vendredi 1 décembre 2006

HISTOIRE DE MARIE & BERTRAND. #1/10 - Ma liberté.‎


Ma liberté. #1/10.


C’est ma liberté d’en parler. Cette sorte de nuage impalpable qui ne s’use que si ne l’on s’en sert pas. Liberté d’admirer ou de haïr ; de juger ; d’écrire que j’admire ou que je hais ou que je juge de ma petite hauteur, puis de dire tout cela, vous savez bien tous ici, et hop. Ehoper, a-t’on joliment dit une fois, écoper, achopper, échapper.

Je vais vous raconter l’histoire de Bertrand Duschmoll et de Marie Pervenche.

Il y a des gens très importants qui, du haut de leur estrade, tranchent et enferment au nom des uns, au nom des autres, au nom de la loi, au nom du peuple, et pourquoi pas au nom de l’humanité toute entière. On les appelle juges. Ils font un travail utile à ce qu’on dit, on les paye pour le faire et plutôt chichement, mais les payeurs d’impôts ont tord de s’en réjouir. Et puisque je paye mes impôts moi aussi, je m’intéresse à leur travail, mais je ne m’en mêle surtout pas, et si par hasard ils s’intéressent à moi, je frémis et me terre.

On peut imaginer sinon espérer, que la société est ainsi protégée ; ceux qui ont une dette la payent, ou la paieront. Mais attention : personne ne devra faire payer une seconde fois qui a déjà payé sous prétexte de je ne sais quoi ; par exemple sous prétexte de vengeance, ou pire, sous prétexte de bonne conscience, vous savez, ces bonnes consciences qui hurlent avec les loups au nom de l’humanisme.

Alors voici le point crucial : il ne s’agit pas ici de faire payer Bertrand, ni une première fois ce fut le travail du juge, ni une seconde fois ce n’est le travail de personne. Mais je veux raconter mon histoire, qui est la sienne surtout.


Ecrit le 16/11/2004 vers 19h51. A suivre.

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