jeudi 8 septembre 2005

II - 5.1 Le besoin de transmettre.

Ainsi la Société aura juste quelques barrières à placer autour de la pulsion sexuelle, et elle devra regarder d’un peu plus près lorsqu’elle voudra confier des enfants à qui en voudraient. La voici beaucoup plus présente maintenant. Car il ne s’agit plus seulement de biologie, de fornication, de procréation, et toutes ces animaleries que nous nous refusons parfois à voir en nous, alors que nous ne valons pas plus cher que tout le bestiaire qui nous entoure.

Ni moins d’ailleurs.

Nous sommes désormais dans l’acquis et dans le comment il nous vient. Que le besoin de transmettre soit spécifique de l’humain ou non importe peu, il s’agit ici de nous, et c’est de nous que je parle. Les chats, les coqs et tous les autres de la basse-cour et d’ailleurs n’ont qu’à parler entre eux s’ils veulent qu’on parle d’eux, je ne les en empêche pas.

Nous voici enfin sorti du biologique, nous voici de plein pied dans la Société dont nous dépendons, sans laquelle nous ne sommes plus rien, sans laquelle nous n’aurions jamais été quoi que ce soit, même pas une espèce animale identifiée. Nous sommes tous partie prenante du besoin de transmettre, ancré au fond de nous, de nos viscères, de nos angoisses, hommes et femmes, associés dans ce combat contre la mort, et la Société toute entière aussi est plongée dans ce tourbillon nécessaire : la Société des humains qui espère ainsi se perpétuer et pourquoi pas se transformer en civilisation, les hommes dans la Société qui espèrent ainsi gagner leur éternité, les femmes qui, se sachant éternelles, espèrent ainsi garder l’homme.

Non. Non et non. Ce que je vous écris n’est pas exactement ce que je voudrais vous écrire mais je ne peux l’exprimer autrement. L’homme, animal mammifère, n’a pu survivre qu’en s’organisant en sociétés ; par la transmission de ses règles, ces sociétés se sont perpétuées, perpétuant ainsi l’espèce. L’individu s’incline devant le collectif et doit accepter que la société se mêle de ce besoin là, la transmission pour perpétuer. Le combat de l’individu vient plus tard : il sera de transgresser les règles une fois apprises si elles lui semblent injustes et dans ce combat l’union des zomos et des zétéros ne sera pas de trop.

A suivre

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