jeudi 3 novembre 2005

De la beauté des femmes #2/9.

On peut commencer par cette affaire de l’intelligence et de l’érudition.

Je vais me laisser aller à quelques confidences. Je suis un occidental hétéro, autant vous dire que j’aime croiser des femmes dévoilées. Je n’ai pas bien compris en quoi j’avais du pouvoir sur elles de ce fait, mais puisqu’on me le dit, mettons. Pour autant, dévoilées ou non, la fréquentation des connes m’insupporte exactement comme m’insupporte la fréquentation des cons. Ni plus ni moins, mais chaque fois beaucoup.

Soyons clairs entre nous : à moins d’interrompre ici même la lecture, vous devrez accepter cette idée étrange que je suis censé ne pas faire partie de ce groupe de l’espèce humaine que j’ai nommé ci-avant, et vous non plus. Il paraît qu’on est toujours le con de quelqu’un mais peu me chaud, c’est celui qui le dit qui y est et réciproquement.
Cette dame Mona qui écrit sur mes goûts supposés d’occidental ferait bien de vérifier qu’elle ne verse pas dans la généralisation abusive ; l’article a ceci de désagréable que, loin de tenter d’analyser des comportements collectifs à partir d’enquêtes, ce que peut-être font les livres, il se borne à juxtaposer des comportements individuels concordants pour aboutir à la conclusion de ce que moi, homme occidental et à ce titre, je suis supposé aimer chez la femme.
Qu’autour de moi je multiplie les comportements inverses, ne sera pas pris comme un contre-exemple venant infirmer la démarche, mais comme une anomalie, une île flottante, un microcosme. Je ne le vois pas de cet œil là, et concordance pour concordance, mes généralisations seraient tout aussi abusives que celles que je lis de Mona. Je n’y peux rien si les amis journalistes de Fatema Mernissi sont comme ils sont, ils ne suffisent pas à conclure une étude, à la rigueur un pamphlet.

Mais j’ai dit que je ne parlerai pas des livres mais seulement de l’article, alors pan sur le bec.
(#3 à suivre)

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