibilité à entrer dans ce marécage de ci-devant idées. Je suis trop énervé à les lire pour me contenter d’un échange aimable, d’un débat courtois qui serait presque une forme de reconnaissance, de validation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forme et fond sont inséparables : que l’auteur de l’éditorial ait à ce point tenté d’avancer masqué montre bien le côté nauséabond du fond.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-family: georgia; text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-24-trop-belle-pour.html"&gt;A suivre&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2346127798925520943?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2346127798925520943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2346127798925520943' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2346127798925520943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2346127798925520943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/04/la-verite-toute-nue-14-la-cour-de-recre.html' title='La Vérité toute nue. #1/4 : La cour de récré.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-8921640961671945820</id><published>2009-03-20T01:13:00.002+01:00</published><updated>2009-03-19T22:30:47.609+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Un monde meilleur, bis.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(0, 153, 0);font-family:georgia;" &gt;Un monde meilleur, bis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;&lt;br /&gt;Il était une fois un monde meilleur. Il n’était pas d’aujourd’hui, mais d’avant-hier ou d’après demain, de nulle part ailleurs mais pas d’ici non plus. On le disait meilleur parce qu’on n’en savait pas d’autres. Et les gens vivaient ce monde comme le leur, sans le savoir meilleur et croyaient même qu’il y avait un monde meilleur ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vue, vous l’auriez approché, vous vous seriez sauvés en courant ; ce n’y était que bisbilles, polémiques, combats furieux, duels féroces, bandes rivales et concerts de lazzis. Les chiens de faïence s’y regardaient par en dessous, les éléphants trompétaient leurs porcelaines, les hyènes nettoyaient les plaines désertées par les gaulois, les romains travaillaient, et les condors passaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut vous dire que le prince de ce monde se nommait Héraklite, et qu’il avait dit : je reste sur ma bouse, je vous laisse entre vous, mais surtout que personne ne gagne. Voilà quel était le secret du prince, personne ne devait gagner dans cette férocitude, le bien lui-même ne saurait venir à bout du mal. Forcément, puisque nul ne pouvait dire ce qui était bien et ce qui était mal, quand chacun était certain de ce qui était bien et de ce qui était mal, les gens de bien comme les gens de bien mais d’en face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu vous parler fleurette, soleil, ciel bleu et petit vent frais sur les bords du fleuve tranquille où marchent les kayaks. J’aurais pu parfumer l’atmosphère de sa gueule de Memnon, et oublier le paysan qui attend la pluie, j’aurais pu songer que les rameurs n’avaient aucun souci d’argent, j’aurais pu imaginer des arbres prolifiques chargés de victuailles désirables et goûteuses, et un paradis sans pommier. Trop facile, et au fond, redoutablement ennuyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors mon monde meilleur n’est pas le vôtre. Il est rude, râpeux, bruyant, agité, tempétueux, impatient, fatigué et fatigant, bon à rien et prêt à tout, armé jusqu’aux dents. Armé ? Oui, de mots, de phrases, de contes, de discours, de slogans, de rase campagne, et de mille pensées colorées, tiens, justement, en voici des fleurs. Celles pour Algernon, où le miracle se termine en eau de boudin, où la merveille finit par vieillir, où tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se remplit. Mais où personne jamais, tu m’entends, jamais, ne gagne la partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour quelqu’un quelque part a gagné. Et le monde meilleur s’est évanoui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: right; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’était ma contribution seconde au monde meilleur de &lt;a href="http://lucioletome2.com/dotclear/index.php/post/2009/03/11/Invitation-%C3%A0-un-monde-meilleur%2C-suite"&gt;Luciole&lt;/a&gt;. Le 20 mars 2009.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-8921640961671945820?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://lucioletome2.com/dotclear/index.php/post/2009/03/11/Invitation-%C3%A0-un-monde-meilleur%2C-suite' title='Un monde meilleur, bis.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/8921640961671945820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=8921640961671945820' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8921640961671945820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/8921640961671945820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/03/un-monde-meilleur-bis.html' title='Un monde meilleur, bis.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-3054469614242816255</id><published>2009-03-18T23:05:00.004+01:00</published><updated>2009-03-18T23:14:23.149+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les petites histoires'/><title type='text'>Un monde meilleur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'en ai marre à la fin de me faire t'engueuler. Tu crois qu'il sort de la cuisse de Jupiter, le monde meilleur, qu'il surgit de la lampe frottée tel un jean délavé?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;J'ai neffacé tous les mondes meilleurs que je t'avais concoctés dans ma bouilloire, parce que monde meilleur bouillu monde meilleur foutu. Et comme un seul rond de flan, je n'ai plus rien dans ma besace, juste une petite bombe atomique d'un rayon d'action de trois mètre cinquante que je ne sais même pas où faire tomber, tu le sais bien c'est l'endroit oùsse qu'elle tombe qui compte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mon monde meilleur commence passage du Nord, juste en face de la place de la Mairie, je ne sais pourquoi mais c'est ainsi. Je prends à droite, je passe sous le pont de chemin de fer et j'arrive au carrefour de l'insurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, c'est déjà ça.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Puis je descends la pente et je marche le long du long mur du parc du château des Condés, devenu lycée depuis. Et toute mon adolescence m'y explose en pleine face, qui s'y déroula dans le brouillon le plus complet, entre les filles dont j'étais amoureux transi en silence, et les matinées studieuses d'élève appliqué qui ne savait même pas que dehors le monde vrai s'agitait, lui qui se croyait dans un théâtre permanent, perdu dans sa tête.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il a choisi le chemin d'un monde inventé et s'est réveillé un jour, quarante ans plus tard, dans un monde réel qu'il ne comprends pas. Oui, une esse à comprends, il s'agit de la première personne singulière. Plus personne ne ressemble à Gérard Philippe, à Daniel Sorano, à Pierre Bertin, à Jean-Louis Barrault, à Monique Chaumette, à Agnès Varda, à Françoise Seigner, à Danièle Ajoret.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Si, un peu encore, Marie-Christine Barrault et Agnès Varda, derniers éclats de ce passé là.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Mon monde meilleur est une scène, la grande du troisième acte ou la dernière du dernier acte, la mort du dernier des Mohicans, l'agonie de la belle amoureuse, le martyre de Saint-Sébastien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Il m'appartient de l'inventer, avec un beau dialogue, un bon metteur en scène, une belle actrice, un ténébreux séducteur, un traître dans l'ombre, et que la fin soit tragique, surtout, pour des larmes de crocodiles spectateurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voilà, c'était ma contribution aux mondes meilleurs de Luciole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-3054469614242816255?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://lucioletome2.com/dotclear/index.php/post/2009/03/17/Aux-r%C3%AAves-%21-Citoyens-%21' title='Un monde meilleur'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/3054469614242816255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=3054469614242816255' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3054469614242816255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/3054469614242816255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/03/un-monde-meilleur.html' title='Un monde meilleur'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-2757335268714481237</id><published>2009-02-17T21:40:00.005+01:00</published><updated>2009-02-17T22:39:55.258+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>ECOLOS, ARROGANTS, Vade Retro, je me débrouillerai bien seul.</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: right; color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Je pars, donc je parle.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cher Ours,&lt;br /&gt;« Ai-je répondu ? », demandes-tu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu réponds, en cela qu'il y a beaucoup d'intox de toutes parts et c'est le point qui m'indigne le plus dans tout ce fatras, comment veux-tu qu'on puisse au fond avoir une opinion qui se tienne en dehors de nos peurs et de nos allergies?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne réponds pas, en cela que justement l'usage du MOX permet de se débarrasser pacifiquement du Plutonium, en récupérant ce que les autres centrales ne savent pas brûler. Qu'on brûle la merde pour nous électrifier me semble moins pire que la laisser rayonner à tous les étages, à tous les coins de rue. On ralentit ainsi notre dépendance au minerai d'uranium, ce qui est plutôt positif dans ce monde où tout produit énergétique devient un sujet de guerre abominable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais oui, l'usage du MOX est dangereux et demande plus de soins que l'usage de la barre d'uranium enrichi, et nous ne savons pas vraiment si ces messieurs ont vérifié la question, même si je pense qu’il en est ainsi et même si tu crains le contraire ; comme d'habitude dans tous les cas, ces messieurs ont négligé au moins les conséquences économiques de ces soins, en Finlande. Tu as raison de me rappeler cette info sur le MOX que j'avais zappée, c'est la nature du combustible qui est le point le plus délicat de l'EPR, et les techniques récentes qui permettent de le maîtriser : neutrons rapides, température de fission, pression de circulation de l’eau, rapidité des cycles et crayons de neutralisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas une raison pour avoir peur. La seule raison d'avoir peur est que ces messieurs sous-estiment les difficultés et oublient de les compter en sonnant et trébuchant, par peur d’éventuelles critiques budgétaires, encore une fois la peur, d'où ensuite des conflits financiers parce que ce qui coûte finit toujours par coûter, d’où ensuite des économies de bout de chandelle qui elles, peuvent devenir dangereuses parce qu’on se met à parer au plus pressé en oubliant les fondamentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une difficulté se présente, il est stupide de la cacher, de la minimiser, il faut la regarder en face et prendre le temps qu'il faut pour établir des protocoles de fonctionnement répondant à cette difficulté. Si ensuite on constate que rien à faire, le processus n'est pas maîtrisable, on abandonne, il ne faut pas avoir peur d'abandonner ce qui ne marche pas en l'état des connaissances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cahin-caha, avec toutes les caricatures de discours bien-pensant, ce fut ainsi que Superphénix a fini par rendre les armes après des décennies de gabegie. On ne savait pas faire, et personne n’eut le courage parmi tous ces on de le proclamer haut et fort. Comment faire circuler du sodium liquide dans des kilomètres de canalisation sans être confronté à des corrosions monstrueuses ? On le savait dès le départ que l'obstacle ne serait pas franchi de si tôt, et on s’est lancé dans l’aventure sans biscuits, comme escalader l’Everest en espadrilles. Affaire mal enclenchée et mal vécue toujours à cause des affirmations, des intox et des anathèmes, et très coûteuse pour cause de fuite en avant contre toute logique : les faits finissent toujours par s’imposer. Ce sont d'ailleurs les Socialistes de Jospin qui ont pris la décision finale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, Superphénix était incompatible avec les matériaux connus, et surtout le saut de géant de Phénix déjà mal en point à Superphénix pas du tout réfléchi était une erreur de méthode gravissime. Peut-être un jour pourrons-nous y revenir, mais ne soyons pas pressés. Alors faut-il derechef reprendre le sketch et l’appliquer à EPR ? Voilà la question qui est bonne, et moi ici je ne vous donnerai pas ma réponse. Exercice pour la prochaine fois, il est hors de question que j'impose mon idée quand j'en aurais une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restons-en à la méthode : prenons ce que nous savons ou ce que nous pouvons trouver en s’occupant sérieusement de chercher, négligeant le premier tract qui vole et le premier tonitruement de télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jour, les difficultés d’EPR sont exclusivement financières, pour cause de sous-évaluation des coûts de techniques au demeurant bien explorées, en ce qui concerne la Finlande. La technique répond aux questions, mais personne ne veut payer, en Finlande. Ce sont là les "joies", si j'ose dire, des palabres entre acteurs privés. Il ne semble pas qu'on en vienne à cette caricature à Flamanville, qui aurait d'ores et déjà a pris en compte les surcoûts mis en évidence dans la neige lapone mais en oubliant encore quelques menus détails, genre coulage du béton spécial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Menus détails, je ne suis pas en train de sous-évaluer, là, j’ironise, histoire de pointer mes zi. Flamanville se heurte à la résistance du rocher, à des bétons médiocres, à des règles de calcul absurdes pour cause de Messieurs-Plus qui surgissent de toutes parts avec leurs liasses de règles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors tout désespoir n'est pas permis aujourd'hui. Mais ce que je vous raconte mérite d’être confronté à des connaissances de la question plus précises que les miennes, parce qu'il faut des connaissances et non des racontars. Après tout, on peut légitimement s’intéresser à ce qu’est une technique maîtrisée et une technique non maîtrisée, en prenant garde que la question financière ne vienne parasiter la maîtrise, en prenant garde que le comptable ne vienne empiéter sur le savant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, l’un et l’autre sont bien contraints de se surveiller du coin de l’œil, chiens de faïence obligés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. J’ai mis en ligne chez toi un premier jet, j’ai repris le tout et j’en ai fait mon billet de bloghumeur, en numéro deux de celui déjà diffusé. Je me rends bien compte que nous n’en avons pas fini de la question et que nous tombons vite dans les pièges que je dénonce. Continuons à touiller, cher Ours, je vais rester silencieux quelque temps, une fois de plus mais celle-ci volontaire et programmée. J’attends tes nouvelles malices et celles de tes amis, ce qui fera décanter ma suspension, Vu l'heure, bonne soirée aux européens, bonne après-midi aux canadiens, bonne nuit aux chinois, pourquoi n'y aurait-il pas des chinois qui lisent chez Moukmouk ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je confirme, il y a des chinois qui lisent chez l’Ours, et nul syndrome à l’horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right; font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0); font-family: georgia;"&gt;FIN.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-2757335268714481237?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://pohenegamouk.free.fr/index.php?post/2009/02/14/Manipulations-genetiques-animales' title='ECOLOS, ARROGANTS, Vade Retro, je me débrouillerai bien seul.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/2757335268714481237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=2757335268714481237' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2757335268714481237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/2757335268714481237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/02/ecolos-arrogants-vade-retro-je-me.html' title='ECOLOS, ARROGANTS, Vade Retro, je me débrouillerai bien seul.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-6474179366673933381</id><published>2009-02-16T23:28:00.002+01:00</published><updated>2009-02-16T23:50:33.408+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>LES ECOLOS ME GONFLENT moins QUE LES ELECTRICIENS SAVANTS.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: georgia;font-size:180%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0); font-style: italic;"&gt;Moukmouk m’a répondu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: webdings;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais Moukmouk ne se laisse pas impressionner de si peu. Il répond, non point vertement comme d’autres l’auraient fait, mais malin il argumente, informe, complète, enrichit. J’apprends ainsi ce que je savais pourtant autrefois, que l’EPR fonctionne selon un processus qui permet de brûler du MOX, un combustible radioactif capable de réaction en chaîne contenant du Plutonium, des crayons de mélange Uranium enrichi et Plutonium. Il fonctionne à de plus hautes températures que le PWR et nécessite des matériaux de grande résistance, dont certains sont de découverte récente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a raison, EPR est plus performant mais plus dangereux que PWR. Le socle en béton sur lequel est posé ce réacteur doit avoir des capacités de résistance très au-delà de celles qu’on attend des réacteurs classiques. Faut-il pour autant le rejeter ? Celui qui a construit le premier moteur à explosion de l’histoire du moteur à explosion n’aurait jamais imaginé, aurait même été totalement incrédule, qu’un jour ce moteur puisse tourner à 12 000 tours par minute, aurait pu imaginer qu’on puisse en fabriquer des millions par jour à travers la planète. D’accord, ce n’est pas un bon exemple et je sais que les chatouilleux du carbone ne roulent jamais en automobile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que le nom, d’ailleurs fait peur. Terrifiante, l’idée que le moteur à explosion puisse se répandre à travers le monde, non ? Explosion ! Oui, je ridiculise, pour montrer où parfois dérive l’ignorance manipulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention à l’amalgame une fois de plus, nous ne sommes pas du tout dans la configuration du Superphénix. Cette configuration relevait du saut dans le vide sans savoir si élastique était attaché, ni même s’il y avait un élastique. Rien ne me permet de craindre, aujourd’hui, que EPR est comparable à Phénix. Les matériaux, les températures, les fluides, les réglages, le contrôle de la divergence, sont étalonnés, définis, vérifiés. Et si des litiges paraissent parce que tout ceci qui est bien connu est mal chiffré pour son coût, ce n’est plus une question de technique et de danger, mais une question de kipaikoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le risque que j’évacue par la porte peut bien entrer par la fenêtre sous forme d’économies sur la sécurité pour compenser les vrais coûts de ce qu’on a voulu dissimuler. A ce propos, nous ne payons pas assez cher notre électricité en France, mais va dire aux gens qui ont du mal avec leurs fins de mois qu’ils devraient payer deux fois plus, ce qui serait la vérité du prix de l’électricité nucléaire. Là est le pire des mensonges et bizarrement personne ne dit rien, on préfère répéter machinalement : le nucléaire non merci. Une énergie deux fois plus chère commencerait à répondre aux arguments de notre Ours, à savoir la lutte à entreprendre en toute priorité contre le gaspillage, et là je serai de ce combat, j’en suis déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1980, dans mon palais de Billancourt, je consommais  5000 KWH d’électricité par an. Aujourd’hui, bien qu’ayant agrandi mon palais et construit des dépendances tout autour, j’en consomme 4000. Pas de quoi faire le tour de Jéricho en jouant de la trompette, mais nettement à rebours des tendances nationales. Et je peux encore faire mieux, bien que je devienne frileux avec l’âge et que même au gaz, mon chauffage tire un peu de courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de son commentaire, malin et malicieux l’Ours me demande et je vois son clin d’œil moqueur à travers l’océan : « ai-je répondu ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voici obligé de reprendre ma réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: georgia; font-style: italic; color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;à suivre, comme d'hab.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-6474179366673933381?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://pohenegamouk.free.fr/index.php?post/2009/02/14/Manipulations-genetiques-animales' title='LES ECOLOS ME GONFLENT moins QUE LES ELECTRICIENS SAVANTS.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/6474179366673933381/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=6474179366673933381' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6474179366673933381'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/6474179366673933381'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/02/les-ecolos-me-gonflent-moins-que-les.html' title='LES ECOLOS ME GONFLENT moins QUE LES ELECTRICIENS SAVANTS.'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-627796914068528962</id><published>2009-02-15T17:46:00.003+01:00</published><updated>2009-02-15T18:26:50.473+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>LES ECOLOS me gonflent, LES ARROGANTS d'en face M'INSUPPORTENT..</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-style: italic;font-family:times new roman;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia; font-weight: bold; color: rgb(0, 153, 0);font-size:180%;" &gt;Discours de la méthode, par moi-même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Il m’est amusant de me relire. En effet, au fur et à mesure de l’écrit, je vais chercher ici ou là des documentations des articles ou des renseignements, j’en trouve, qui me font revenir sur le déjà écrit. Dois-je alors reprendre tout ce qui n’est pas encore publié, ou dois-je poursuivre et éditer ce qui est au moins partiellement contredit par mes nouvelles connaissances ? Il me semble que je dois rester fidèle à ma logique du savoir disponible et des hypothèses exprimées lors du premier jet, quitte, si remise fondamentale en cause il doit y avoir, à poursuivre l’écriture. Exercice dangereux qui m’expose aux ricanements, exercice nécessaire pour illustrer moi-même ma méthode. Mais je n’en suis pas à cette extrémité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;Pouf pouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 13 février à 00h59.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il est toujours difficile de faire le tri entre le renseignement et le mensonge. Il m’est arrivé de me laisser embarquer dans une logique d’apparence rationnelle mais il m’est arrivé aussi d’accéder à des détails qui m’ont permis de ne pas aller au bout du tuyau. Il faut toujours faire attention aux petits détails quand on glisse sur la pente de la logique. J'ai pu de même échapper aux intox d’en face. Attention donc, le terrain est miné, et je ne suis jamais sûr de mes bonnes raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout ce qui se dit chez toi, l’Ours, je dispose d’une seule information que je me sente capable de valider : l'arrêt de la centrale EPR de Flamanville, à cette heure-ci de ma connaissance, n'a aucun rapport avec le côté dangereux de la technique dite EPR, ni même aucun rapport avec l’atome. Au demeurant, pour évacuer ce sujet et oublier les imprécisions dans lesquelles le débat patauge, je ne me souviens plus de ce qui différencie l’EPR du PWR, mais tu sauras sans doute rafraîchir ma mémoire passoire, et m’expliquer pourquoi EPR est pire que PWR, puisque telle est ta thèse. Je ne veux surtout pas débattre sur des notions floues, et j’ai tant entendu d’arguties brandies sur le sujet par les uns et par les autres sans jamais pouvoir comprendre ce qui les diffère et en quoi cette différence rend l’EPR plus dangereux, que je réserve mon opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, les difficultés actuelles de Flamanville ne sont que questions de réalisation de structures en béton, pour cause d'empilement de règles de sécurité de génie civil ; on peut aussi s’interroger sur la pertinence de cet empilement, comme partout le mieux est l’ennemi du bien. Il se peut qu’il y ait un rapport avec le processus nucléaire qu'abritera beaucoup plus tard cette structure : dans ce cas comme dans tous les autres, ou bien la question technique est maîtrisée, et on met sur la table l’argent nécessaire à la bonne construction, ou bien elle ne l’est pas, et en effet on abandonne le projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut toujours être honnête dans un débat : nous ne savons jamais tout de ce nous débattons, et cette part d’ignorance est bien la cause des empoignades. Nous devons alors faire des hypothèses basées sur des savoirs venus d’ailleurs pour avancer, ne jamais oublier que ce ne sont que des hypothèses, et ne pas hésiter à remettre l’ouvrage sur le métier si elles sont infirmées. Je garde donc cette conviction établie sur ce que je sais des techniques de béton armé, que la question posée dans ce cas très précis de ce chantier dont on parle, et je me refuse à toute généralisation ailleurs, est une question de prix et non de matériau, et que là réside la cause de l’arrêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas encore un gramme de produit radioactif dans cette centrale en construction, et les éléments spécifiques du réacteur en dehors des fondations en béton ne sont pas commencés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, ces difficultés seraient les mêmes s'ils construisaient une centrale au charbon ou au pétrole d'une puissance équivalente (1500 MW) en cherchant le même empilement de règles de sécurité de la partie béton de l'ouvrage. Ainsi, il n'y a aucun rapport entre cet arrêt des travaux et le côté nucléaire de la force. Je n'écris pas ceci pour dire que tu as tord de critiquer, mais pour t'éviter l'emploi d'arguments erronés dont l'usage même involontaire pour trop bien faire dévalorise le reste du discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si débat il doit y avoir, chacun doit prendre soin d'étayer son propos avec des pensées construites après avoir tenté d’en savoir davantage sur le fonctionnement d’un réacteur nucléaire, sur les avantages éventuels et sur les dangers certains, y compris en écoutant attentivement les arguments contraires après y avoir réfléchi, au moins dans la mesure où ils sont autre chose que des paroles lénifiantes et des affirmations hautaines, et c’est rare qu’ils soient autre chose, malheureusement. Il serait bon que tout le monde qui cause ici et là vertement ait commencé par en visiter, des centrales, charbon, fioul, uranium. Et La Hague pour bien faire. Ce n’est pas suffisant mais ce serait déjà une première fenêtre de pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai danger, au-delà ce nos ignorances techniques, après tout personne n’est tenu de maîtriser le savoir pointu mis en œuvre, le vrai danger est que nous avons tous pour idée de départ que la conclusion doit obligatoirement aboutir à "le nucléaire c'est mal, le nucléaire c'est bien". Ce principe vaut pour la plupart des débats sur la plupart des sujets, mais se trouve particulièrement adapté à ce débat-ci, ce débat-là, ce déballage. A quoi bon débattre s il en est ainsi ? La condamnation ou l’absolution sont données d’avance selon celui qui se lève, et nul ne le fera changer d’avis. Il faut juste clouer le bec à l’autre, et pourquoi ne pas lui couper la tête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai beaucoup fréquenté le monde du nucléaire depuis trente ans que j’erre. Et je ne suis toujours sûr de rien. De ton côté, tu sembles une fois pour toutes déterminé. Le débat ne sert donc à rien, ni pour toi qui sera inflexible, ni pour moi dont le péché mignon est de rejeter par principe les arguments du genre clouage de bec, je ne parle pas de toi bien entendu sinon j’aurais déserté le terrain depuis longtemps, ce genre là aurait plutôt tendance à me pousser vers la conclusion inverse, quelque soit la position de mon interlocuteur, écolo face aux arrogants, nucléariste face aux écolos. En vérité, mon inclination va plutôt vers une position favorable à la production d’énergie électrique par des centrales nucléaires, et je me désole de la pauvreté des arguments de ces messieurs les arrogants que j’ai fréquenté d’assez près pour savoir qu’il sont encore pire que tu crois, bien que du même bord que moi sur les choix fondamentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi je n'écris pas ceci non plus pour dire que tu as raison. Je répète que je ne crains pas la construction de centrales nucléaires, la peur n’a jamais été une motivation convenable et répandre la peur est une ignominie même sous prétexte de réveiller des consciences endormies à ce qu’on croit ; je ne les crains pas, notamment les PWR auxquelles j’ai participé et justement Flamanville et celles de Seine Maritime, Penly et Paluel. Je suis horrifié de la nature absurde du débat sur le sujet de part et d'autre, qui aboutit d'ailleurs aux dérives que tu dénonces, l'absence de recul, l'absence de réflexion sur le long terme, la peur d’informer même en cas d’anomalie, incident, accident, l'approche sécuritaire par le petit bout de la lorgnette qui donne les Tchernobyl, non par souci d'économie mais par empilement de pages de procédures que personne ne lira jamais, empilement de bonne conscience, empilement superfétatoire parce que la sécurité bien ordonnée est une sécurité simple d'accès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lourdeur réglementariste est un nuage de fumée si je peux me permettre l'expression douteuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peur des écolos chez les marchands d'électricité a été aussi mauvaise conseillère que leur volonté d'opacité et leur arrogance affichée. Mauvais conseiller aussi l'usage d'arguments terrifiants de la part des ennemis des centrales, qui ont construit leur crédibilité sur l'opacité en question. Terrifiants et souvent erronés, pour rester dans l'euphémisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler évidemment de l'invocation à Tchernobyl, qui relève du passage obligé, de la formule magique, qui fait partie de ces arguments qui tuent imparables, et qui donc marche à tous les coups alors même que plus personne ne se souvient ou ne veut se souvenir, des raisons de cette catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant vous pouvez y aller de vos invectives, je suis absent pour trois semaines. Vous pouvez même venir chez moi, j'y ai laissé un bâton pour me faire battre. J'essaierai à mon retour de donner une troisième partie à mon billet en cours, ce texte me servira de deuxième, comme le premier avais d’abord été un commentaire chez Lydie du Béarn. J'ai déjà été trop long ici à monopoliser la place. Mais sache, Ours d'ici qui m'accueille, et sachez, autres lecteurs sympathisants, que l'invective ne m'intéresse pas, vous avez dû le comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un petit codicille s’impose : certaines des affirmations de ce billet doivent être tempérées par des renseignements complémentaires qu’entre temps j’ai glanés, merci à l’Ours et à d’autres de m’éclairer sur le MOX, l’EPR, le PWR. De quoi poursuivre, au moins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;à suivre.&lt;a href="http://pr.blogflux.com/"&gt;&lt;img src="http://pr.blogflux.com/pr.php" alt="Google PageRank Checker Tool" width="80" height="15" border="0"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13356271-627796914068528962?l=andremriviere.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://pohenegamouk.free.fr/index.php?post/2009/02/11/Une-petite-decharge-nucleaire' title='LES ECOLOS me gonflent, LES ARROGANTS d&apos;en face M&apos;INSUPPORTENT..'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://andremriviere.blogspot.com/feeds/627796914068528962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13356271&amp;postID=627796914068528962' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/627796914068528962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13356271/posts/default/627796914068528962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://andremriviere.blogspot.com/2009/02/discours-de-la-methode-par-moi-meme.html' title='LES ECOLOS me gonflent, LES ARROGANTS d&apos;en face M&apos;INSUPPORTENT..'/><author><name>andrem</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09259786133261926382</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_PUYIpL7H1L8/Soqmtth3OnI/AAAAAAAAASs/KctA7MrtY08/S220/1999.05.31+Chypre+131.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13356271.post-8340911712963622594</id><published>2009-02-14T15:56:00.007+01:00</published><updated>2009-02-14T16:13:58.749+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assez d&apos;actes des discours...'/><title type='text'>LES ECOLOS, et pas qu’eux, PARFOIS ME GONFLENT.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold;font-family:georgia;" &gt;Une petite décharge nucléaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;C'est un billet de Moukmouk du mercredi, 11 février 2009, 22:20 - qui m'a mis sur le sentier du calumet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"  &gt;Il y a pas qu'en Amérique que les déchets radioactifs sont ignorés. Connaissez-vous la ville de Gueugnon?...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Nous connaissons tous peu ou prou notre ours canadien préféré, ours blanc de peau mais tellement indien d’âme. Lebel ours. Toujours à l’affût, il sait trouver les mots qui nous font frémir, devant l’immensité de l’avidité de quelques un et les conséquences dramatiques sur son espèce en voie de disparition, bizarrement étroitement liée aux risques de disparition de la nôtre, bizarre peut-être mais pas par hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voici donc qui fit un billet à nous tourner les sangs sur la dispersion mensongère et criminelle de déchets radioactifs de toute nature à travers notre pays de France, à Gueugnon par exemple et ailleurs, et dont les pouvoirs publics s’indiffèrent en toute lâcheté négligente, laissant la population sans information ni protection. Pouvoirs publics devenus complices lorsque, une fois informés, leur seule réaction musclée est de s’opposer à la poursuite de l’information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai l’air malin de reprocher aux écolos leurs agitations médiatiques, quand ils doivent se confronter à ce mur de silence, au crime par omission. Et bien je vais garder mon air malin, parce que si la situation impose de crier fort, il faut aussi crier juste. Parler de ces décharges est juste et je participe volontiers à ce débat, mais dériver derechef sur les centrales nucléaires en créant l’amalgame est erroné, imprudent, improductif. On peut aussi débattre des centrales nucléaires, encore faut-il trouver les bons termes du débat et ne pas mélanger avec le cas du radon des maisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, Moukmouk de Pohénégamouk, de me donner la parole. Je vais disserter sur la méthode, comme un Descartes de bazar, au hasard
