jeudi 11 mars 2010

IMMIGRATION #6 - Les rengaines

J’en ai assez dit. Je passe les couplets sur le regroupement familial, sur les vingt ans de gauche qui nous ont perdus après les trente glorieuses qui nous ont gavés, j’éviterai de confronter les dates et les durées et la précision des événements, on m’accuserait de pervertir le discours comme si besoin était, je passe aussi le couplet du laxisme, la polygamie galopante, la démagogie ultra-gauchiste, la flatterie pour quelque voix, à croire que la gauche est encore en train de gouverner ma parole.

Le tableau a pris forme sur la table de la salle à manger. De nouveaux mots sont apparus et tu les connais déjà. Je ne vais pas les énumérer tous, j’en cite trois.

Yssont. Yzont. Yvont.

Rien de tel que des exemples pour échapper à une définition laborieuse. Alors, exemples :
Yssont très nombreux. Yzont quatre femmes. Yvont tous nous bouffer.

Et voilà. Tout est clair. Il y a quarante millions de vrais français droit du sang et compagnie directement issus des Vraies Valeurs Victorieuses, et vingt millions d’Yssont, d’Yzont et d’Yvont. C’est déjà trop tard et nous avons perdu. Ne me demande pas ce que nous pouvons bien avoir perdu, mauvaise question, nous avons perdu un point c’est tout, qu’il dit. La faute à qui ? Aux politiques pourris, la gauche quand c’est la gauche, la droite parce qu’elle a un complexe de gauche, hypnotisée par le pouvoir maléfique des idéologies mal à droite.

Voilà un bon moment que les moelleux sont trop cuits. On va se rabattre sur la crème anglaise. Je te confie une seule chose à faire, dit ‘Aliénor, tu trouves moyen de le rater. Oui, ma chérie, mais je voulais aller au bout du discours, ne comprends-tu pas, et cela méritait des bouts de chocolat trop secs. Il m’importe d’aller au bout de l’ami, sinon que serait l’amitié ? Et crois-moi, ce chemin trouve sa sortie. L’ami ne la verra pas, pas ce soir, mais j’espère que ce n’est pas irrémédiable. Je te la propose ici. J’accepte le tableau tel qu’il m’est brossé, en oubliant les retouches et ratures qui entachent sa cohérence, j’admets ce quarante et vingt qu’il me brandit.

à suivre.

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