vendredi 9 septembre 2005

II - 5.2 Le besoin de transmettre.

II-5.2. Il va pourtant bien falloir que je vous en parle, de ma réticence, de ce retour du biologique qu’on n’attendait plus : la complémentarité du masculin et du féminin, cette complémentarité conflictuelle qui jamais ne finira, où personne ne devra jamais l’emporter, ou nul ne devrait dominer, mais où sans cesse le combat fait rage qui traverse l’humanité et qui traverse chacun de nous.

Ce combat doit se transmettre pour que l’on puisse, génération après génération, retrouver la litanie nécessaire, pulsion – désir – besoin. Ce combat est un combat fondateur et fondamental. Et je n’ai pas de réponse à cette question, comment un couple zomo peut-il assurer cette fondation là ; je crains même qu’il n’y en ait pas, de réponse, le combat y est devenu tellement intérieur qu’il en est invisible ? Moi le zétéro buveur de bière, je ne peux être tout à fait formel et répondre à cette question avec une assurance bien de chez nous, mais rien n’y fait, je resterai réticent face au brouillard annoncé, réticent à l’adoption d’enfants par un couple homosexuel, quels que soient les torrents d’amour et de dévouement dont vous êtes capables.

Platon sans Héraclite. Une enfance dorée, mais aucun piédestal de conquête.

D’avoir lu les horreurs d’Alexia me conforterait dans cette reculade, dans cette réticence, dans cette résistance.

Voilà, c’est fini. Tout ça pour ça.
Terminé d’écrire le 9 août 2005.

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