jeudi 26 janvier 2006

Europe #4.2 - Le fantôme du cataclysme.

2. C'est la fête.

Ainsi, l’apocalypse dont les nons se plaignaient d’être menacés n’a pas eu lieu. Tout va bien, aucun char à l’horizon, aucune déroute, aucun Blücher. Le ciel n’est pas tombé sur les gaulois, la terre ne s’est pas arrêtée de tourner. Les allemands hochent la tête même pas surpris, les américains ne comprennent rien mais ce n’est pas neuf, les polonais se frottent les mains, les turcs repartent dans leur pays du moins ceux qui y sont déjà les autres restent ils ont d’autres sœurs à fouetter, les marocains immigrent et les cerveaux fuient. La routine, tout sera désormais comme avant.

Les nons ricanent : alors, votre cataclysme, c’est pour quand ?

Laurent Fabius met François Hollande à la porte, et toute sa clique d’incapables, Aubry, Lang, Strauss Muche, Delanoix et hop je le renomme pour un calembour à la noix, enfin tous, tous ces ouiouinéolib comme ils disent sans savoir ; enfin seul. Il conclut une alliance électorale avec la Buffet et le facteur et un pacte de non agression avec Emmanuelli. Mais c’est que c’est un grand manœuvrier, Laurent le mirifique, n'est-il pas ?

Raffarin est parti. Tout le monde savait qu’il partirait, tout le monde avait remarqué qu’il était déjà parti depuis longtemps ; ce qui n’aura pas empêché les nons de proclamer qu’ils ont eu sa peau. Trop fort, les nons. Tout le monde savait que les nons ne voteraient pas pour des raisons de politique intérieure, mais quand même c’est si bon de dire qu’on a eu sa peau. C’est si bon, chantait Louis Armstrong.

Envoyé le 12 mai 2005 à 13h45 - à suivre

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