mercredi 29 mars 2006

Europe #6.3 - Où le oui ...

Où le oui se nourrit du moins pire que le plus mal, et le non du plus pire que le moins mal (suite)


3°) LE MONDE D’APRES.

Comment allons nous, une fois cet outil nouveau jeté à la poubelle dans la joie et la bonne humeur, pouvoir changer l'outil actuel rouillé et émoussé, comment pouvons nous prétendre une énormité pareille? Ils sont nombreux les pays qui ont dû accepter avec grimace le projet qu'on nous propose, qui ne l'ont accepté que pour des raisons historiques aujourd'hui révolues, et qui considèrent en réalité que l'état actuel de l'Europe molle leur est bien plus profitable qu'une Europe démocratique qui se serait construite pas à pas.

Je pense que la vérité est que l'Europe actuelle telle qu'elle est paralysée convient à tous les nons, quels qu'ils soient, et quels que soient les oripeaux dont ils s'affublent. C'est leur droit mais qu'ils le disent.

Chaque fois que nous tenterons de revenir et d'améliorer cette Europe à laquelle les nons nous condamnent, il suffira d'un veto pour tout bloquer et tout conserver en l'état. Le plus extraordinaire d'incohérence est que les nons nous expliquent d'un air pincé qu'on ne pourra jamais changer la constitution à cause des divergences entre Etats membres, et que ces divergences sont soudainement oubliées dès lors qu'il s'agirait de renégocier. Alors que grâce au non et parce que c’est la situation actuelle, tout veto est possible sur tout, ou presque. Y compris sur le seul fait de renégocier.

Vous avez dit plan B ? Dans 50 ans, nos petits-enfants seront peut-être un peu moins nons si entre temps aucune guerre n'est venue mettre un peu d'animation dans ce monde qui s'ennuie.

FIN

6.1 à 6.3 envoyés le 18/05/2005.

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