mercredi 5 avril 2006

Europe 8. Le premier boulevard à droite après le feu.


Il était question de renégocier, si j’ai bien compris. Mais quelle gauche va pouvoir renégocier et renégocier quoi, à partir du 30 mai 2005, quand le non l'aura emporté ? Tout le monde sait que le non va l'emporter et nous emporter avec.

Quelle gauche va renégocier? Et qui donc grands Dieux le fera ? Hollande, Jospin, ces gros nuls qui ne font rien que de la politique de droite comme ils disent tous, de la politique ultra-machin, c'est plus chic quand on est un gros non de poser ultra devant machin chaque fois qu’on ouvre la bouche.

Sera-ce Fabius, son petit cartable et sa bouche en cul de poule, lui la risée du monde entier plus fort que Chirac ?

Qui va lui donner le pouvoir de négocier? Dans l'urgence de mon énervement, j'avais tapé pourboire au lieu de pouvoir, et ce sont mes doigts qui avaient raison, là.

Le pouvoir dans la rue. Les Cégétistes vont défiler pour faire pression, c'est ce qu'ils disent et je les connais bien, en oubliant qu'aucun syndicat européen ne va suivre, eux qui votent oui. Je les connais aussi, les syndicats européens, les espagnols et les allemands en particulier, ils ne sont pas près de nous faire la courte échelle. Hombre, ach, damned !

Restent ceux que le non de tous ces coléreux de nons va laisser en place, par exemple dans leurs meubles élyséens, Chirac, Sarko, leurs amis ou qui se le prétendent. Ils commenceront par un grand merci à tous les nons pour ce fabuleux service qui dépasse leurs espérances, une élection dans un fauteuil pour l'un ou l'autre en 2007.

Dès aujourd'hui, sans même faire de plans sur la comète, on parle de Sarko comme premier ministre si le non l'emporte. Ce n'est pas une apocalypse ni un chantage, c'est une analyse politique. Les nons de Gauche feraient bien d'apprendre ce qu'est une analyse politique.

Et même si ce n'est pas Sarko, ce sera un bon petit soldat de la droite qui va s y coller, sachant la gauche en totale implosion, mettre les bouchées doubles en matière de démantèlement de notre société pour le plus grand bien de la compétitivité, une telle occasion offerte par la seule ambition de ce grand homme de gauche qu'est Fabius, et de tous ces grands combattants héroïques de la gauche que sont les nons de Gauche qui se croient encore au lendemain de la libération, face à ces sociaux traîtres du oui béni-oui-oui. Je sais bien que je fais partie de cette catégorie méprisable et qu'à ce titre vous n'allez pas tarder à m'envoyer en Chine apprendre à vivre. Vous avez l’entraînement, vous les noms de gauche, depuis les lendemains de la libération. Il y a des haines très claires à ce sujet sur la toile qui en disent long sur les nons.

Voilà, mon dernier coup de gueule, et je pars, je n'en peux plus de vos conneries, et de votre bullet in the foot. Il faut que j'arrange le fourré où je vais remâcher mon cataclysme intérieur que vous m'avez programmé pour dimanche. C'est le seul qui se produira tout de suite. Les autres seront plus lents et plus inexorables. Vous aurez tout le temps de trouver le moyen de dire que vous n'y êtes pour rien.

Première rédaction et première mise en ligne faites le 26/05/2005.

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