mardi 8 novembre 2005

De la beauté des femmes #7/9.

Où en étais-je ? Ah oui, la séduction, la beauté des femmes. Il serait temps que je m’en occupe, après ces détournements, ces digressions, ces diverticules. Divertissons-nous. Il est reproché à l’Occident, eaux majuscules, d’avoir institué un régime minceur grâce auquel la femme est plus opprimée et anéantie que dans tout l’Orient réuni, eau majuscule. On va bientôt nous expliquer que le voile est un instrument de libération. J’extrapole, là, et je suis injuste je le sais, pourtant c’est ainsi que je ressens le bout de cette piste, là-bas juste derrière les collines de l’horizon qui poudroie.

Je vais me permettre une observation. Ce n’est probablement pas un argument, tout au plus un petit caillou dans le jardin de mosaïques, de fontaines et de jets d’eaux comme on en voit là-bas.

Certains journaux féminins, et le premier d’entre eux j’en ai oublié le titre mais vous le trouverez peut-être, on été créés, écrits, portés, et sont encore dirigés par d’éminentes féministes. La parole y est donnée à tous les combats que mènent les femmes et quelques hommes beaucoup plus nombreux qu’on croit, vers un monde d’égalité. D’accord, je dis égalité, peut-être ce mot n’est-il pas le mot juste.

On pourrait s’interroger sur le choix de ce mot, en proposer mille autres qui n’iront pas non plus pour finalement y revenir bien que ce ne soit pas le mot juste. Gardons le. Il y a des gens qui mènent des combats en des lieux où il est très difficile et très dangereux de les mener, surtout très dangereux ; je ne sais pas si ces gens fayotent les médias occidentaux mais bien souvent ils me semblent admirables, et derrière mon écran je sais fort bien ne pas être capable du quart du commencement de ce qu’ils sont, de ce qu’elles font, de ce qu’elles risquent.

Pour autant, de ne pas être persécutée ni musulmane ne rend pas le combat vain. Ne me faites pas dire ce que je sais qu’on me fera dire.

Ces mêmes magazines sont recouverts de ces fils de fer à gros seins, ces mêmes magazines sont remplis de régimes de vide, ces mêmes magazines se complaisent dans le futile et la fanfreluche, dont l’occident prétend du moins on prétend qu’il le prétend, que ce sont des qualités féminines, ben voyons. Alors, bébé et eau du bain ?
(#8 à suivre)

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