lundi 18 février 2008

Les paillettes et la vérité #10/10.

10. Conclusion.

Il faut conclure, j’ai déjà bien assez tourné en rond et je vous invite à faire la chasse à mes contradictions, attention à ne pas confondre il y a contradiction et contradictions. Ce petit jeu vous amusera peut-être et me permettra de réfléchir plus loin que ce bout de mon nez, la main dans le sac et la goutte au nez.

Je me garde le droit de juger monsieur Sarkozy sur pièces, y compris celles qu’il me fournit lui-même pour m’esbaudir. Et de ces pièces à conviction, j’en déduis ce que je m’étais confirmé depuis longtemps, Monsieur Sarkozy est d’une vulgarité insupportable, d’autant plus insupportable qu’il fit des taches sur son costume de président de la république, et donc sur mon pays. Car il sert aussi à cela, le Président, à être mon pays face aux autres, et je me surprends aujourd’hui à ne plus avoir de respect pour mon pays, de son fait.

J’emploie ces mots brutaux à dessein, reprenant ce que vous reprochez à l’article que vous mettez en cause, il s’agit bien de mon avis personnel ; j’espère que vous avez compris qu’il ne relève pas d’une simple attitude réflexe de snobinard parisien, mais qu’il révèle la condamnation de l’ensemble, contenu et contenant, après des mois d’observation dont je revendique qu’elle n’était pas complaisante d’emblée ; mais au fond, quelle importance, les complaisants semblent commencer eux-mêmes à douter.

Six mois d’observation n’ont fait que me confirmer dans mes pires craintes d’alors, qui m’auraient valu alors l’accusation de procès d’intention soi-disant mal fondé. Les intentions sont aujourd’hui largement dépassées, au-delà si j’ose dire, de mes plus noires espérances, désespérances. Votre position n’est pas au niveau de l’enjeu auquel nous sommes désormais confrontés et qui est bel et bien un enjeu de civilisation. En cela Edgar Morin a eu raison de choisir ce mot, au risque de le voir détourné et falsifié par le plumitif de service.

Vous vous contentez de critiquer la critique de la forme, sans vous attarder au fait que la seule vraie question que pose l’article que vous visez est la question de la raison d’être d’un président de la République, pour lui-même peut-être, mais surtout pour nous.

Sachez-le, je n’ai que faire d’un président de la République tel que cet Olibrius. Il emmène mon pays dans des territoires qui me désespèrent, et la civilisation dont je me réclame encore dans l’égoût. De la parade de riche à la botte sur le migrant, de la chasse aux écoliers à la haine de l’intelligence.

FIN.

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