jeudi 29 septembre 2005

Charter.

L’homme venu d’occident a reçu le nom de touriste ; l’homme qui tourne, l’homme qui peut-être tourne en rond. Pourquoi est-il venu, l’homme d’occident ? On lui avait dit qu’il était un pays ocre et vert, là-bas au bout de la mer primordiale, on lui avait dit que les habitants y ont construit des bâtisses gigantesques, tellement gigantesques qu’il avait fallu inventer le mot pharaonique.
Alors, l’homme d’Occident a pris son bâton de pèlerin et sa carte d’embarquement et il est venu « faire » l’Egypte.
Il ne savait pas que c’est l’Egypte qui le déferait, il ne savait pas qu’il serait saisi par les rêves des bâtisseurs de ce pays.
Lui, le croisé, croisera les rayons d’Amon Râ, le regard de l’œil d’Horus, la flèche de Ramsès, et il cessera ses ronds dans l’eau, fût-ce le lac Nasser.
Lui, le mécréant, devra compter avec les dieux qu’il croyait morts, il oubliera le culte de l’instant présent et il apprendra l’immortalité.
Cinq mille ans, ce n’est pas si mal.
Ainsi perdurent les sourires d’Isis, d’Hathor, de Néfertiti, de Néfertari, indéfiniment, derrière le sourire de Nagla.

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