mardi 5 septembre 2006

Cher Monsieur Dominique Strauss-Kahn

Je me prends au jeu. Mais je ne me fatigue que pour ceux qui m'intéressent. Il y a un troupeau d'éléphants qui n'attireront même pas mon regard. Du noniste qui s'y croit au revenant larmoyant qui ne se marre plus. Sans parler des paillettes ambulantes.

Je ne sais pas où caser le consort, que j'aime bien dans ses accrobaties toujours renouvelées. Un jongleur fou doublé d'un funambule sans filet, qui n'est pas encore tombé pour le bien de tous. J'espère qu'il garera son équilibre précaire, invraisemblable mais vrai.

C'est à Dominique Strauss-Kahn, DSK pour les paresseux, que j'écris aujourd'hui, après avoir écrit à Ségolène Royal. Il est, contrairement à certaine apparences, celui que je voudrais voir en costume de Président de la République, bien avant les autres. Il y a un ordre de préférence que je dirai pas, mais vous pouvez le deviner si vous y tenez.


Pouf pouf.

Lettre à DSK.


J'ai un peu de mal à débattre et à polémiquer sur les idées et les propos de DSK, qui rejoignent presque toujours mes propres idées.

Répéter bravo à chaque phrase n'aurait aucun sens ni aucune utilité. Alors je reste plutôt silencieux. J'observe et j'attends. J'attends surtout la réponse à cette question qui me taraude: pourquoi ce que dit et fait Dominique Strauss-Kahn reste aussi peu entendu en dehors du petit cercle de partisans convaincus?

Ne me faites pas le coup du complot, tout le monde sait que l'argument est si usé qu'on voit la peau dessous. Il doit bien exister une vraie raison. Je ne demande pas qu'il se médiatise façon Ségolène, ou qu'il gesticule en forme de va-et-vient avant arrière comme Lionel, ou qu'il se prenne soudain pour un gauchiste à la mode de Laurent.

Mais voilà. DSK, que je verrais très bien en premier Président de la sixième République, a pour l'instant toutes chances de ne pas être même candidat comme sixième de la cinquième.

On peut se plaindre des médias, on peut se lamenter d'une pipolitisation; c'est très insuffisant comme explication, il y a un gouffre si vaste d'incompréhension et de surdité que j'aimerais comprendre, et que DSK lui-même je le crains, aimerait comprendre aussi.

Avant de proclamer haut et fort les mérites de Dominique Strauss-Kahn, il me semble que la première démarche à faire par lui et ses équipes est de percer le mystère. A défaut, la seule proclamation agiographique bien qu'utile sera vaine.

Andrem, le 5 septembre 2006.

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