mardi 15 novembre 2005

De la beauté des femmes #8/9.


Ainsi, nous autres, hommes occidentaux parfois buveurs de bière pour les besoins de la cause, nous n’avons plus besoin d’ourdir des complots, ils s’ourdissent tout seuls. J’ai bien compris ce que l’article dénonce, n’est-ce pas ? Ce que cet article avance un peu étourdiment ma foi est-il certain, et ne pourrait-on pas retourner la veste pour remarquer que le futile et la fanfreluche sont aussi qualités masculines dont nous nous délectons, y compris avec une agrégée de philosophie comparée et de mathématique aléatoire réunies ?
Je ne sais si finalement je suis normal ou monstrueux. Je vais vous décevoir : un harem peuplé de femmes lascives et nues façon Ingres révisé Delacroix ne m’a jamais fait fantasmer. J’aurais plutôt tendance à me tirer vite fait si le hasard m’y égarait. Il se peut que quelque journaliste hébété de l’entourage de nos dames prenne l’œil égrillard à cette évocation et parte aux putes derechef.
Vous voyez, je sais faire la provoc moi aussi, me vautrer dans le limite, bien que je me force un peu j’avoue. Mais l’attitude de quelques journalistes rencontrés dans les couloirs des lieux où l’on rencontre des journalistes ne suffit pas à juger l’occident. C’est en réalité beaucoup plus compliqué. Je n'aime pas les déductions hâtives quand devant moi se pressent les exemples contraires. On va me faire le coup de la règle et de l'exception, le coup de la règle sur les doigts.
A l’inverse, un longue joute verbale dans un cénacle hostile face à une adversaire déterminée, qu’elle s’achève par une victoire, une défaite ou un compromis, m’entraîne dans les jours qui suivent dans une phase agitée où l’adversaire en question tient une place considérable, et je ne saurais même pas vous dire si elle est blonde ou brune. Ne dites rien à ‘Aliénor, c’est la championne du monde des joutes verbales, elle y a le dernier mot, ceux du genre missiles de missive.
(#9 à suivre, pour en finir)

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