vendredi 20 janvier 2006

Europe #4.1 - Le futur antérieur



Lundi 30 mai 2005. La nuit a été claire. Premier quartier de lune descendante, pas un nuage à l’horizon. La petite chaleur de fin de journée la veille au soir a fait place à la fraîcheur d’un joli matin de printemps. Les derniers fêtards un peu étourdis rentrent chez eux et les machines vertes à nettoyer les caniveaux commencent à ronronner. Il est cinq heures, mais je ne dirai pas que Paris s’éveille, Paris n’a pas dormi de la nuit ; on connaît la chanson et je n’ai pas sommeil. Aucune apocalypse ne s’est abattue sinon peut-être dans ma tête, mais tout le monde s’en fout et tout le monde a raison.

Un tréteau tricolore était installé place des Pyramides et toute la nuit le heavy metal a fait trembler les Tuileries. Heavy metal ou chants militaires ou n’importe quoi d’autre ou tout ce que vous voudrez, je n’étais pas dans les parages et je ne sais pas ce qu’ils ont joué et dansé, les nons.

Un tréteau rouge et rose était installé place de la République et toute la nuit a tourné sur le tango, le jazz et la java, le rock, le rap, et tout ce que l’univers connaît de créativité musicale. Vous en savez plus long que moi sur la question. Il y a même eu du heavy metal, mais je ne crois pas qu’il y ait eu des chants militaires. Je n’étais pas dans les parages mais je sais ce qu’ils ont joué et dansé, les nons.

Cinquante-trois virgule dix-sept. Qu’il est beau ce nombre rationnel, celui sur lequel se lève le joyeux soleil de mai.


3 commentaires:

Anonyme a dit…

Un futur antérieur quand le passé n'est pas simple ?

Anonyme a dit…

Elle n'avait pas tout lu. Etait-ce prémonitoire ? il ne faut pas agiter le rouge.

Andrem Riviere a dit…

Prémonitoire non.

Je regroupe ce que j'écrivais avant, qu'on pourrait retrouver sur de vieux forum désobligeants, sans me soucier de ce que nous voyans après. Le petit jeu des ressemblances et des différences me laisse de marbre.

Je suis obligé de constater que, à quelques détails inévitables, que je ne cherche pas à corriger, je peux maintenir ma tristesse intacte.

Je vais donc continuer.