mercredi 18 mai 2011

La présomption d'innocence.

A l'instant même où je prononce les mots de présomption d'innocence, et sans pourtant l'avoir dit, je prononce ceux de présomption de mensonge. Et quoi de pire, lorsqu'on subit un outrage, que d'être tu ?

Une forme de seconde mort, en quelque sorte.

Faut-il pour autant renoncer à la présomption d'innocence, si fragile, si vite oubliée par chez nous au moindre fait divers touchant un jeune, un basané, un étranger ?

Je ne sais que dire sans multiplier les points d'interrogation, et grâce au ciel je ne serai pas du jury qui devra trancher une vie entre deux mensonges insolubles dans la vérité. Je souhaite qu'une preuve déterminante et définitive tombe dans cette soupe indigeste, qu'elle soit accablante pour l'un ou pour l'autre, et pour le moment il n'en est pas, et j'ai bien peur qu'il n'y en ait jamais.

Je voudrais tant ne pas rester dans cet entre-deux où pour jeter le puissant dans les flammes de l'enfer au nom de beaux principes, au nom de la défense de la veuve et de l'orphelin, je risque de procéder à la destruction d'une vie pour ma seule petite satisfaction personnelle, et lycée de Versailles.

Deux choses sont certaines aujourd'hui, et sur ce point-là je ne serai malheureusement jamais démenti quelle que soit les vérités :

1. deux vies sont détruites à coup sûr.

2. celle de la femme plus encore que celle de l'homme.

Et je dis bien quelles que soient les vérités. Tentez tous les scénarios possibles, et vous verrez.

Comment font-ils tous, ces gens de tous bords, qui semblent avoir une opinion définitive et secrètement satisfaite ?

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