lundi 31 octobre 2011

LA DANSE DES MENHIRS - Histoire de Jean-Marc

Et ce n’est pas fini.

13. L’histoire de Jean-Marc.

L’histoire de Jean-Marc ne fait que commencer. On ne sait pas s’il a fait trembler sa terre, mais les gens dessus ont dansé, ont vibré, ont sauté, ont swingué. Les menhirs, les soirs de pleine lune, se sont dandinés au coin des forêts hantées.

Les fantômes d’outre-océan ont fait la traversée, ils ont bien un peu maugréé, ils n’ont pas facilité la tâche et parfois tendu des pièges. Sinon, à quoi bon être fantôme si l’on ne peut plus compliquer la vie des vivants ? La tectonique des plaques est une science encore incertaine et les plus grands balancements surgissent parfois où on les attend le moins, dans la frêle voix d’une jeune femme, sous la baguette d’une sorcière battante, d’un soufflet argenté argentique argentin, du chapeau de d’Artagnan.

Tel champion international, gêné dans son élan, a refait son retard aidé par l’homme des îles, tel désir d’amour n’a pas assez été entendu, telle joie est restée dans la pression de la cocotte-minute. Ce n’est pas grave, tant d’autres chances sont venues et viendront, d’autres princes, les choses favorites et les ronds de minuit. Il y a tout le temps, la patience, le travail, les voyages, les rencontres, qu’aucun règlement ne saura codifier, qu’aucun programme ne pourrait enseigner.

On vérifiera alors le vieil adage devenu musique, intraduisible sans perdre ce qu’il contient de plus précieux, son indicible secret.

« It don’t mean a thing if it ain’t got that swing ». Edward Kennedy Ellington, le Duc.

Terminé le 31 août 2011 à 00h03.
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